Le Blogueur devant le Seuil

07 mars 2014

Après la tombe 2 !

Juste un message pour signaler la mise en ligne gratuite d'un Roman de Fantasy, avec des vraies batailles épiques de zombies dedans et son quota d'épées magiques. Royal à l'auberge, chez le tavernier nain !

https://www.smashwords.com/books/view/416464

MORTISCOUV

 

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01 février 2013

NOUVEAU SITE

 

Une petite info sur cet espace abandonné.

J'ai décidé de regrouper les activités "pros" sur le site ci-dessous.

News, annonces et liens avec les livres divers et les liens pour téléchargement gratos.

 

enjoy !

 

http://laurentfetis.wix.com/laurent-fetis

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09 novembre 2012

Après la tombe !

L'ami jj reboux a retrouvé cette antique photo surgie d'un passé lointain (lancement de la collection avortée Moulard) avec une jolie brochette d'auteurs. 

PhotoMOULARDBastille(2)

Nous étions jeunes et fous, des rêves pleins la tête parés à croquer la fortune de nos dents en or massif !

Mais les collections, comme les héros de papier ou les blogs, finissent par se cacher pour mourir seuls dans leur coin...

Mais la vraie vie continue

 

Sur YOUTUBE

Et comme les BRAVES GENS ONT LE DROIT DE SAVOIR !!! voici un dernier lien 

http://lesbravesgens.overblog.com/bienvenue-en-enfer

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11 septembre 2012

On ferme !

On ferme !

chapal

Ce blog comme un antique troquet posté au bout de la RN20, aux couleurs passées, au comptoir rayé, avec ses tables en formica collantes. Quelques années de textes et de soirées dansantes alcoolisées, d’infos et de projets.

Il est temps de baisser le volet de fer, de rafler le fond de caisse et de poursuivre l’entreprise du texte minimaliste et concentré sur d’autres territoires, encore plus réduits, encore plus ésotériques. Il reste quelque lignes sur microphémérides et bien sûr je poursuis l’autoédition chez smashwords.

Un dernier article sur Lucius Shepard, découvert cet été et sans nul doute la grosse claque de la décennie qui vient de passer.  Laisse- vous dévorer par le dragon Griaule édité chez le Bélial, une fausse héroïc fantasy découpées en novelas, totalement politiques, d’une gauche rouge viande et d’un humanisme sombre. Replongez-vous dans « La vie en temps de guerre » réédité chez Mnémos.  Entre Dick, Borges et les grands romans de guerre américains. Et surtout, achetez, volez ou dealez de la dope pour acquérir « Barnacle Bill the spacer » traduit en français par « sous des cieux étrangers », ok pourquoi pas…

Collection de novelas juste parfaites, entre genres hybridés, rage sociale, rock furieux et altérations limites, le tout porté par une écriture puissante et qui cogne juste là, où il faut. « Aztech » m’avait bien botté et intrigué, le reste m’a définitivement convaincu. La SF comme dernier bastion, le genre comme tranchée boueuse, la forme courte comme un idéal.

Bonjour chez vous.  

griaule

 

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21 mai 2012

Limite de la nostalgie

Toujours en 2010. DSC04474

Voyage au pays pour un petit mariage bien sympa mais dont la musique m’a laissé de marbre, à part 15 minutes de tech/rock façon 90’s. Limite de la nostalgie.

Vendredi, nous fêtons l’anniversaire de Dora et je retrouve pas mal de goths/métalleux. Bonne tise de compétition, bières avec Wytlytl, vodka black et des Diables Rouges, diaboliquement dosés par Morgan. Avec Karine on s’improvise DJ et je réussi un bel enchaînement « Time of my life » de Dirty Dancing avec « Relax » de Franky goes to Hollywood. Les Svinkels en revanche, passent moins bien auprès des métalleux.

