DSC00198Eve à la lumière du jour !DSC00192

En ce moment, le Rex m’attire chaque week-end. Programmation pointue, gros son, lumières qui bastonnent et une ambiance bien électrique. Pourtant, en cette soirée du premier mars, j’étais parti sur une option apéro tranquille dans les hauteurs de néon de la porte d’Orléans. Quelques verres en starter et les amis qui piquent du nez vers minuit. Dont l’ami Nico qui s’écoule lentement sur son plancher. Donc, le Rex, au final… Pourquoi pas, soirée DIVINE ! ce soir.

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Je retrouve Stef, BB et Nolwenn dans le rade à cocktail attenant. Un dernier verre, une poignée de chips et c’est parti ! Mise en jambe plutôt relax avec le résident RICO et on en profite pour squatter le couloir de la mort ou les deux comptoirs du grand club électro.

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Vient ensuite le live de DAPAYCK, un barbu blondinet qui se désarticule derrière ses bécanes et élabore une techno minimale plutôt subtile et parfois complexe voire déroutante. Assez proche d’un Butane, avec son groove circulaire décharné émaillé de Bleeps aussi Deep qu’épileptiques.

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Pas forcément facile à entrer dans son live au départ mais au final, pour qui aime se perdre dans un dédale sonore et musical. Paradoxal, entre le profond et le sautillant. Ça part quelquefois dans des délires R’N’B avec des voix bien sexy mais portés par des crachotements et des percus bien sèches. Le Berlinois se donne en tout cas à fond et finit par emporter mon adhésion dansante et fracassée. Encore un barbu méché à suivre de prêt !

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Changement de style avec le set de Patrick Chardronnet, autre Allemand, de chez Poker Flat, cette fois et très connu depuis son méga hit Eve by Day qui a bien balisé nos longues nuits minimales. Curieusement, il commence son set par des titres plutôt musclés qui nous rivent sur le dancelfoor mais quelques heures plus tard, il se décide à nous sortir des sonorités plus planantes, Border Communauty, ce qui relance la nuit et nous entraîne dans des sphères lunaires.

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A la sortie du Rex, on prolongerait bien la nuit vers une after. Pour changer, revenons vers la péniche Nix-Nox pour une petite Follow Me. Comme souvent, grosse affluence et ambiance terminale, bande de mecs en maraude, filles en pleurs, poupées plastiques et travelos musculeux. Musique moins électro-tech que d’hab, plus housy bien abrasive. La salle est blindée par contre et on se retrouve cantonnés près des podiums. Je retrouve Dapayck, à fond, toujours aussi désarticulé, dragues ritales louches et accostage divers mais corrects. Des offres d’after mais j’ai un peu ma dose.

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Errance sur le ponton, enquillage de boissons colorées et retour dans le matin froid avec Nolwenn, dernière survivante du quadrille.    

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Je vais partir un peu, me mettre au vert breton, la semaine qui suit. Je mate des épisodes de DragonBall, récupère d’anciens textes, des cartons de livres de poche et relit même « L’Ombre du Bourreau » de Gene Wolfe. Ma série de fantasy préférée.

Je me rends compte que la mienne s’inspire pas mal de ce chef d’œuvre et d’un bête scénario de D et D. Je me rétame peut-être, mais j’avance plutôt pas mal. Retour à Acigné, donc, village de mon enfance. Mercredi soir, je tente une virée dans le bled, en compagnie de Denis, mais nous ne trouvons aucun bar d’ouvert. Le clubbing est rude dans le secteur. Quelques bières en cuisine pour conclure ce retour vers le passé.

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Dans le TGV, sur un portable d’occasion un peu dépassé, je boucle mon brouillon pour l’appel à texte de Denoël. SF amère, entre âge d’or et ironie cruelle.