Comme un gentleman… Clubbing 18/19/20 avril 2008 DSC00266

Toujours cet écho berlinois dans les os. L’os de Mr G. accroché à la veste et cette soirée à connotation allemande, DIE NACHT. L’occasion également d’effectuer un retour au Batofar. Nouveau dédale, métro blanc et parcours de lumière. DSC00234

Tellement content à l’idée d’arpenter à nouveau le ponton écarlate que je dois patienter sur la terrasse, dissimulé entre les plantes. Stef et BB fidèles au poste, ainsi que Mr G ; venue supporter les DIP, instigateurs de la soirée. DSC00238

Pas grand monde pour les maîtres de cérémonie, malgré un bon rock/électro toujours au taquet. Exit la folie et les perruques mais une maîtrise de plus en plus appuyée. Sans doute l’effet du nouveau batteur !

DSC00241 Viennent ensuite Spanker Hippies. Je pige mal le concept, un clone d’Iggy Pop, la belle Juliette Dragon en égérie burlesque, des reprises mais ça tombe à côté, dans une cale vide.

DSC00242L’arrivée de Lapin Machin ne va pas réellement mettre le feu à la nuit, impros babos, fumeuses, noyées dans l’électro et aucun bunnies ! Lègèrement déception tandis que nous retrouvons les Dead Sexy et partageons des souvenirs de virées berlinoises. Manu est toujours en mixe à la Scala. Il arrive sur le tard. Soirée éteinte comme un mégot mais malgré tout, Dead Sexy Inc vont balancer un show assez tendu, comme une surprise ultime, le dernier coup de pédale avant la fin. Un petit plaisir.DSC00252

Au bar, l’incomparable Mr G., m’offre un talisman magique, sous voile de protection, à conserver et à regarder un jour de down. Mais de dark profond. La contrat étant de le refiler une fois l’effet passé. Ok, ça roule. Dés mon retour, je le dissimule dans une boite en fer, en attendant. Des histoires rampent entre nous, invisibles mais qui nous maintiennent. DSC00254

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On enchaîne le lendemain au Rex pour une BASSCULTURE. J’arrive tôt, assez intéressé par Cassy, une demoiselle de Perlon et du PanoramaBar. Bon warm up, D’julz, sans doute, entre tech et minimal. Au rex, il y a de la Jaegermeister, le divin breuvage médicinal des afters allemandes. Allez hop ! Tournée générale, pour Nolwenn et Seb. Une blonde m’arrête ! C’est de la boisson pour clochard ! J’objecte avec véhémence ! La Jaeger ça doit soigner quelque chose ! C’est sûr. Retour sur la piste pour le live de TOBIAS de l’école Berghain/Ostgut lui aussi, Cologne, un peu le versant idm de la minimale, une musique dans la lignée des Boris and co, mais plus ambient et un peu moins housy. Voix blacks qui se perdent dans un écho de métal, boucles tournoyantes, arpèges de cristal, on est dans le sourd, l’alliage chair/béton. DSC00260

Rencontre un brin tendue, mais correcte, avec de jeunes Bourguignons dans le couloir fumeur, captage avec Schün, puis on me met dehors ! Damned ! Rien capté. Méprise, sans doute. Je n’insiste pas. On me conseille de partir comme je suis rentré, en gentleman. Ok. Ça arrive de temps en temps, l’effet lunettes jaunes.DSC00259

Clandestin dans la nuit, je vais poursuivre dans la série noire en me faisant aborder par un taxi clandestin. Le gars est tout équipé et se dit également vrai taxi, heures sup au black. On s’arrange sur le prix et j’opte pour un repli stratégique au Bato, puisque l’after est prévue là bas… Autant se mettre en position ! Je paye assez cher au final, mais bon, me voici à bon port.DSC00269

La soirée qui se termine est une SPIN ! la dernière résidence de Phil Stumpf à qui je dois pas mal de soirées minimales/tech les années précédentes, au Triptyque notamment. Retour en territoire connu donc, dans une micro housse bien moelleuse, comme à la maison. Transition sans violence avec le son du Rex, retrouvailles avec quelques têtes connues des afters et autres. Bon groove ! DSC00276

