Le Blogueur devant le Seuil

Textes en cours / projets divers

23 juin 2009

Quelques lectures S-F

Quelques lectures S-F cyborg3lk9

Le goût de l’immortalité : Catherine Dufour.

IMMOR

Dans un futur lointain, 2304, une fillette immortelle se rappelle de son passé.

A noter pas mal de circonvolutions pour amener le récit, ou plutôt les deux récits, puisqu’on passe par un filtre épistolaire et qu’au passage on découvre le monde futur, extrapolation plutôt sombre du nôtre (fanatisme, pandémies etc…). On peut également ajouter un troisième récit, qui surplomberait le tout et serait tout simplement l’histoire de la narratrice, à la fois enfant et morte vivante.

Le premier récit est en quelque sorte la bio d’un dénommé Cmatic (sans doute clin d’œil Rock’N’Roule à l’ancien groupe d’arno, TCmatic), pur héros masculin à la fois idéalisé et mis à nu par la narratrice. Cmatic en effet ne capte rien à ce qu’il lui arrive malgré son bagage de scienteux/investigateur et devient rapidement victime de la sorcière qui a déjà zombifié la narratrice. Mais leur état similaire ne va pas réellement les rapprocher.

Le second récit, celui de Cheng, une survivante des années d’apocalypse antérieures est amené au détour d’une conversation. Procédé assez fascinant, prélude à la partie la plus intéressante du bouquin, pour ma part. Le traitement est nouveau, tant du côté du point de vue (une sorte de résignation violente), brutal sans être complaisant et très sexuel sans être excitant l’espace d’une seule ligne.

Réussite totale, brassant l’anticipation positive (Cmatic) et négative (Cheng), le tout dans une belle écriture qui sent la sueur et un univers bien solide et cohérent. Seul « l’enrobage » du départ et la résolution de l’intrigue principale « on bute la méchante sorcière» m’ont moins convaincus mais le Goût recèle de sublimes paragraphes et son art du contre-pied permanent m’a vraiment emporté.

La horde du Contrevent : Alain Damasio la_horde

Sur une planète battue par des vents violents, une horde tente de remonter jusqu’à la source des vents. On pourrait résumer le pitch en un mélange entre DUNE, Première de cordée et Vertical Limit avec un soupçon de Gene Wolfe pour l’aspect fantasy baroque de la Horde. Soyons direct, il s’agit là du plus important bouquin de SF qui me soit tombé entre les griffes depuis des années. Paradoxalement, les tics « expérimentaux » de l’auteur sont emportés par un vrai sens de l’aventure baroque et de l’énorme qui parfois confère au shonen, les bastons et duels en particulier.

Damasio tente en effet de faire parler chaque membre de la horde, indiqué par un symbole en tête de chapitre. Ca se tient au départ, puis bien évidemment, la voix de l’auteur finit par supplanter celle des personnages. D’ailleurs bien vite, le chœur de la horde se résume à une sorte de bio de Golgoth (le chef) vu par Caracole (Le barde). Le livre n’est pas exempt de défauts, passages un peu grotesques (la scène de sexe en particulier, pensée sans doute comme rabelaisienne mais ratée), la joute d’insultes (idée excellente mais des mots choisis dans notre propre vocabulaire) etc… Mais la Horde (le livre) fait bloc au vent de ses propres faiblesses. Ce livre possède un souffle épique rare et reste passionnant pratiquement jusqu’à la fin. Certes les 100 dernières pages traînent un peu dans une surenchère d’effets aéro/volcaniques, mais ça reste un vrai livre d’aventures porté par une ambition stylistique qui se ramasse parfois mais ne fléchit pas. Texte à mon sens unique, peut-être même non « reproductible».

L’Usage des Armes

L’homme des Jeux

Une Forme de Guerre : Ian M Banks

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Allez, j’ai également décidé de me frotter au cycle fleuve et pan galactique de Banks, à savoir la « Culture ». J’ai découvert Banks à la fin 80’s avec son étrange « Seigneur des guêpes » puis l’expérimental/pop « EntreFer » relu récemment. Pour bien faire les choses, j’ai décidé de les lire dans l’ordre de parution en France. La « Culture » c’est cette société pan galactique donc, ultra puissante, anarchiste, interventionniste, à la fois politiquement correcte mais capable de vitrifier des systèmes entiers qui base sa puissance presque infinie sur des machines autonomes (les Drones et les Mentaux), des vaisseaux gigantesques

Commençons par l’Usage des Armes, donc.

Soit l’histoire d’un Agent Spécial de la Culture, ancien « barbare » d’un monde primitif génotransformé en super/soldat/espion/tueur. Un peu James Bond dans un univers de Space Opéra. Quoique assez vite on se rapproche d’un Ludlum car les choses sont loin d’être manichéennes dans l’espace de la Culture. Très bien écrit, prenant de bout en bout, avec même un twist final assez marquant et surtout très drôle. L’ironie froide très anglaise (ou écossaise plutôt pour Banks) fait de ce cycle fleuve et SF une œuvre à part à ranger en effet au côté des sagas classique. En quelque sorte, j’y ai trouvé un écho à Farmer, sens de la dérision, de la démesure et un art consommé de l’aventure, de l’action, le tout poussé par un esprit délicieusement pervers voire subversif.

L’homme des Jeux, relate le parcours d’un grand Joueur de la Culture poussé à disputer une partie sur la planète mère d’un empire opposé à la Culture. Encore un très bon livre, réflexion sur une forme de pouvoir, moins action/baston que les autres volumes. Le personnage principal est en effet une sorte de gentleman un peu ancien et hautain. Tension constante. Pas loin d’un texte comme l’Empereur Dieu de Dune.

Une Forme de Guerre est un peu en dessous des deux autres textes mais est en vérité le premier volume de la Culture. Il a été écrit en 1987, ce qui explique sans doute son côté un peu plus « Old School ». Du coup, j’ai moins apprécié. Le scénario ressemble à un script de luxe pour Star Trek et les réactions des protagonistes restent encore un peu mélo. C’est d’ailleurs l’unique bémol dans ces trois lectures qui entament le cycle, ce côté parfois trop « actuel » de certains personnages et le rôle un peu trop prévisible (mais hilarant)  des drones qui perpétuent le côté machines/décalées qui hantent la SF de Robby le robot jusqu’à C3PO.

Je me demande d’ailleurs si la « Culture » n’est pas l’inspiration directe des TAU de Warhammer 40k ? Une caste

d’intellos supérieurs, des drones, une technologie avancée…  

TAU TAU_2

A travers ces trois univers, on assiste d’abord à un démontage en règle de la figure du « héros », que se soit par le morcellement des points de vue (La Horde), l’angle de l’écrivain (Le goût) ou l’humour grinçant (La culture). Finis les messies !