En bas, sur le boulevard, des jeunes à capuches ouvrent une plaque d’égout pour se faufiler vers une vieille centrale EDF pour aller teufer en clandestins. Je croise quelques anciens du Kata / bal des vampires. Vers 1 heure, il est temps de s’esquiver pour retrouver le Nouveau Casino. Je dois être vraiment bien cassé puisque j’arrive à me perdre entre la rue St Maur et Oberkampf. Tant bien que mal je me pointe à l’entrée juste pour le début du set de KENTARO, dj japonais légendaire de chez Ninja Tune, façon platine d’or etc... La salle est blindée, l’espace fumeur est à peine tenable. Difficile de tenir le temps d’une clope sans ressortir les larmes aux yeux.

Le début est un peu mou, tranquille, tournage de table à l’ancienne, virtuose mais un peu chiant. Et puis, le bougre durcit progressivement son set et commence à glisser dans d’excellents délires. Une musique complètement hybride, bouturée de partout, une sorte de funk futuriste, sombre et dansant. Il dégaine même un scratch de la Marche Impériale de Star Wars et nous plonge dans les tubulures de quelque étoile noire de sa composition.

Je manque de me faire atomiser par une charmante blonde quadra sans doute aussi saturée d’alcool que moi-même. Nous dansons un curieux slow fracassé, viril, caliente, engagé mais correct ! La fin de soirée est totalement déboîtée mais le dernier DJ un peu plus relax, me permet de ralentir la cadence et de rentrer à la base.

Le lendemain, changement d’ambiance, à Aubervilliers, dans le quartier du Landri. On était parti pour un plan teuf privée, mais en fait c’était carrément sur liste, très bourge, VIP. On se termine dans une fête de quartier. Coca, tartes et repos du foie.

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Avance rapide de quelques jours, pour la rituelle Tokyo Décadance, en guise d’Halloweenerie annuelle. Je vais, pour l’occasion sortir la tenue fatale. L’habit d’Alucard, le vampire manga de la série Hellsing. Look total un peu extrême mais parfait pour une Tokyo.  La traversée en métro est donc plutôt délicate mais j’arrive vite devant la Machine du Moulin Rouge. Un monsieur loyal trie les nouveaux arrivés. Toi enfer, toi paradis ! J’écope fort logiquement d’un Hadès écarlate et je me fais shooter par des photographes amateurs toutes les 2 minutes.

DSC04382 La grande salle est bien blindée, l’ambiance est au top, électrique, bondissante et délirante. Tous les âges sont représentés, les mineurs minets dansent avec les goths antiques. Idem pour les looks, cyber fetish, mangas de l’enfer ou casuals indéfinis. Je retrouve Tco, Léa et :[S20]: qui est un des DJ de la soirée et un peu la raison de ma présence, ce soir.DSC04394

Je commence par squatter la salle d’en bas qui diffuse de la dark electro à l’ancienne et des standards EBM façon Front 242 mixé avec Cargo de Nuit. La salle du dessus est plus étrange, un peu chill out avec diffusion de tube de Daft Punk ramollis. Pas bien compris la version de ce paradis cotonneux et vaporeux. Au centre, le main stage donc, plutôt rock/électro et des performances assez mitigées. Les séances d’aérobic exécutées par des travs japonais m’ont vite gavé. En revanche, une belle perf d’une cracheuse de feu a réjoui mes globes oculaires.

Rencontres assez cools avec jeunes et  moins jeunes fans de mangas, dont un Alchimiste créole et une Suisse à bloc qui draguait en masse et en rafales « t’es homo ? T’es avec un mec ? T’es hétéro toi ? Marié ? ». Elle m’a également initié aux « Parisiennes », une marque de clopes suisses. Excellentes !

