1. Soirée Tsugi 001 24/10/2007

DSC00145Contre la promesse d’un Open Bar à la vénérable Loco, on s’était finalement laissé tenter par la soirée de lancement de l’excellent magasine Tsugi, le prolongement du Trax. Mais suite à une embrouille interne avec les fluokids, les entrées sur listes ont fondu comme neige au micro-onde… Donc on débarque au métro Blanche dans une vague incertitude. DSC00261 

Léger passage au Katabar pour y déguster une bière blanche et retrouver Dora et ses amis. La soirée s’annonçant plutôt galère au niveau du champs de force de l’entrée, je ne vais pas trop faire le « pusher » malgré un line up des plus alléchants. Je vais donc me poster dans la file avec Stef mais je n’arrive pas à filtrer. J’attends un peu, hésite, mais l’arrivée de Philo me permet d’entrer dans le sanctuaire. Listes manuscrites à l’arrache qui me ramènent aux mauvais souvenirs de la We Love Trax. On passe tout de même et c’est la ruée directe sur l’open bar pour enquiller deux vodka/pomme en un temps record. Déjà pas mal de monde, une certaine idée de la hype assez similaire à celle drainée par la Scala, quelques semaines avant. Je retrouve même une demoiselle de cette même soirée, qui veut me taxer des prods, mais sympa. Va falloir rester zen/relax ce soir. Costard et lunettes d’Alien, pas la meilleure tenue pour la discrétion.DSC00151

Crochet au vestiaire pour déposer mon gros sac et retour sur la piste qui se remplit très vite pour le set introductif de MISS KITTIN et THE HACKER. Je les ai vus beaucoup ces derniers mois, mais leur DJ set m’enthousiasme d’emblée. On retrouve leur patte festive et sombre du Bataclan et non pas les passages un brin cripsés de leur récent live. Du franc du direct, de la bombe froide sonore et un set ludique et qui fait vibrer. On rencontre Panda et un ami puis on tente d’avancer dans la fosse.DSC00140

Enorme réceptivité du public tandis que le duo écorne gentiment la Minimale Minusienne avant de jouer la surdose et de lancer un titre de techno maximal et dévastateur. Une pincée de New Wave musclée mais c’est déjà fini ! Passage aux toilettes pour y voir l’étonnante mini-disco avec un groupe électro/clash qui se démène diablement pour faire onduler les files d’attente.DSC00153 Ensuite, je vais essayer d’approcher du public très dense qui se prépare pour JUSTICE. Intro grandiloquente de 2001 odyssée de l’espace puis leur grand hit puis « don’t Wanna short dick men ». Ok, ça va être suffisant pour ma part. Une seule notion résume le duo, pompier, la pompe, le pompeux. Efficace oui mais… Bon je jette l’éponge et vais me réfugier à la cave où je retrouve les exégètes minimalistes, Clotilde, Molly, Aurore et autres… pour suivre le final de PAUL RITCH. Une minimale intrigante, assez neutre et ronde peut être à la limite d’une certaine uniformité, mais va falloir creuser.DSC00205

Un djeune me demande si je suis copain avec Miss Kittin. Je ne comprends pas le sens de sa question puis que capte qu’il a confondu la Miss grenobloise avec Molly. DANTON EEPROM se met aux platines et balance un set encore plus puissant que celui du Paris-Paris. Un peu moins expé, plus dancefloor. Complément efficace, dans la lignée de sa collaboration avec Shonky ça te retourne la tête au bulldozer. Ni minimale, no techno classique. Juste sa musique, d’une profondeur savante, sa voix au micro et son chapeau haut-de-forme dans un style barnum du grand circus électro. Ca décolle ! Bonne dance véloce dans la petite salle souterraine de la loco. DSC00245

Passage en haut pour voir les « Get The Curse » qui selon les rumeurs ont pris les commandes après la giclée des « Fluo kids ». Ambiance « Pimp my hype », un peu trop bitchy selon Clotilde qui a vu juste. Je me pose au bar, repère Jenny de la Scala et lui demande une Burn toute simple, mais elle insiste pour me servir une Vodka/Burn, dosée façon « sauvage » avec une simple lichette de boisson énergétique. Du coup, je commence à être bien… Bien, bien.DSC00249