Ensuite, les trois englobent, critiquent, flirtent, jouent avec ce qui reste du cadavre de l’anticipation populaire.

Ce qui m’a ramené à ma propre tentative de SF, en gros reprise de mes lectures de fan de la fin des années 80 début 90, post Gibson donc mais avec un lourd passif FNA. Texte au final bien à l’ouest des réalités de la SF actuelle, fond et forme. Je vais sans doute balancer le premier volume en gratos soit en mobipocket soit sur un site (encore secret…).

Pour info, je serais au festival d’Eaubonne, ce dimanche 28 juin, pour des rencontres/débats apéros sous un fond sonore jazzy.

http://www.ulysseleblog.org/

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Le programme du 28 juin (14h – 19h) :

14h30 Débat : Qui sont les héros de polar ?

15h45 Quiz musical avec Eaubonne Jazz Des livres à gagner !

16h45 Débat : Comment parler des dysfonctionnements de la société d’aujourd’hui dans un polar ?

Auteurs présents : Antoine Blocier, Jacques Bullot, Laurent Fétis, Pierre Filoche, Nicolas Jaillet, Francis Politzer, Jean-Jacques Reboux, Roland Sadaune Les auteurs participeront aux débats et dédicaceront leurs livres.

Expo de peinture : portraits d’auteurs par R. Sadaune

Bar et restauration légère sur place

Illustration du titre par Yoann Bourreau   

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14 juin 2009

Clubbing en février

Février en quelques fragments DSC00574

Certains mois sont plus erratiques. Février en fragments. Raté pas mal de soirées et effectué plus de virées improvisées, des nuits à rallonges, des translations, des changements de cap. Retour dans la carcasse rouge du Batofar également avec les 10 ans du rafiot vénérable qui nous a offert de superbes plateaux.

DSC00517 Commençons le 08/02 avec la soirée Imbroglio#3. Toujours de bonnes sélections, entre house, minimale et cette autre branche de la house qui émerge, entre le funk et le rap mais enrobé d’une belle électro saturée. Ce soir, l’invité d’honneur est le duo SPIRIT CATCHER, des belges qui travaillent à bricoler le funk dans un exosquelette futuriste.

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TIBO’Z, le résident lance la soirée avec ses CDR. Mode tranquille ce soir, un peu touriste mais ça permet de s’imbiber doucement. LLORCA prend la suite et même si son set est légèrement en-dessous du dernier, il a le mérite d’attirer quelques danseurs dévissés sur la piste. Une house un peu old school mais solide, bien plantée dans ses basses et ses percus. DSC00528

On monte ensuite en puissance avec SPIRIT CATCHER, dégaine de rapper white trash ou égaré du Dirty South et un son étonnant, très funkoïde, bien happy et dansant. Eclats de paillette, tourbillons soniques qui te font monter vers des galaxies que n’aurait pas reniées un Bootsy Collins en mode cyborg. Le tout est tenu par une hargne techno assez jouissive. Comme si le son de la Hague s’était allié au funk américain de la grande époque. Très long set, physique, engagé et hilare. On écarte un peu les ambiances sombres et plombées. DSC00548

TIBO’Z revient ensuite pour finir la nuit, un peu de house avant de rentrer dans son autre maison. Ne pas oublier les conseils de survie de base « party hard but don’t forget to go home ». After en famille, fin de week end, au palais de la découverte, entre gorilles et parfums DSC00550

Ce lundi, invitation à la Cité des Sciences pour une expo Polar/police Scientifique. Retrouvailles avec J.J Reboux, Raynal, Pouy et bande de polardeux. Cocktail pour l’élite, sans alcool, police et gendarmerie oblige. Salade de lentilles dans des boîtes de Piétri et une boutanche de rhum amenée en clandé pour imbiber les polardeux. Je la termine avec Oppel en devisant de films de série B ou Z. Par la même nous faisons un outing commun sur notre passion coupable envers « Waterworld » de Kevin Costner, film post-apo aquatique injustement descendu !  DSC00555

Le 14/02 en route pour une soirée « une décade au Bato » pour fêter les dix ans du navire avec MONOLAKE, DJ PETE et Alex et Choco pour encadrer les deux stars. On attaque fort avec Stef, Seb et Nolwenn, black russian pour les uns, simple red bull pour ceux qui tentent la détox. Set qui arrache un peu pour Alex et Choco, entre raideur et mollesse. Enquillage alcoolisé à grande vitesse, batailles de tournées, dosage à volonté. DSC00560

Lorsque MONOLAKE commence, j’oscille déjà. Une belle électro chtonienne et froide, profonde et basse. Pas vraiment funky, mais furieusement mentale. Entre l’ambiant glaçant et la minimale sans concession. Je traverse les nappes musicales comme dans un rêve. Vers la fin, il est vrai que ça tabasse un peu plus. Mais bon, je n’ai pas ressenti le frisson légendaire. Juste un très bon set.

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Le VJ m’hypnotise ce soir et je rencontre un pauvre verre esseulé dans les toilettes, plein, un vrai crime ! Incorporation de la mixture au Black Russian et je retourne voir DJ PETE alias Sustance, alias une foule de projets. Plus house et plus bondissant, bien festif et robotique mais déjà mon sens critique se désagrège sous les effets des alcools mélangés. Lâchage intégral à travers la brume, les strobos, les regards de cyclope rougeoyants et la musique électronique. Pour la discussion, je dois être en mode « repeat » sans vraiment m’en rendre compte. DSC00625

Passage backstage qui ne me laisse aucun souvenir sauf une vision d’un DJ en transversale.

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Sans trop savoir comment, je me retrouve dans un tacot avec le reste de la bande. Direction le Jet Club… peut-être ? Fin de  nuit à l’anglaise, du plaisir, de la rigolade, mais une mémoire vide, blanche, atone. Je shoote mon ticket de vestiaire pour éviter la même déconvenue que la fois dernière. Singulier réflexe de survie nocturne. La foule, une techno pas innovante mais qui bastonne. Quelques lumières, juste le son, le corps qui résonne, tout disparaît, obscurité et brouillard mental.