Je croise :[S20]: et sa copine allemande  juste avant son set qui sera sans doute le meilleur de la Tokyo, un poil trop de Beasties Boys, mais le set est pêchu, varié et fait danser les narutos et les sakuras en robes diaphanes et coiffures psychotroniques alternatives.  Un petit Gun’s and Roses et Tco saute sur la piste pour faire le air guitair avec les ninjas puis on s’achève avec un Underworld imparable.

A la sortie, je rencontre un sympathique couple suisse de trav/cosplay et discute longuement mangas avant de prendre le métro. Je me fais alpaguer par un mec très cheulou qui, me prenant pour un Cardinal infernal, tient à me confesser une curieuse série de viols. Imaginaires, sans doute car c’est assez incohérents. Malgré tout, il doit y avoir une base plutôt malsaine.  Je trace et en fin de ligne, je me fais à nouveau alpaguer par deux étudiantes lookées Halloween, assez sympa. L’une d’elle finit par me faire une séance de pole-dance dans le métro, terminus… DSC04406

Légère pause clubbing jusqu’à ce jeudi très chargé. Apéro/interview avec Aude dans un Starbuck Coffee, puis comme j’ai du temps à tuer, je vais mater la VENUS NOIRE au cinéma MK2. IL est tard, les couloirs sont déserts. Le film est intéressant. Pas dans sa problématique rentre-dedans un peu trop évidente mais dans ses curieuses torsions morales. Au final, le plus humain, celui qui d’une certaine façon, « aime » réellement la Vénus, c’est son mac. Les médecins et autres bonnes âmes ne lui donne que du mépris et de la condescendance.  En revanche, pas vraiment apprécié le grain vidéo des images. DSC04404

Arrivée au Bato pour une étrange soirée avec FORETASTE, POSITION PARALLELE et SOROR DOLOROSA. Forestate ça assure toujours autant, synthpop de belle facture bien ciselée. PP également très bon, genre pop EBM avec quelques paroles qui « provoquent pour faire réagir » comme on dit dans les milieux autorisés, comme dans la chanson « Couleur Svastika ». Soror Dolorosa est un groupe plutôt métal, sorte de décalque des sisters mais joué par des mecs de 20 ans. Goth rock carré, bien foutu mais ouch les looks qui font mal, du Helldricht vintage. DSC04412

Public curieux et mélangé, vieux goths, géants à mèches martiales et quelques touristes bourrées dont une bien sévère qui finira à poil sur scène, fessée par des goths coquines. Fait chaud, je reprends un Black Russian ! Je croise aussi un ancien troll de forum ainsi qu’Ovidie qui danse juste mais ne fera pas de DJ set. Elle est remplacé par Eric Débris qui nous offre un set tout cramé. Yannieck Blay me présente des copines darkeuses à mèches et abdos en acier et une after serait tentante mais le boulot m’attend dans quelques heures… Donc je passe.

On enchaîne sur un week end polar, sans temps mort. Vendredi, apéro dans le 14 ème, bonne tise sanglante, sangria/rouge qui cogne. Caryl Ferey me paye un sky, je renchéris avec des tournées de pastis. Jolie rencontre avec la comptable de mon éditeur. Amatrice de sky, marrante et
rentre-dedans. Ensuite, je file au Nouveau Casino  pour aller écouter DUKE DUMONT and co. La soirée est des plus curieuses mélange improbable de Kuduro de hipster façopn Major Lazer et de Cold Wave dépressive à la Anne Clarck. De plus, la soirée évolue assez vite dans un set très sombre, darkstep à l’extrême. La fin de soirée est très booty avec quelques géantes en bottes dont les ondulations et les larges sourires auraient fait exploser les artères du bon vieux David Goodis. DSC04472

Samedi, je remets ça, presque en double, dans une sorte d’inconscience littéraire . Apéro polar à la « Générale », une sorte de salle associative dans le pur style des fabriques du 19ème. Le lieu est sublime et je commence à visualiser les teufs infernales qui pourraient se déployer dans ses entrailles de métal. Bon, on a droit à du rouge bio qui arrache la bouche et à des reprises Rock and Roules bien molles. Le buffet en revanche est pure folie et j’y explose le bide en m’abreuvant de 8.6.