Je retrouve la bande (ceux qui sont restés au Rex et ceux qui arrivent de la Sweetpeak pour l’after). Changement de son, de la tech un peu plus rapide. Trancy, un peu frelatée par moment mais efficace !DSC00277 DSC00281

Woody mc bride, tarlouf x, jok-r et yan x, seront les DJ dans le désordre car je n’imprime plus grand-chose, mais je suis super bien calé dans le son stratosphérique ! Bonne dance, tiens la version tech de j’adoooore de Catherine ! Des mixes improbables et un Bato rempli à craquer jusqu’à midi ! Passage sur les quais, étranges photos de rigueur, échange de clopes, passage du feu. Fin un peu longue, certains s’écroulent, il faut les ramener vers les bus ou les taxis. Les canettes se réfugient sous la protection des marches de la Grande Bibliothèque. Et Nolwenn a perdu sa veste.DSC00278 DSC00279

Un bain de Lazare quasi amniotique et j’émerge dans le dimanche.

Lundi, on enchaîne direct avec un sublime concert, en compagnie de Madame K. et d’une poignée de Punishers, dont Lynn SK et Madame Tco, RUBY THROAT au Café de la Danse. En chemin, je pense croiser Mélanie Fazi, l’excellente nouvelliste, déjà croisée, ici et là, aussi… a peine le temps de réagir qu’elle a déjà disparu. Nous sommes le 21 déjà… DSC00292

Assis, ça me change ! Un peu fatigué du week end, aussi. On commence par le groupe apéro SUGAR PLUM FAIRY. Dommage car, il y a du potentiel dans cette espèce de rencontre entre NIN et Divine Comedy mais la voix passe mal, les effets sont mal cadrés et les vidéos font office de cache-misère quand elles ne sont pas simplement ridicules. Mention spéciale à la femme lombric. Mais quelques compos surnagent, il y a quelques éclairs inspirés. DSC00282

Ils partent, remplacés par un mur de briques rouges. Arrive un cow-boy avec sa gratte, quelques éléments de décor et la belle Katie Jane Garside, que je kiffe depuis Daisy Chainsaw, ancien groupe de malades grungies/pop de ma jeunesse. Ambiance à la lynch, voix soufflée, puis hurlante, paroles habitées, robe blanche élimée et raccommodée, serrées dans ses poings. DSC00290

Univers personnel, mythographique, rural, désertique, fou, chuchoté. La magnifique chanson « House of Thieves », « Salto Angel » bien trippé. Le gratteux n’est pas en reste et tient la voix de Katie avec des boucles, des samples, des accords rauques et discrets. Pas loin de certains albums post-country de chez Americain Recordings. Tandis que des chiens hurlent dans ce bout de désert lynchien, la musique monte soudainement, les lumières blanchissent, s’énervent. DSC00291

Passage tendu et ahurissant, digne d’Industrial Symphonies de l’ami David Lynch justement. Lumières blanches épileptiques pendant une montée de voix qui fait mal et se referme sur un corridor de granite écarlate.

Retour vers les garçons fantômes et les échos canins dans la ferme invisible. Les grillons, une Katie montée sur sa chaise, partie dans sa tête, avec des fées et des bidons rouillés, massacrant sa robe contre sa hanche. Vibrante. Pour les rappels, ils vont être obligés de piocher dans leur répertoire précédent. Aucun problème ! Toujours la même beauté sauvage, folie feutrée. Derniers jets de fleurs puis nous disparaissons.

Dès le lendemain, nous repartons dans les bras de la nuit, à la découverte d'un rade du 13 ème, « le Merle Moqueur » et sa série de rhums hallucinants, chocolats, vanille, coco. Belle ronde de saveurs. Bon endroit ça ! Musique variée et pas loin du Bato, en pente douce vers les quais printaniers.

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http://www.myspace.com/tobiasfreund

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