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Une ultime vodka/pomme et je remonte soudain. Perdu. Je fais alors face à ce panneau. Il n’y a pas de demi-tour possible ! En effet ! DSC00649

17/02, sortir ou mater REANIMATOR 3 ? J’opte pour le DVD et suis très déçu. DSC00652

18/02, le Rex, mais un mercredi en journée et en famille, pour voir Dothy et le Magicien d’Oz, pas mal… DSC00654

19/02, il me tarde d’aller groover à nouveau, cette fois en mode moins altéré que le dernier week end. Je commence par un restau Thaï puis Bato far pour la BLEEP PARTY qui propose PLAID/TIM EXILE. Début de soirée 21 heures, costard cravate après le taf. Je capte Stef au comptoir et les bonnes résolutions sont atomisées en deux tournées. DSC00656

Hudson Mohawke, n’est pas venu semble-t-il mais un DJ rap/dub le remplace assez bien au pied levé. Vraiment une bonne petite intro. DSC00662

Puis voici TIM EXILE, nouvelle coqueluche électro/disco. Ca attaque plutôt bien, voix haut-perché, bruitages bouches et delays pour une électro qui meule et une vraie folie dans les textes SF/noirs entre décadence, discomobile et une ambiance Peter Clowes/Lynch. J’aime beaucoup les 4 premiers titres puis ensuite, le soufflé retombe un peu. Bien vu la techno organique homme orchestre mais si on vire ce petit truc, on se prend les pieds dans une pop électro bricolée mais peu inventive. Mais quand il fait monter une charmante demoiselle pour trafiquer sa voix, ça coince. Du truc, de l’épate. Pas beaucoup de corps derrière. Too much, too soon ? Possible ? DSC00673

Changement radical avec PLAID, groupe antique de chez WARP qui va, en quelque sorte, s’imposer avec une force tranquille. Electro pop, planante. Le vrai cœur des années 90’s mais encore vert, ni parodique ni bloqué. Longues nappes, petites compos enfantines et flippantes, un registre étendu pour des compos assez fines et totalement maîtrisées. Du coup, on monte bien et pas trop envie de terminer la soirée.DSC00678

Du coup, escale chez Vivi et Roxanne pour écluser quelques verres de rouge et choisir notre prochaine destination sous le regard torve du Marsupilami. DSC00694

Pourquoi pas l’hôtel des Sens, rade échangiste mais aussi boîte électro minimale de temps à autre. Oui pourquoi pas ? Paris, taxi de nuit et arrivée à l’hôtel. Lieu assez étroit et vertical, tout en hauteur, escaliers et petites salles intimes. Dancefloor réduit et une musique trop faible. Un verre, quelques discussions et on finit par s’arracher en compagnie de Fabienne, peut-être…DSC00697

Direction le REX, nous sommes en quête de son et JOSH WINK se produit dans le club du boulevard Poissonnière ce soir. Ultime taxi, entrée gratuite et je retrouve Milla, fidèle au poste. Vanne syndicale sur mon look salarié et quelques pipettes de Jager avant d’aller groover dans les lumières. DSC00698

En vieux roublard Josh balance une techno old school superbement efficace. L’idéal pour finir la nuit. Une bande de djeunes m’embarquent dans leur sarabande rigolote.DSC00713

Je file un exemplaire du « Tacot d’Elsa » à Milla et je dois me sauver, je bosse d’ici quelques heures. Dernière vision, à quai.

Voyage au pays de la Jager.

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http://www.myspace.com/spiritcatcher1

http://www.myspace.com/monolakemusic

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22 mai 2009

Sur les lieux du crime

WhiteNoise

Une chronique de "Un grand Bruit Blanc" sur l'excellent site K-libre : (Pour la peine je remets l'excellente illustration de Val).

http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=accueil

Réveillons le chevalier féérique qui sommeille en nous

Quand Harry, videur du Kargo, se fait tabasser, sa vie prend un nouveau cap. Victime d'une amnésie psychogène, il doit tout réapprendre de sa vie passée. Il a une femme, un enfant, Mattéo, qui s'ingénie à se plonger dans un roman, Le Chevalier Féérique. Ce roman de fantasy, Harry découvre en Bretagne, lors de sa quête identitaire, qu'il l'a écrit. Cela explique sûrement les fées qui bourdonnent à ses oreilles ainsi que les Nécromangeurs qui foisonnent. Aurélie zone dans toutes les soirées branchouilles de la place parisienne. Avec son amie Amandine, elles s'épuisent sur les pistes de danse et prennent des acides pour mieux tenir jusqu'aux afters. Pour gagner de l'argent facile, Aurélie se lance dans le deal du Trèfle Blanc. Jusqu'au jour où elle se fait doubler par le frère de son refourgueur. Celui-là même qui a refait le faciès d'Harry, le physionomiste de la boîte préférée d'Aurélie. L'heure de la vengeance a alors sonné pour le chevalier qui doit ressortir l'épée de son fourreau.
Un grand bruit blanc est un polar déjanté, qui nous assourdit aux bruits d'une techno trance. Les néons n'ont rien à envier aux flashes d'un Harry complètement perdu qui vit dans un monde où se mêlent réalité et rêve. On assiste à la déchéance annoncée d'une jeune femme immorale et à sa rencontre avec un chevalier qui tient plus du Lancelot trompeur que d'un Perceval d'opérette. Et ce n'est pas pour nous déplaire !

Citation

On dirait que vous ne souffrez pas d'une amnésie traumatique mais psychogène. Un cas assez rare d'amnésie et qui parfois entraîne une fuite du sujet, comme une fugue. C'est arrivé à Agatha Christie après un divorce assez brutal.

Rédacteur: Julien Védrenne mercredi 22 avril 2009

http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=281

Je suis un peu dans le rush pour boucler une nouvelle pour un concours, terminée hier au soir. Tentative assez aride, noire et à limite de l'étrange.

Repris les dernières corrections sur mon ultime polar et j'en ai même raté une correspondance en métro, la semaine dernière ! Comme quoi, le texte fonctionne peut-être... Etrange tout de même de relire le manus relié par Blurb sur les lieux mêmes de l'action. 

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21 mai 2009

soirées de Janvier

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Laissons reposer le corps, l’âme et le foie quelques jours avant de s’aventurer sur les nouveaux territoires de 2009. Un choix un peu aléatoire sur la soirée DIALECT au Nouveau Casino, excécuté en faisant tourner la bouteille de liqueur d’ânesse après une soirée starter à la maison. Sortie tardive et déjà bien entamée.DSC00273

Se succèdent les « We are so cool », Blackjoy et Simon Says, l’un des fondateurs du label Dialect. Un bon petit son, entre house et disco. Bien festif. Avec plein de percussions latino entrelardées de blips deepiens. Le funk est parmi nous ce soir ! Niché en particulier dans le tout nouveau titre « Mercurian ». Old school mais classieux. Pas la foule mais quelques danseurs happy et motivés.DSC00278 DSC00304 DSC00296

A la sortie, petit matin frais, une fresque affichée sur le mur du café charbon, me fait de l’œil. DSC00329

Le 16 janvier, retour dans les contrées de l’étrange. Mes lunettes blindées ayant lâché, j’opte pour un look plus low profile, veste noire, binocles standards, T-shirt « Sankukaï ». Fini de me consumer sur les pistes, à moi la périphérie et les comptoirs peu éclairés.