J’en ressors dans un drôle d’état et vais plutôt filer au Bato pour une soirée qui tangue entre la House et l’Italo Disco avec DJ SKRINKLES. Un set plutôt bien trippant malgré mon état à la lisière du monde flottant et quelques passages assez faibles. A noter une petite baston sur la fin de soirée. Une bande de dark hardcoreuses sont venus mettre une peignée à des clubbeuses bondissantes. Je me suis interposé pour calmer le jeu  et une nerveuse m’a croqué le pouce ! Gasp !

La nuit se meurt dans une morsure lancinante et dans des remontées électro acides qui défigurent l’espace temps. Ta danse, mes cicatrices.

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12 avril 2012

100 pages / Pages Sang

vortex

L'édition est un Vortex ! Projets programmés pour lesquels on passe des nuits blanches et qui passent finalement à la trappe, projets secrets qui, en quelques mois rapportent plus que 15 ans d'écriture, nouvelle donne de l'édition qui survit plusqu'elle ne vit, cruelle et implacable réalité des chiffres de vente réels. Faire comme Musashi envers les dieux, croyez en eux si vous le voulez mais n'attendez rien d'eux.  

Ecrire plus serré, comme un café ou un cocktail sec et tassé. Sabrer dans les digressions, les péripéties, les descriptions à rallonge, les circonvolutions et  les détours.

Voici la conclusion d’une longue période de pause et d’une courte réflexion. Entre les pavés des trilogies interminables et la micro-nouvelle extrême façon « “The last man on Earth sat alone in a room. There was a knock on the door…” » © Fredric Brown ; il y a ce genre, la Novela, qui se trimbale dans les limbes de l’édition française. Textes trop longs pour intégrer les canaux historiques des nouvelles (revues and co) et trop courts pour l’édition romanesque. Sans compter l’obstacle du prix, 10 euros pour 100 pages alors qu’avec 15 euros on tape dans le 250/300. Mettez la novela au prix d’une revue, 7,50 maxi !

Sur le front des nouvelles, il faut noter que les concours tendent à se raréfier ou à disparaître. J’en écris toujours, pour mon propre plaisir ou pour quelques potes. Dernière en date, un court texte fantastico/salingue sur l’argent, inspirée d’une chanson de Daisy Chainsaw, l’imparable « Love Your Money ».  

Le numérique est bien adapté à ce format en revanche, lectures rapides voire furtives sur tablettes dans les transports, à la pause etc… Du coup je poursuis l’aventure Smashwords avec des textes courts et toujours gratuits. Le prochain devrait être le lit de béton 3 et je vais essayer de foutre moins le bronx dans ma mise en page. Guerre en Enfer a été téléchargé 740 fois, ce qui représente un joli petit score.

Reprise également du tapuscrit « Maraudeur », projet fait pour le prix du quai des orfèvres de l’an dernier, remarqué mais non retenu. Roman policier de procédure plutôt sec et speed.

« Netherlips » reste également de côté, je corrige et redessine tous les personnages. Quelques envois et quelques retours intéressants mais je vais le garder encore un peu pour ajouter quelques parties et revoir l’ensemble.

Stay tuned.  

 

   

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09 mars 2012

Présence Industrielle

 

Présence Industrielle  DSC03904

Je fais un break de quelques mois, mi-2010. Quelques semaines de repos, pour reposer le foie et la CB mais bien vite les démons dansants viennent gratter doucement à la porte de l’inconscient et il convient de rouvrir les cages barbelées.  