Retour en bas pour aller groover sur le son électro/crunk du minot SURKIN que je voulais voir depuis longtemps. Après son classique « Guns and co.. », il poursuit sur une sélection bien dansante en distillant même du Justice. Hommage ou ironie ? Sur la fin, son set commence à tourner à vide et je décide de remonter voir GARNIER. Une demoiselle veut me taxer une clope, me regarde et demande finalement de la C. Je lui donne une cigarette avec un grand sourire. DSC00258

Déjà pas mal de fois mais comme souvent ça reste carré, puissant et efficace. Dans une lumière rouge, le vieux maître triture un dubstep décharné imprégné de sons africains. Ça danse encore pas mal et l’ambiance est toujours à la fête. Garnier boucle sur un long titre bon prog d’Underworld, de quoi ravir la horde de trentenaires/Quadras. Pour ma part, j’ai abandonné les délices alcoolisés pour me concentrer sur des liquides énergisants et voici déjà JENNIFER CARDINI pour le set de clôture. Comme d’ordinaire la dame est parfaite, techno/électro bien classieuse et ample qui ne donne jamais envie de lâcher la piste, titre après titre. Elle s’amuse bien, fait des transitions acrobatiques. Croisé Gumic qui requiert ma présence à la prochaine NWD.

DSC00282

Au final, une belle soirée, chose pas évidente lors des gros évènements de ce genre. Certes les Edbangeries me faut de moins en moins sourire mais Danton Eeprom, Miss Kittin, The Hacker, Garnier et Cardini ont maintenu la soirée dans la bonne zone musicale. Plutôt de bon augure pour la suite de l’aventure Trax/Tsugi. Retour au métro, 9 minutes de sommeil avant de reprendre le boulot.DSC00283

2. Jack Error: Hallowen Party : 31/10/2007 DSC00138

A l’instar du premier de l’an, il n’est jamais évident de trouver la bonne soirée pour la fête des morts et des citrouilles volantes. Des choses intéressantes un peu partout, Bato, Glaz’art, Rex… Finalement, suite au trac informatique du Jack Error, et en souvenirs des excellentissimes afters du Slow Club, je décide de retenter le coup et d’aller « Pusher la limit » tout en « emancipate myself », comme marqué sur les flyers numériques.

DSC00141

Le lieu en lui-même est intriguant. Le Club des Saints-Pères, en plein 7 ème arrondissement. Look sobre et sombre de rigueur, je ne croise pas beaucoup d’autres zombies sauf une horde d’Anglaises déjà bien bourrées. Comme quoi on peut toujours faire confiance à l’ancienne Albion pour garder la flamme des nuits de fête. Après avoir effectué une reconnaissance du quartier et m’être recueilli au coin de la rue, devant le Comptoir des Saint-Père, rade jadis fréquenté par Papy Hemingway. J’arrive un peu tôt, en éclaireur et entre dans les premiers. Le club est assez beau en effet. Entre le bordel oriental et la boîte généraliste. Bougies, gargouilles illuminées et peintures d’odalisques entravées. La configuration des lieux est toutefois spéciale. Cabine DJ à l’autre bout de la piste, boisée et surélevée, avec un mur de miroirs entre des rangées de gargouilles. Entre les deux, un grand bar. A noter pas mal de banquettes, de recoins et d’alcôves.DSC00144

Vide pour le moment mais je repère, Olivia, vieille connaissance de nos matins blêmes au sortir du Slow Club. Nous allons même ouvrir le bal masqué du Jack Error, sous une Electro house classique mais dansable. Le public arrive peu à peu, petits groupes de jeunes messieurs ou de très jeunes demoiselles. Retrouvailles avec certains danseurs des afters. Etrange plaisir de ressusciter, l’espace d’un soir, les matinées « Morning Dew ». Arrivé de Sly Sounday et un ami. On va papoter sur le label Handycraft en attendant OKAIN. La sauce à l’air de prendre, le public arrive mais squatte le bar. Tarifs clubs avec tout de même une promo à 100 neuros sur la boutanche de Tequila. DSC00150

Puis OKAIN déboule et la soirée va grimper de quelques niveaux. Base minimale, très claire, avec des emprunts plutôt 8 bits, housy, claviers lumineux. Entre Louderbach et la French touch. Pas mal du tout. Y’a peut être un truc qui émerge, là… Bon, il est temps d’envoyer un message aux troupes. Je remonte pour lancer mes messages et rencontre un opticien de stars. Il s’occupe de Ruquier et a fait les modèles pour 99Francs. Je subodore toutefois que ses prestations ne doivent pas être remboursées par la sécu.