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Je commence aux « Disquaires » en compagnie de Val. Un joli lieu, bar à ambiance musicale qui se mue de plus en plus en un club-bis. Nous arrivons pendant le set très intéressant d’un duo électro/acoustique. Une pop un peu new-wave un peu heavenly, portée par une chanteuse et un gratteux. Nous enquillons les verres de Jack Daniels comme des cowboys en écoutant les chansons délicates. Eleden, ou un nom approchant. J’ai dû perdre quelques blocs de mémoire et le nom exact m’échappe. En fin de set, la chanteuse vient nous voir, taper la tchatche, nous étreindre.

Le duo reprend la route tandis qu’une foule de graphistes hypes arrivent dans le bar pour une soirée/clubbing électro/funk. Captage de Stef et Amar avant de passer à côté, à la Scène Bastille pour la troisième édition de « FOR THOSE YOU KNOW » sous l’égide du site com2daddy et de Valentine, la grande prêtresse minimale.

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On commence par FRANKIE, vieux routard de l’électro pour un set assez calme, en demi-teinte. J’en profite pour rester au bar et poursuivre ma transfusion d’alcool ambré. Pur, sans glace. L’âme du Kentucky.

Dans la salle fumeur, je tombe sur quelques connaissances, dont Aurélie. Discussion optique et quelques clichés cyber/idiots dans la foulée. DSC00343 DSC00360

EKOMINE prend les platines et attaque assez fort avec une sorte de remix de « JAMAÏCA » de Dubfire/Minilogue. Bien étiré et percussif avec quelques montées et belles ouvertures au micro bien crispantes. Mais son live ne tient pas la distance et semble se désagréger en beau milieu, malgré une belle tenue dans un registre à la M_nus. J’ai pas mal dansé avant d’aller me planquer dans le nuage cancérigène de la salle attenante. Je rencontre un prof de français égaré. Discussion polémique et pseudo-littéraire. Je suis un peu trop fracassé pour tenir l’argumentation. Val jette l’éponge peu-après. DSC00364

Vient ensuite CHATON et tout de suite, la soirée prend une nouvelle ampleur. Du son bien freak, sans doute concocté maison, à la fois subtil, profond et bien mental. De la micro house dont les fréquences étonnantes semblent pouvoir saper les jalons de la réalité immédiate. Il y a une base dub, des torsions house et des boucles hypnotiques minimales.

De quoi onduler pendant quelques belles heures, accroché à son verre solide. Fin de soirée, une prénommée Fanny, brune en robe noire, vient me taxer de quelques gorgées de Jack. Ultime danse puis téléportation dans le métro. DSC00367

Avance à grande vitesse jusqu’au 23 janvier, pour une OPEN HOUSE au Bataclan. DSC00368

Intro house/électro avec NA’SAYA puis étonnant passage de DAN GHENACIA que j’ai souvent vu mixer façon « liquide » en after ou en after d’after et là, nous avons droit à la version « solide ». De la house bien costaud, très physique. Je retrouve Stef et Dan G passe le voir ce qui confirme mon impression sur le DJ. Posture droite, la forme et impeccable mise vestimentaire. DSC00372

Pendant qu’ALAN BRAXE se met en jambes, je vais prendre une vodka/pomme bien tassée. D’ailleurs au fur et à mesure de la soirée la proportion jus de fruit/alcool va s’inverser jusqu’à en devenir difficilement buvable. Les petits miracles des pourboires. DSC00392

Changement de style radicale avec BRAXE justement, un ancien pote à Bangalter (DAFT PUNK), qui tape dans un registre plutôt French Touch 2.0 avec cette musique acide et festive, qui meule et pousse le système sonore du Bataclan à la saturation. Pas super original mais bien dansant. Il pousse même le vice jusqu’à dégainer son hit intergalactique « Music Sounds Better With You » déclenchant une petite émeute de bouncers fous et de clubbeuses excitées. DSC00409  

Dans le couloir précédant les toilettes, deux mecs se mettent à pisser devant les videurs. Ils se font jeter rapidos. Ambiance un brin délétère, ce soir. Très perso. Teuf interne, quelques signes d’agressivité. Captage de Liza dans le corral fumeur, toujours à bloc. DSC00413

Zappons de BRAXE à LIFELIKE pour un live assez moyen. Post French touch justement, Kitsune Ed Banger and co. Ca me ramène à des sons de ma jeunesse, genre les remix “club” qui passaient tard la nuit, un peu de Moroder, de Goblin avec des couinements de synthés. Drôle de mélange des styles, ce soir.

On boucle par PACO qui revient à une house plus oldschool, de quoi finir la soirée en douceur et en terres plus connues et appréciées que ces reliquats parfois poussifs des années 80’s reliftés à la sauce JUSTICE.

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On termine ce mois de Janvier en retournant au Nouveau Casino pour une soirée CLUB / CLUB, une sorte de variation des soirées Duplex 100, puisqu’on y retrouve l’inusable PHIL STUMPF accompagné de divers DJ allemands.

Je shoote la liste de passage histoire d’avoir quelques repères entre les verres de Black Russian, les mix minimalistes, les clopes au balcon et la foule, bien dense ce soir.

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Mais déjà MARCEL JANOVSKY se met en place pour une tech minimale assez subtile et vaguement énervante. Il retient les montées, le bougre et semble enfouir sa rythmique sous des couches de légers sons. Pas mal pour débuter la nuit et s’hydrater correctement.

Bon échauffement pour les deux stars BURGER & VOIGT, de chez Kompakt.

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Des vieux de la vieille, déjà dans la tech avant l’explosion de la minimale allemande. Des dizaines de pseudos, des centaines de mix et une énergie rare. Ils font ce soir, un set très dancefloor piochant dans beaucoup de styles, de la tech, de l’électro, des glissades pop et de vrais bout de guitare qui apparaissent entre les beats.

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Une grande nuit, qui donne soif et je dépasse un tantinet les limites corporelles. Altération dans le russe noir et flash mentaux. Une blonde en rouge fait le poisson lune devant le bocal fumeur. Je photographie son T-shirt. Les eaux troubles du n’importe quoi. DSC00479

Pour garder la pulsation, FALKO BROCKSIEPER, va nous asséner sa minimale profonde et rebondissante. Danser comme une balle déglinguée jusqu’au set final de Phil.

Sortie difficile, ça tangue, le métro semble se tordre devant mes yeux explosés DSC00494

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11 mai 2009

News à toute berzingue !

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Le Tacot d'Elsa Lambiek sélectionné pour un festival sombre et belge !

http://www.festivaliege.be/fr09/romans.asp

Egalement au menu "outdoor" d'un blogueur fan de JB

http://www.0d.be/2009/03/19/suite-noire/

Terminé la relecture de "GUERRE EN ENFER" en blurb-vision dans le métro. Vu que j'étais mal à l'aise dès que je sentais des regards extérieurs passer au dessus de mon épaule, c'est que le texte doit garder un principe actif assez trash. Les faiblesses sont bien ressorties et quelques passages coincent et ont besoin d'être bossés. Sinon, le texte reste assez problèmatique puisque l'ambiance polar/urbain du Lit de Béton est complètement absente. On lorgne plus vers un film de guerre déviant, une sorte de série Z. Du coup, je ne sais plus trop quoi en faire, malgré une jolie couv' de Marc Lizano. Séance de corrections à venir et seconde présentation à l'éditeur, ou alors... WAR

Sur le grill, reprise de Catégorie 5, faux-thriller/polar/fantastique/road novel sentimental ? Là encore, lecture crash/test dans le métro pour éprouver le texte une 4 ème fois puis expédition aux quelques collections de polars.