Reprise fin mai avec une soirée PARAMANIAC à la Nix-Nox. Sandrine, du Bato, m’a dégoté une place. Je me pointe trop tôt. Il n’y a pas grand monde mais je retrouve le lieu, cette péniche moderne et boisée. Je croise d’autres personnes du Bato, staff ou habitués donc je ne suis pas vraiment dépaysé. Public jeune et dreadlocké pour faire trembler les carcasses sur trois bons sets de NOISEBUILDER / YAN X et l’inusable RADIUM. On me prend pour un critique sombre new yorkais puis un jeune chevelu veut m’échanger un fond de rhum pur contre un punch tout frais et tout neuf. Il me dit que je vais y gagner au change et me file son verre. Je goûte et décèle une curieuse amertume qui me parle vaguement. Je lui rends sa boisson et retourne groover sur la tech hardcore. DSC03947

Un peu plus tard, le chevelu revient m’avouer qu’il a acquis une bombe de D trop puissante et je capte soudainement ! Ralala le coquin ! Inconsciemment, il a voulu refiler le « cadeau » à d’autres mais au final, il semble avoir pris cher. Il repart, va dragouiller quelques danseuses, se fait savater par une amazone, tombe par terre et finit par comater avant de se faire sortir par les videurs en panique. Je retombe et rentre tôt sur les coups de 5 heures 30.

Le samedi est plus calme. Before chez quelques potes composée de quelques verres de rouge et d’un bon vieux starter à la maison. Je m’équipe également de ma fidèle flasque de sky en prévision des règles en vigueur à la villette. Pas d’alcools forts. Le DJ qui inaugure la salle est plutôt bon et ouvre impeccablement pour DANTOM EEPROM en grande forme. Il nous assène une minimale dark bien charpentée et musclée qui dévaste tout sur son passage. Je retrouve Amélie du Rex et rencontre un couple breton exilé. Lui est DJ/photographe elle ex-gogo danseuse dans les boîtes bretonnes. Elle est même sortie à 16 ans avec Trezeguet. Ambiance starstrucker. On délire plutôt bien dans le carré fumeur et l’ambiance est très happy, touchy, engagée mais correcte. Bisous et cigarettes sous la pulsation de métal des arcades de la grande halle. DSC04017

VITALIC se met en place. Malgré un dispositif très « machine de guerre », des lumières énormes et des projections lasers cyber futuristes, le début est vraiment très mou et il semble à la peine. La machine ne décolle pas, montées foireuses, break à côté. Et puis… Il se décide à dégainer les hits et retrouve une structure plus dark/électro classique. Ou alors c’est moi qui raccroche aux automatismes de mon passé goth, aidé par l’émulsion whisky/bière. Je croise Vince et Marielle qui évoluent dans les lueurs blanches.

Ensuite, c’est la grande surprise avec CASSIUS. J’attendais un set syndical du duo french/touch. Des pros qui déroulent. Mais ils m’ont bluffé. Un set d’une belle clarté, percutant et ciselé comme une lame glacée. Grosse leçon et j’en danse jusqu’à la limite.

HOLDEN a même quelques difficultés à reprendre la main malgré sa petite mèche et son look émo assez louche mais il sait y faire et après quelques titres, on recommence à planer dans les hauteur de sa house vaporeuse et teintée de pop. Je me carbonise puis me retire.

Quelques jours plus tard, balade à Reims pour une rencontre/lecture dans la bibliothèque de Stan, ancien collègue de forum. Un moment rare et précieux. De bons échanges et je repars avec une boutanche de ratafia, la classe.

Fin de semaine, 40 ans dans un restau du 14 ème.  Brunch quadragénaire. Pas mal de potes, la famille, vins et gâteau. Et en prime un bel ipad qui va me permettre de mettre au placard mes autres machines numériques nomades.