Les renforts arrivent, personnifiés par Stef et Amar, qui ont commencé la nuit chez les goths/électro du Glazart avec VX et les Fluos. Quelques verres et ça repart dans une bonne ambiance avec soudainement des demoiselles bien allumées, vêtue façon 1930 qui font leur show contre les piliers. Un mastard torse poil, portant sautoirs de perles et bas sur son visage grimé se joint à la foule et le délire minimal/housy se poursuit. Les basses claquent bien malgré des passages étranges pendant lesquels le son semble se trimbaler dans la pièce puis disparaître mystérieusement. On croise des accointances, dont Vince, on danse avec des jeunettes en short qui zieutent en biais en suçotant des chupa chups. Me faut un bloc de glace ! Vite ! Inhalation cristalline qui me file un coup de fouet et une bonne rougne au milieu des danseurs.

Stef mitraille et Amar est bien parti. Okain fait un logn set, peut être relayé par son comparse Paul Ritch mais impossible de voir le DJ de la piste. Long set vraiment excellent, à gars à suivre ce Okain. Vers la fin de la soirée, il est remplacé par un certain MESCAL ou DJ MEZCAL. Une sélection carrément « freaky » bien tordue, dans le style Villalobos et consort. Quoique après recherche, il me semble que le DJ soit en fait Marcelocura... Il ne reste plus grand monde mais les banquettes sont squattées. Ultimes pas de danse, discussions d’after. Le club boucle à 08 heures ce qui est plutôt un joli score pour Halloween. Je sors dans un matin cotonneux, remonte le col de mon manteau de cuir et rentre. Fatigué, fébrile, heureux.

3. New Wave Day 02/11/07

Notre présence ayant été requise par Gumic et Valentine, je ne peux raisonnablement pas louper cette soirée malgré l’état de fatigue. Arrivée très tôt en même temps qu’une bande d’ados encadrés par des animateurs. Ils sont assez chauds bouillants et sont là pour la Tectonique ! Sur la piste, ils se déchaînent. Les garçons font des figures et les filles tournent autour des piliers. Excellent ! DSC00160

Je retrouve les habitués, Amar, Stef, Véro, Alyz Tale, la frange dansante des Kodexiens et même Wytlytl ! Le début est très bien, plutôt tech pointue et quelques raretés. Mais la foule aidant, Gumic ressort quelques galettes plus 80’s, dont le Sabrina ! A noter un F242, un Nitzer Ebb. Une danse avec une demoiselle aux coudes osseux, quelques verres de vodka caramel, un brin de rougne avec une jeune frisée et toujours un peu la même structure de soirée. Intro tech, on monte avec un mélange électro/Kitsch avec quelques pointes qui me ravissent. Je me lâche sur Strict Machine de Goldfrapp, le Headhunter 2000 me donne envie de faire des pompes et le « Join in the chant » me réduit en poudre cybernétique.

DSC00162 Bref passage backstage grâce à Amar où nous trouvons Guillaume 55 en roue libre. Je ponctionne un verre ainsi que quelques nounours en gélatine puis retour pour les chansons finales. « Crystal » me ravit et me fait tenir jusqu’aux slow terminaux. « Forever Young » en compagnie de Stef et Véro puis nous émergeons. Deux blondes cherchent une suite, je rentre. Rapide after avec Véro et Thomas dans ce cher vieux 14 ème, café et charcutailles pas loin des pattes de ciment du Lion de Denfert. Des forces animales et architecturales sont endormies aux creux des villes... 

http://www.myspace.com/okainspace

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=109334389

DSC00141« FOREVER YOUNG » DSC00145