Rayon nouvelles, pour Mai, je me focalise sur un thème imposé assez tordu "L'après midi de M". Je pars sur une base assez sombre, ambiance banlieue morose et dissection d'une situation "d'appât".

Maria Sangria dans la lueur des phares.

1.Maquillage (c’est camouflage) Vive la Fête.

Mercredi, juste après le repas. Vite préparé par sa mère, pâtes, tranches de jambon roulées, tomates et yaourt. Vite expédié par Maria aussi. Manger machinalement, la tête ailleurs. Comme hébétée, dans l’attente du prochain MSM de Monsieur.

Elle aida un peu sa mère à nettoyer les assiettes puis se traîna dans sa chambre. Peu et mal dormi la nuit dernière, la Nouvelle Star s’était finie un peu plus tard que prévue et elle avait enchaîné sur Confessions Intimes. Mais le mardi soir, Maria éprouvait toujours des difficultés à sombrer dans le sommeil. La peur et l’excitation du message à venir, le lendemain.

Pas tous les mercredis, non. Encore heureux ! Mais s’il ne la contactait pas au bout de quelques semaines, ça lui manquait. Et pas seulement le fric… Le reste aussi. Même si… Maria s’installa à sa table et tenta de se concentrer sur ses devoirs. Anglais, maths. Mais toujours l’esprit ailleurs. En maraude. Le portable à portée de main. Un Sony Ericsson assez récent décoré avec des autocollants et des petits personnages mangas pendouillant au bout de chaînes argentées. 

Et puis le signal, la sonnerie annonçant un SMS. Elle l’ouvrit directement. Pas de nom d’expéditeur, juste la lettre M. C’était bien suffisant.

Cet AM, vers 15 heures, centre commercial, Miniprix, puis bâtiment en H10, sous-sol, cave 112.

Elle nota les informations sur un bout de papier et détruisit directement le message. Elle remisa ensuite ses devoirs et sortit consciencieusement le plan de la ville. H10. Une barre d’immeubles abandonnés, juste avant leur démolition, prévue dans quelques semaines. Elle avait visualisé l’endroit. De l’entrée, sa mère lui annonça qu’elle sortait, shopping sur Paris. Maria répliqua qu’elle aussi avait des courses à faire, des fournitures pour l’école et qu’après, peut-être, elle passerait chez Carole.

Quand la porte eut claqué, Maria quitta son bureau et se glissa sous son lit, à la recherche de sa boîte. Toute simple, rose, remplie de secrets de fille, carnets, lettres et mots échangés entre copines. Elle retira les premières couches de papier pour récupérer son nécessaire à maquillage. Un rouge à lèvre assez sombre, une crème, du mascara. Que des marques de luxe. Le top du top ! Même sa mère ne possédait pas de tels trésors.

Elle remit la boîte à sa place et se rendit à la salle de bain. Elle assombrit son regard, ensanglanta ses lèvres, passa une couche de paillettes sur sa peau puis se coiffa. Plus vraiment gamine. Créature hybride, un peu sombre, jeunesse trafiquée. C’était ce qui marchait le mieux. Elle en avait l’expérience maintenant.

Pour les habits, c’était moins difficile, elle piquait juste un chemisier à sa grande sœur et mettait sa chemise à carreaux, manches bouffantes, dessus. Une jupe écossaise, des chaussettes mi-bas et ça l’effectuait ! Les mecs étaient pas si compliqués dans le fond. En particulier les vieux.

A suivre

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07 mai 2009

Ultime clubbing en 2008

Soldons 2008 ! DSC00149

Décembre et dernière ligne droite pour le clubbing de l’année, on commence le 6 décembre au nouveau Casino avec une soirée Duplex 100 qui reçoit CATZ N DOG, duo polonais électro également connu sous le nom de 3 CHANNELS. Une sortie pas franchement prévue, bouffe à la maison puis on se décide à continuer la nuit vers Oberkampf, impro totale en compagnie de Marc et Véro ! DSC00060

Phil Stumpf et son comparse Reynold ouvrent le bal technoïde pour les compos des félins canidés. Le set qui accompagne la sortie de leur dernier album « Stars of Zoo » est ultra carré et efficace. A la fois deep et minimal, housy, profond. Bien évocateur et cinématographique. On devine même, sous les basses houssy, de petits sons étouffés façon « bataille au ping pong ». De quoi bien nous rendre hystériques ! DSC00065

A grand renfort de Black Russian, nous voilà bien à bloc, calés dans le son classieux qui se déploie en spirale autour des corps frénétiques. Marc en profite pour me taxer mes lunettes magnétiques tandis que Véro affole les jeunots avec ses nouvelles bottes. Arrivée tardive de Gina et un staff également dans le même move dansant. DSC00096

Marc calera un peu avant la fin, je sors en solo, un peu assoiffé. Ho ! Une bouteille de Coca light (presque pas entamée) me fait de l’œil dans le couloir de la sortie. Capture et réhydratation. Etrange ça n’a pas vraiment le goût du coca… Et je finis bien fracassé à chercher le chemin du retour.DSC00107

Avance rapide jusqu’au vendredi 12 décembre pour la soirée « tapis rouge » et super mega stars de GET THE CURSE au Bataclan. DSC00128

Before chez Taalem et Elph, ou je troque un exemplaire du Tacot d’Elsa Lambiek contre des galettes japonaises délicieuse et un fond de Limoncello. Boisson qui avait failli m’achever à un mariage récent (dosé à 10% de liqueur au citron/90% vodka aussi). Dans la file, je rencontre Aurore et j’y gagne une rasade tassante de sky. On est bien ! DSC00121

Sur le set d’intro de CLEMENT ou MICKY, je pose mes arpions sur la vénérable piste et deux jeunes demoiselles en chemises à carreaux se prosternent devant moi. Houla ! Qué pasa ? Ha des connaissances nocturnes croisés lors de la précédente édition des GTC. Hop, quelques gorgées de vodka pommes pour les jeunes clubbeuses et je continue à osciller pendant le warm up. Vince en forme, Micky bien à fond, Stef et Karine. Le son est moyen toutefois. DSC00136

Même pour DAMIAN SCHWARTZ, DJ rompu et émérite qui n’arrive pas à faire passer son énergie palpable à travers des enceintes erratiques. Plutôt pas mal pourtant, sélection au cordeau et joli mélange tech/minimal ect…