Avance rapide jusqu’au milieu du mois. Nous sommes samedi, je suis au ZORBA à Belleville pour le festival de la musique électronique, option indus rythmique. J’y retrouve l’intégralité du forum Kod.ex, les jeunes et les vétérans, copains à bloc et copines fatiguées. Le bar est accueillant, hybride du havre à poivrasses et de la cave à événements musicaux pointus. Les prix sont mini, ça fait du bien ! La cave est étroite et totalement blindée. Du coup je rate la majeure partie des concerts. J’arrive juste à mater le live de Sylvain + SYLGHEIST, plutôt pas mal, sorte de phrasé EBM sur la base d’un indus de belle facture. Je vois également quelques titres du set de Riotmiloo et je m’empresse de lui apporter la tarte aux pommes que je lui dois depuis 2 ans, depuis que la pectine et le sucre ont sauvé mon âme imbibée à la K-Viar de Montpellier.DSC04034

Je ne danse pas, je passe mon temps à discuter et à payer des verres de blanc à Aline. Nous avons une discussion bien barrée avec Mika qui accepte la vodka pomme. La nuit se développe et j’irais bien retrouver la piste du Nouveau Casino pour aller écouter LENNY DEE, vieille gloire de la tech hardcore façon new-york, entre l’indus violent et les tabassages du type Thunderdrome and co. Seuls Dlex et Aline me suivent rue Oberkampf. Le set de LENY DEE cogne dur. Du vrai hardcore mais qui n’est pas resté bloqué dans le passé et qui a absorbé certaines basses issues de la minimale ou des attaques et montées provenant d’autres pan de la techno. Les visuels sont des extraits de films d’horreur de trippés assénés dans une ambiance proprement épileptique. On se paye quelques tournées de vin blanc, entrecoupées de verre de Black Russian. YANN X prend la suite et refroidit un peu les rouages chauffés à blanc par son collègue, ce qui n’est pas plus mal. Descente tranquille vers des BPM humainement tolérables. Entre temps Dlex s’est volatilisé nous finissons par nous retrouver dehors, Aline et moi, en compagnie d’un supporter du Ghana qui arbore le maillot national. DSC04044

After au QG ? J’hésite fortement ayant des souvenirs plutôt mitigés de ce rade terminal. Mais il est déjà fermé. Il n’y aura donc pas de cas de conscience. Je quitte le duo survivant ici et trace jusqu’à la base.

Le lendemain, j’ai la curieuse impression d’être observé par un géant de béton, une figure amicale et cyclopéenne assise sur la ville et qui me regarde au creux de ses mains.

Faut que j’arrête le vin blanc, moi !     

 

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08 janvier 2012

Mort d’un rade gothique

Mort d’un rade gothique DSC03700

Avril 2010, la date est funèbre puisque elle sonne le glas du Katabar, bar goth ouvert il y a 11 ans et scènes d’innombrables befores, soirées électro/dark/indus, apéros clic’n’cuts. J’ai dû faire l’ouverture, je fais la fermeture.

Apéro chargé à la base, blanc + Jäger puis je file au Kata. J’y retrouve Tco, Dora et une certaine Claire, copine de la sœur d’Amar. Peut être déjà croisée au Bataclan. L’ambiance est assez hot ! Les filles dansent sur le bar, telles des coyotes girls obscures tandis que d’antiques métalleux à moustache secouent la tête. DSC03702

Niveau son, c’est une sorte de déclinaison des New Wave Day, synth wave, pop rock, mixée par Emma Tome qui finit par monter à son tour sur le comptoir. Ambiance curieuse de fin de règne. Les murs pourraient se dissoudre et nous emporter dans une brèche déliquescente. Ferdi se fait jeter du rade… C’est vrai qu’à deux dans les toilettes, ça n’est pas très discret. Pour du poppers, en plus ! DSC03704

Je gagne un demi à la tombola, dernier clin d’œil du lieu et j’enquille les verres. Sylvain a de grosses galère de son et j’amorce mon repli vers le Bato. Voyage en taxi comme un prince urbain de retour d’un enterrement.

Soirée rock éléctro avec « Le Catcheur et la Pute ». Le groupe envoie du bois sec ! De belles buches rock/electro dans les gencives. L’ambiance est électrique, les gens sont au taquet dont un jeune tout particulièrement qui se fait jeter et tente de revenir sur le pont par un cordage. L’amour du risque. On revient dans le son avec du RATM et quelques classiques brûlants. DSC03716

Je teste la vodka/châtaigne (un délice) ainsi que le rhum « 3 rivières », pas mal mais ça tasse. Quelques rencontres aux grés des verres, cigarettes et briquets. Un cuistot mélomane, un couple de la réunion. Clopes contre bises véloces. Je finis en miettes mentales tandis qu’une blonde m’offre un petit verre d’alcool de menthe. Danse terminale et fraîche. DSC03723

Retour la semaine d’avant. Les chroniques ne sont plus linéaires. OPEN HOUSE en plein Bois de Boulogne. Dès mon arrivée dans le secteur un trav me taxe une clope et me relooke façon bogoss. La traversée m’amène ensuite vers une rue sombre squattée par des groupes de russes qui picolent. J’arrive à la Chesnay du Roy, sorte de grande résidence faite pour les grands évènements privatifs. Le son est plus que correct, sur deux niveaux. Une salle centrale House/électro et un étage plus rap/hipster avec du Surkin/Justice et son lot de graphistes barbus. J’y croise aussi une russe bien furieuse ainsi qu’un jeune gangster en repérage porno. DSC03690

Finalement, je vais rester en bas ! SUPERPITCHER joue assez tôt. Son set est très bon. Un peu syndical sans doute. 2 heures de tech/minimale qualité allemande. La public est celui des WHIM, les fans de Tiboz and co + quelques rajouts branchés. DOP prend la suite et fait un live plus couillu/gonflé avec des titres jazz dubb totalement trippés. Aussi étonnants que kiffants. Le voyage dans les sphères poisseuses de la Jäger nous amène bien haut… DSC03696

Avance rapide la semaine d’après avec une virée concert à la Machine (anciennement la Loco). On y annonce VENITIAN SNARES / Dj Wet / Hundreds of hands. Mais Venitian, le coquina, ne va pas venir. J’hésite à me faire rembourser mais Bruno m’informe que Hundreds c’est très bien. On y fonce donc ! En effet ; le duo est plutôt bon dans le registre new/wave électro. Un peu Client / Adult avec un chanteuse qui tient la route. Mais la soirée se termine tôt, l’ambiance après le live est morne.

Pas la peine de s’attarder.

Nous ne pouvons même pas nous terminer au Kata.

Seul le Palmier, cette brasserie immortelle, se tient encore à l’angle de la place.  

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04 janvier 2012

Etrange Festival 2011 : le Dernier Jour

Etrange Festival 2011 : le Dernier Jour DSC00130

Je commence vraiment à fatiguer, 2 semaines de films non stop + deux nuits blanches électros et deux nuits blanches cinématographiques, ça use son homme. Yannick B et Lady Palace, que je croise en cette ultime journée trouvent que je ressemble à un zombie. Je suis donc raccord avec le festival.

On commence avec :

THE MAN FROM NOWHERE : de Lee Jeong-beom, durée 1 heures 59. DSC00126

Thriller coréen de belle facture, qui délaisse quelque peu les outrances et la surenchère qui pourtant ont constitué la marque du genre depuis l’explosion des old boy and co… L’histoire est assez classique, un ancien as des services spéciaux, mutique mais beau gosse, se lie d’amitié avec une gamine qui se fait embarquer par de vilains trafiquants d’organes.

On aurait pu s’attendre à une Cat 3 sordide, on se retrouve face à une sorte de James Bond stylisé. De bonnes bastons et du gore assez retenu qui curieusement arrivent à prendre le spectateur à contre pied. De même, la gosse, qui aurait pu être l’habituel élément horripilant de ce thriller parvient à être originale et assez touchante.