Transfert dans le carré fumeur ou le videur me taxe mes lunettes pour épater ses amies Facebookeuses. La soirée est bien lancée. Discussions ésotériques et enchaînement de verres. C’est moi ou on me les tasse de plus en plus. L’effet pourboire, sans doute. DSC00129

Voici enfin CLAUDE VONSTROKE, énorme producteur (ayant remixé les plus grands, les plus bankables et les plus pointus, de diplo à Fedde le Grand) et sans doute l’un des principaux artisans ayant œuvré à l’émergence et à l’hégémonie de la minimale. Un big boss. DSC00139

Son set est assez curieux, sorte de relecture des 3 dernières années minimalistes avec de nombreux hits, Ame, Marc Houle, Villalobos etc… Du coup, le début est un tantinet passéiste, sorte de nostalgie des dernières années. Ca s’énerve un peu vers la fin mais sans vraiment véritablement décoller. Set trop pensé ? Basses un peu légères ? Dans ma vodka/pomme, pratiquement plus de pectine, juste quelques glacons qui se dissolvent dans la clarté brutale. DSC00146

Vague envie de poursuivre la nuit au Jet Club, revoir Fanto, encore hanté par sa dernière prestation qui m’avait bien soufflé. Bon, on se calme, on salue les survivants et on trace…

Retour le 26 décembre au SOCIAL CLUB. Toujours ce sentiment ambivalement envers ce club. Souvenir du Triptyque un peu trop vivace, côté un peu trop jeune mais parfois de belles fulgurances en oblique, dans l’étrange noirceur balisée par les néons de mon homonyme. DSC00172

Mais ce soir, c’est ZOMBIE NATION et surtout TEPR, (from Morlaix). Donc, on va foncer du côté de la Bourse. Boisson ? Mmm TGV. Allez ! Sans glace et sans Perrier malgré les yeux ronds du serveur. Besoin de raide, ce soir.

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Warm up tout doux avec SOUND OF STEREO, très MSTRKFT/Diplo/Justice. Un truc de jeunes crunkies. Encore un peu vert mais du potentiel. Rap/electro bien boosté. Entre quelques sons bien house/breakés, je vais me glisser dans le couloir enfumé. Vraiment jeune, ce soir, un peu à côté. Un anglais veut me taxer des tazs pour son pote, me trouve « Old fashion, but familiar », rapide discussion avec un couple new-yorkais.

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Mais voici TEPR qui m’avait laissé un imperissable souvenir lors de son dernier passage entre ses mêmes murs, touchant une étrange magie trancy et collective. Bon là, c’est pas le même délire. Plutôt carré et frais, voire rigolo avec des éruptions tectoniques (Yelle, etc…). Assisté par Dean Filip Jr, on reste dans le haut du pavé de cette scène néo/fluo un peu diluée dans les raouts EDBANGERS. Justice a raflé le pactole, Le Club des Losers s’est désintégré et les TTC se sont effondrés sur eux-mêmes. Reste la musique happy déconnante du breton.

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Quelques verres plus tard, voici ZOMBIE NATION, éternel créateur de KERKRAFT 400. Un set sans trop forcé, orienté Dancefloor, qui évite ses gros hits et semble chercher un passage entre le rock de l’organe écorché et la sagesse énervée des machines technos. Il me semble déceler une forme d’ironie et de distance, tout en martelant le sol noir. Mes lunettes magiques finissent par se disloquer et je les bricole avec un vieux chewing-gum, dans un style mc Guyver. De même, mon bracelet Freak and Chic éclate. Ruptures dans le continuum mais les os continuent de danser. Malgré tout. Final et retour en douceur à la base. DSC00205

Tiens ? L’année va bientôt mourir et déjà se profile l’épreuve initiatique du premier de l’an. Looké façon spirit, on commence dans le 13 ème, chez Isa et François. Bonne déconne, bouffe subtile, un peu de new wave et du MGMT en boucle. Je me concentre sur le pot-au-feu et enquille quelques verres en guise de starter pour,

quelques heures plus tard, rallier le Batofar.

DSC00209 DSC00210DSC00213La foule, mais je possède un passe magique dans mon portable. J’attends juste une petite heure avant de filtrer.

DSC00220Une SCANDALE spéciale avec HOT CHIP, [T]EKEL, SISKID, MANU LE MALIN, MUTINE, TKNIK, DJ MACROSS et autres. Quelques Balck Russians pour alimenter une machine déjà bien chauffée et je me paume dans une techno hardcore persillée d’une pop acide et liquide.

DSC00227Surnagent la présence de MUTINE et de MANU LE MALIN. Danse avec les derniers survivants. Des gothiques fuyantes, des « Bonnes années » à tout rompre, un vieux chamane carbonisé qui nous explique le sens de la vie dans un sabir de sous-basses, une danse avec une demoiselle voleuse de chapeau. DSC00250

Et voilà que j’échoue au bar du haut, avec Joe et Pauline qui me sert le fatal double-sky rituel. Ballantines. Enchanté. Discours pour les verres et sortie délicate à la fermeture, 11 heures, midi ? DSC00241

2009. Notre nouveau phare planté dans le béton ! DSC00267

http://www.myspace.com/3channels

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15 avril 2009

Le Tacot chez SIN'ART

Une review sympathique sur le vénérable site SIN'ART à propos du Tacot. J'hésite toujours à commander le Philosophy of a knife chez eux d'ailleurs... un DVD de 4 heures sur le camp 731, mêlant images d'archives, montage inventif, musique indus et plus gênant, des sortes de reconstitutions gores en noir et blanc. Je profiterais sans doute d'un retour d'after pour laisser mon inconscient faire couiner la CB...

http://www.sinart.asso.fr/index.php

Suite_noire

"C'est une romance d'aujourd'hui"

« Une scie circulaire.
Un marteau de vitrier.
Un couteau électrique.
Une ponceuse.
Des clous.
Une perceuse. »
C'est à 19 ans que LAURENT FETIS débute au FLEUVE NOIR, avec un GORE aussi sanglant que maîtrisé, LA CERVELLE CONTRE LES MURS. Preuve comme le FLEUVE savait nous en donner que la valeur n'attend pas le nombre des années. FETIS signa ensuite MAGNA MATER (apocalyptique et démoniaque, avec des passages dignes de BARKER ou DEODATO) pour l'éphémère ANGOISSES (censée succéder à la cultissime ANGOISSE, sans S). A la même époque, il livra aussi quelques polars originaux à la SERIE NOIRE qui lui valurent son excellente réputation.
FETIS ne s'assagit Dieu merci pas avec le temps. Les années 2000 virent ainsi la sortie de INDUSTRIELLE ROMANCE, un étonnant roman de super-héros ( ?) bien violent, et du LIT DE BETON, au héros zombie et producteur de snuff-movies (après la pornographie de INNOCENT X), moins gore qu'à ses débuts mais toujours superbement glauque.
Honnêtement, connaît-on beaucoup d'écrivains capables de citer LUCIO FULCI, TAKASHI MIIKE et MICHEL FUGAIN dans le même roman ?
C'est ce que fait LAURENT FETIS dans LE TACOT D'ELSA LAMBIEK, aux éditions LA BRANCHE (dans leur sympathique, même si plutôt chère, collection-hommage à la SERIE NOIRE), une grosse novella de 90 pages qui narre la rencontre d'étudiants hédonistes avec un couple de tueurs en série proprement terrifiants. Un vrai malaise s'installe au détour de dialogues qui dérapent (« Vous avez déjà mangé de la merde ? »). A la façon du FETIS de ces dernières années, pas de gore à proprement parler mais une ambiance malsaine et menaçante. Comme ce lendemain de cuite où nos étudiants ne savent plus trop s'ils ont violé une fille en groupe ou participé à un innocent gang-bang entre adultes consentants.
Il y a cette fin aussi, véritable petit chef d'œuvre de tendresse sadique. Quasi romantique et belle comme un poème dark :
« - Tu m'aimes ?
Me demande-t-elle en branchant le couteau électrique et en l'approchant de ma joue.
Elle me demande encore si je l'aime et la mer clapote à nos pieds.
(...) Moi je caresse mon oreille manquante et la cicatrice qui sépare ma joue en deux.
Le soleil blanc brille tellement fort que je dois fermer mon œil unique.»

Lien vers la news - News postée par Patryck Ficin

A propos du Tacot et de la Suite Noire, je suis allé à l'Avant-Première des films issus de la collection. Plutôt le haut du pavé télévisuel dans l'ensemble, en particulier le film d'Emmanuelle Bercot, "Tirez sur le caviste" avec ses deux acteurs principaux. Film assez rentre-dedans et fascinant. Croisé de la star certifiée, Christophe, Maïwen, Romain Slocombe et revu mister Raynal. La vie est décidément étrange. 

Bouclé ce matin une courte de nouvelle pour un concours sur le thème "la tête dans les étoiles", short-short story compactée en deux pages. Faire court est plus dur que delayer. Toujours une bonne pratique les concours et je vais m'astreindre à faire au moins une nouvelle par mois, histoire de garder la main. 

Voix lactée

Le bar n’était pas si facile que ça à trouver.

Le premier étage d’un immeuble gris et tassé sur lui-même, à la périphérie d’une ville elle-même frontalière et vaguement anonyme. Un simple panneau en néon. Un nom curieux. « Le Système ». Rien de marquant, rien d’engageant non plus. De larges vitres graisseuses occultées par des affiches annonçant concerts et braderies de quartier, certaines plutôt anciennes.

Dès qu’on en poussait la porte, un vieux chien vous sautait dans les jambes, langue pendante. Le patron, un homme fort, blond et barbu gueulait alors à « Pluton » de vous laisser peinard et l’animal repartait, piteux, dans son coin. Beaucoup de visiteurs occasionnels préféraient repartir à ce moment, avec un sourire désolé et un brin crispé.

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12 avril 2009

Pour « Ceux qui savent » / Clubbing fin novembre

Pour « Ceux qui savent » DSC00054

Ceux qui savent, savent !

C’est par cette maxime énigmatique que certains flyers d’after nous attiraient l’an dernier dans leurs antres interlopes et cosmopolites. Les afters ont muté mais la phrase est restée jusqu’à être recyclée pour les soirées organisées par le vénérable site Com2daddy qui continue à nous offrir nos sésames nocturnes. D’où cette soirée en ce 29 novembre, au Baramundi, au cœur du 8 ème. Bar, restau tendance fooding et également club. DSC00001

Partons donc à sa découverte avec le crew habituel. Le lieu est cosy, un peu world, oriental. On arrive au moment où le restau se change en club. Pas grand monde hormis quelques clients qui terminent leur dessert ou fêtent un anniversaire. Rencontres de deux tribus. Bonne surprise, je devine de la Jager au bar. Je ne suis pas totalement perdu. Quelques shots pour lancer la soirée tandis que FRANKIE officie aux platines, dans un petit coin rouge orné d’icônes indiennes. Warm up en douceur puis BRIAN TUU, de retour du Japon, prend le relais avec quelques pépites pointues. DSC00013

Malgré la piste désertée, bon son et ambiance « comme à la maison ». Joli set, très cinoche de JOHN JASTSZEBSKI. Entre minimale et BO de films vaporeux. J’apprécie beaucoup tout en enquillant la divine liqueur qui doit forcément soigner quelque chose. DSC00022 DSC00024

Passage ensuite de OLIVER DEUTSCHMANN, ancien batteur de punk rock, comme en témoignent ses bras tatoués façon métal, patron du label VIDAB et ayant eu les honneurs récemment du blog GTC. Inconnu mais actif. Très pro, il balance un son housy et subtil, un peu ethnos, deep parfois avec des cuivres luxueux et des voix profondes. Un grand en devenir, ou déjà grand mais d’une manière discrète, furtive. DSC00026DSC00028

Il est en outre complètement accessible et bien relax. Discussions en terrasse, sous une pluie glacée. Du coup, on est un peu navré de cette petite désaffection, ce soir. Mais la musique est presque idéale, les gens cools. A revoir, lors d’un autre passage dans un vrai club, par exemple et pas en digestif d’un restau.

DSC00029 Par contre, ça finit tôt, vers 4 heures et on reste sur une légère faim de basses et de boucles mentales hypnotiques. On pourrait poursuivre au REX, pour raccrocher aux wagons d’un très beau line up, ce soir. Mathew Jonson versus Dandy Jack. Valentine ouvre les pass de la nuit et on filtre en masse au REX. Trop tard pout le live toutefois. Dommage ! Du coup, on capte juste le set final, celui d’ANDRE BULJAT, DJ de Barcelone qui nous tatane avec un son bien percussif. Juste ce qu’il me fallait pour danser en spirale. Du deep un peu répétitif mais efficace ! DSC00039

Une danseuse en perfecto et lunettes noires me montre un fly pour une after, juste après. Elle insiste. J’ai du mal à mémoriser l’adresse, les 4 vertus ou un truc approchant. On avait plutôt prévu le Jet Club. DSC00041

Je sors quelques heures plus tard, escortés par un quatuor de gars un peu à la dérive, en quête d’une after et d’une bouteille finale. Je les rencarde sur le Jet. Ils veulent me payer une bouteille en échange de l’info. Houla ! On va un peu calmer l’alcoolémie là. Ils finissent par entrer dans un bar de nuit. DSC00047

Pas grand monde au Jet Club, son un peu cassé. Je retrouve Gina et prends ma conso de base. On ne reste pas longtemps, l’after semble grippée. Il nous reste la loco en solution de repli. Alex et Choco peut-être ou Cabanne. Plus de souvenirs. Juste une pulsation écarlate et quelques bons titres mais ça finit par retomber. Croisé Micky peut-être et d’autres visages. Je m’efface. DSC00052

J’y reste un peu, juste quelques heures avant de tracer, sortir et croiser le petit train de Clichy

Une bouteille de bière vient cogner contre mes chaussures atomiques. Une fille les regarde et dit :

-      Non, des pompes comme ça, c’est juste pas possible.