Série B grand luxe, dotée d’une maîtrise des espaces et d’un rythme bien prenant, THE MAN FROM NOWHERE se révèle être une bonne surprise.

Pas le temps de souffler, on enchaîne avec

REQUIEM POUR UN MASSACRE : d’ELEM KLIMOV durée 2 heures 20. DSC00128

Il s’agit pour moi d’une rencontre essentielle avec un de mes films maudits. J’avais assez peur de le voir, suite à une distribution erratique dans les années 80/90. D’abord présenté dans une collection vidéo SM/malsaine puis élevé au rang de chef d’œuvre du cinéma, ce film devait d’appeler « TUER HITLER » pour finalement devenir « Va et regarde » ou ce dernier titre.

Nous sommes en pleine campagne de Biélorussie, Fiora, un jeune garçon trouve un fusil et va s’engager dans le maquis pour lutter contre l’envahisseur allemand. Ce film est un choc permanent qui prend à la gorge, malgré une certaine hystérie slave par moment. Certaines séquences marquent et hantent longuement. Etrangement, il n’y a pas de catalogues d’horreurs ni une volonté de choquer, simplement, un réalisme et l’absurdité homicide de la guerre. La fin, avec le regard halluciné de Fiora (censé avoir joué sous hypnose) parvient à clore le film d’une manière presque surréelle puisque le jeune homme revoit l’ascension d’Hitler sous forme d’archive. Jusqu’à cette image d’enfant du Führer.

A la sortie je suis pris d’un doute… Je voulais aller voir DON’T BE AFRAID OF THE DARK, le film de clôture mais j’ai peur de retomber sur une daube pseudo dark/indie comme on a souvent le droit en fin de festival. Je discute avec Léa qui m’incite plutôt à aller voir le Sono Sion, GUILTY OF ROMANCE, en particulier pour son féminisme déviant.

Ok, vendu. Je vais changer ma place mais suis tellement à l’ouest que le vendeur me prend pour un défoncé.

A vrai dire, le film m’a un peu laissé dans l’expectative. DSC00131

Le début est prodigieux. La façon de filmer le quartier des love-hotels où viennent se planquer les couples illégitimes, l’exposition des 3 héroïnes, la femme soumise qui se libère, la prof tarée et la femme flic, tout cela fonctionne bien et même les délires un peu Seven/mecs inquiétants prennent bien.

Mais… L’enquête qui sous tend le film est quand même férocement flingué et il y a des redites gênantes, en particulier quand la prof tarée théorise à outrance la déchéance de l’ancienne femme au foyer. Il faut encore dire que certains acteurs Sushi Typhoon montrent parfois leurs limites. En particulier Megumi qui n’arrive pas à tenir tout un film.

Encore une fois, Sono Sion, rate le film parfait, et nous sert une copie baroque des Nuits de China Blue. La conclusion rattrape un peu le coup car on revoit la flic qui à mon sens était le personnage le plus intéressant du lot.   

L’heure du bilan.

Un festival plus lisse que d’ordinaire, mais après 13 ans de présence, j’ai l’impression d’avoir absorbé beaucoup de bizarreries cinématographiques. Les nouveautés oscillent entre le second degré délirant ou une sorte de mollesse arty.

Meilleur film, EL INFIERNO et en second après quelques mois de réflexion/maturation HELLDRIVER.  

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31 décembre 2011

Soldes en 2011

 

Un entretien avec Aude Konan sur son site Quirky

http://quirky.fr/entretien-laurent-fetis

Et une annonce car le site ouvre demain :

http://www.nootilus.com/microphemeride/

Projet assez dingue d'une année de micro-nouvelles avec une brochette (ou tapas) d'auteurs espagnols et francophones.

Avec un peu de recul les miennes tournent autour de la bière, des rocks stars déchues et des actrices pornos (avec quelques minotaures toutefois). Etonnant non ?

 

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