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http://www.myspace.com/odeutschmann

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04 avril 2009

Le tacot d'Elsa Lambiek : article

FETIS52

Une lecture de
CLAUDE LE NOCHER

Avec ses meilleurs copains Fred et Miguel, Jacques entame sa dernière année de fac de Droit à Rennes. Ce trio d’amis est habitué des fiestas les plus déjantées. Ils ont l’intention de s’éclater à l’extrême durant l’ultime période qui les réunit. Fred, c’est l’intello du trio. Bien que fiancé à la charmante Sarah, Miguel reste le séducteur du groupe. Quant à Jacques, il lui faut un cocktail d’alcool et de produits stupéfiants pour que la fête soit réussie. Il est attiré par la belle Sophie, qui organise régulièrement des soirées chez elle, mais ne concrétise guère. Une jeune femme d’un genre singulier a rejoint leurs cours. Belge de la région de Namur, elle suit un programme Erasmus. Disposant de peu de moyens, elle loge dans une chambre minable chez un vieux pervers.

Jacques essaie de cerner la personnalité de cette Elsa Lambiek, pas très jolie, mal sapée, “une meuf zarbos genre freak” de l’avis général. Bien qu’elle apparaisse froide et réfractaire à la coquetterie, Jacques finit par sympathiser avec Elsa. Il l’amène même dans une soirée chez Sophie. Le comportement méprisant d’un ami de Sophie, Romain, déplait fortement à Elsa. Quelques jours plus tard, elle se fait un plaisir de massacrer le cabriolet rutilant du jeune friqué. En plus d’être une freak, elle semble un peu cinglée. Gilbert, un ami belge d’Elsa, vient d’arriver à Rennes. Elle ne tarde pas à déménager pour s’installer avec lui. À cette occasion, Elsa invite Jacques, Fred et Miguel à une fête avec Gilbert. Toutefois, ce dernier s’avère provocateur, se prétendant coprophage.

Miguel a failli se bagarrer avec Gilbert, mais Elsa est intervenue. Les deux amis de Jacques préfèrent prendre leurs distances avec le couple de Belges. Continuant à abuser du mélange alcools-stupéfiants, Jacques a parfois des “absences”. Comme dans le cas de cette Armelle, au centre d’une orgie collective, limite viol. Elle confirme avoir été consentante, heureusement. Jacques s’interroge sur le caractère réel d’Elsa, sur leur relation seulement amicale, sur le rôle de Gilbert. Pendant une soirée tous les trois, celui-ci tient des propos criminels inquiétants…

C’est une sorte de “comédie horrifique” que nous présente Laurent Fétis. On retrouve ici son thème favori, les nuits de fête et leurs excès. Avec une belle part d’espièglerie, il nous fait partager la fascination du héros pour cette jeune femme hors norme. On suppose un fond de cruauté en elle, mais Elsa reste assez attachante par son côté rebelle. Jusqu’à là, le portrait est nuancé. Quand arrive son alter ego Gilbert, amateur de jeux scatologiques, la situation ne peut qu’empirer. Puisque Jacques voulait aller au maximum du délire, il sera servi. La référence aux films gores, glauques, mais souvent à prendre au second degré, est explicite. À lire donc avec un certain décalage, afin de savourer pleinement.

http://action-suspense.over-blog.com/article-29565194.html

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01 avril 2009

Clubbing mi-novembre

Turn and face the strange l_b1b235dbc58b4b8cb478f1a548148eba

Toujours dans l’exploration des soirées organisées par le blog GET THE CURSE qui, en ce 22 novembre invite Sebo K, pointure minimale berlinoise et Heidi, bloggeuse canadienne qui m’avait bien retourné la tête à la soirée Get Physical.

Invite sur la guest du rongeur noïse et retour au Social Club, une fois de plus. Intro tranquille par le staff GTC, captage de Micky et échauffement sur la piste et au bar avec un petit TGV. Heidi confirme tout le bien que j’en pensais en balançant une house « old school » marrante, lumineuse et dansante.

DSC00203Elle parvient avec un minimum d’effet à distiller une vibration bien happy dans la salle. Je reconnais tout de même le set de base récent de Luciano, plus que jamais la racine d’une partie des DJ qui gravitent autour du Berghain/Cadenza. Mais malgré une bonne similitude dans les titres sélectionnés, très Detroit, « Big Life » etc… l’effet est complètement différent.

Rencontre sur la piste avec un lecteur de mon blog, également explorateur du Panoramabar et téléchargeur de ma nouvelle Ostenberg. Damned ! Petit monde de la nuit tissé de néons rouges et de pixels lointains.

Sebo K prend le relais. Tout de suite, passage dans un minimale plus apaisée, parfois morne parfois brillante. Autant j’aime bien ses tracks et ses sélections, autant en live, je rentre moins dans la bulle du berlinois. A tel point que je suis vraiment heureux de retrouver Heidi pour un battle. Elle va d’ailleurs rester aux platines pour la plus grande joie des danseurs.

Rencontre également avec Axelle du forum Kod.ex et une de ses copines. Curieuse soirée sociale. Gina arrive tardivement pendant que Heidi continue à enflammer la piste. Elle se vautrera même sur un titre, retrouvant ainsi un vieux « truc » de la minimale originelle, à savoir préparer une montée puis ne rien lâcher et laisser les auditeurs face à une frustration intense. Vu comme elle est pliée de rire, je suppose qu’elle doit penser la même chose que moi. DSC00254

Beau set encore une fois de la demoiselle qui semble aussi ravie que son public. Escale au vestiaire, avec Nadia et Marie.

Axelle est en quête d’un pull noir. Puis transfert à la loco pour l’after Independenza avec Gina.

Un DJ allemand dont le nom m’échappe.

Foule un peu agressive, ambiance moyenne mais bon set de V Style. Légère fatigue, bousculade, embrouille avec un gars aux mains baladeuses et damnation ! Plus de clopes ni de portable. Conséquence, pas de photos cette fois… A part quelques archives du Social Club et de Heidi.

Je retombe, cherche le pickpocket. Le set de l’Allemand est plutôt bon, mais impossible de raccrocher à l’ambiance.

Je vais calter ici, début de matinée.

 

www.myspace.com/36121775

Posté par kether à 08:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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