07 mai 2009
Ultime clubbing en 2008
Décembre et dernière ligne droite pour le clubbing de l’année, on commence le 6 décembre au nouveau Casino avec une soirée Duplex 100 qui reçoit CATZ N DOG, duo polonais électro également connu sous le nom de 3 CHANNELS. Une sortie pas franchement prévue, bouffe à la maison puis on se décide à continuer la nuit vers Oberkampf, impro totale en compagnie de Marc et Véro !
Phil Stumpf et son comparse Reynold ouvrent le bal technoïde pour les compos des félins canidés. Le set qui accompagne la sortie de leur dernier album « Stars of Zoo » est ultra carré et efficace. A la fois deep et minimal, housy, profond. Bien évocateur et cinématographique. On devine même, sous les basses houssy, de petits sons étouffés façon « bataille au ping pong ». De quoi bien nous rendre hystériques !
A grand renfort de Black Russian, nous voilà bien à bloc, calés dans le son classieux qui se déploie en spirale autour des corps frénétiques. Marc en profite pour me taxer mes lunettes magnétiques tandis que Véro affole les jeunots avec ses nouvelles bottes. Arrivée tardive de Gina et un staff également dans le même move dansant.
Marc calera un peu avant la fin, je sors en solo, un peu assoiffé. Ho ! Une bouteille de Coca light (presque pas entamée) me fait de l’œil dans le couloir de la sortie. Capture et réhydratation. Etrange ça n’a pas vraiment le goût du coca… Et je finis bien fracassé à chercher le chemin du retour.
Avance rapide jusqu’au vendredi 12 décembre pour la soirée « tapis rouge » et super mega stars de GET THE CURSE au Bataclan. 
Before chez Taalem et Elph, ou je troque un exemplaire du Tacot d’Elsa Lambiek contre des galettes japonaises délicieuse et un fond de Limoncello. Boisson qui avait failli m’achever à un mariage récent (dosé à 10% de liqueur au citron/90% vodka aussi). Dans la file, je rencontre Aurore et j’y gagne une rasade tassante de sky. On est bien !
Sur le set d’intro de CLEMENT ou MICKY, je pose mes arpions sur la vénérable piste et deux jeunes demoiselles en chemises à carreaux se prosternent devant moi. Houla ! Qué pasa ? Ha des connaissances nocturnes croisés lors de la précédente édition des GTC. Hop, quelques gorgées de vodka pommes pour les jeunes clubbeuses et je continue à osciller pendant le warm up. Vince en forme, Micky bien à fond, Stef et Karine. Le son est moyen toutefois.
Même pour DAMIAN SCHWARTZ, DJ rompu et émérite qui n’arrive pas à faire passer son énergie palpable à travers des enceintes erratiques. Plutôt pas mal pourtant, sélection au cordeau et joli mélange tech/minimal ect…
Transfert dans le carré fumeur ou le videur me taxe mes lunettes pour épater ses amies Facebookeuses. La soirée est bien lancée. Discussions ésotériques et enchaînement de verres. C’est moi ou on me les tasse de plus en plus. L’effet pourboire, sans doute.
Voici enfin CLAUDE VONSTROKE, énorme producteur (ayant remixé les plus grands, les plus bankables et les plus pointus, de diplo à Fedde le Grand) et sans doute l’un des principaux artisans ayant œuvré à l’émergence et à l’hégémonie de la minimale. Un big boss.
Son set est assez curieux, sorte de relecture des 3 dernières années minimalistes avec de nombreux hits, Ame, Marc Houle, Villalobos etc… Du coup, le début est un tantinet passéiste, sorte de nostalgie des dernières années. Ca s’énerve un peu vers la fin mais sans vraiment véritablement décoller. Set trop pensé ? Basses un peu légères ? Dans ma vodka/pomme, pratiquement plus de pectine, juste quelques glacons qui se dissolvent dans la clarté brutale.
Vague envie de poursuivre la nuit au Jet Club, revoir Fanto, encore hanté par sa dernière prestation qui m’avait bien soufflé. Bon, on se calme, on salue les survivants et on trace…
Retour le 26 décembre au SOCIAL CLUB. Toujours ce sentiment ambivalement envers ce club. Souvenir du Triptyque un peu trop vivace, côté un peu trop jeune mais parfois de belles fulgurances en oblique, dans l’étrange noirceur balisée par les néons de mon homonyme.
Mais ce soir, c’est ZOMBIE NATION et surtout TEPR, (from Morlaix). Donc, on va foncer du côté de la Bourse. Boisson ? Mmm TGV. Allez ! Sans glace et sans Perrier malgré les yeux ronds du serveur. Besoin de raide, ce soir.
Warm up tout doux avec SOUND OF STEREO, très MSTRKFT/Diplo/Justice. Un truc de jeunes crunkies. Encore un peu vert mais du potentiel. Rap/electro bien boosté. Entre quelques sons bien house/breakés, je vais me glisser dans le couloir enfumé. Vraiment jeune, ce soir, un peu à côté. Un anglais veut me taxer des tazs pour son pote, me trouve « Old fashion, but familiar », rapide discussion avec un couple new-yorkais.
Mais voici TEPR qui m’avait laissé un imperissable souvenir lors de son dernier passage entre ses mêmes murs, touchant une étrange magie trancy et collective. Bon là, c’est pas le même délire. Plutôt carré et frais, voire rigolo avec des éruptions tectoniques (Yelle, etc…). Assisté par Dean Filip Jr, on reste dans le haut du pavé de cette scène néo/fluo un peu diluée dans les raouts EDBANGERS. Justice a raflé le pactole, Le Club des Losers s’est désintégré et les TTC se sont effondrés sur eux-mêmes. Reste la musique happy déconnante du breton.
Quelques verres plus tard, voici ZOMBIE NATION, éternel créateur de KERKRAFT 400. Un set sans trop forcé, orienté Dancefloor, qui évite ses gros hits et semble chercher un passage entre le rock de l’organe écorché et la sagesse énervée des machines technos. Il me semble déceler une forme d’ironie et de distance, tout en martelant le sol noir. Mes lunettes magiques finissent par se disloquer et je les bricole avec un vieux chewing-gum, dans un style mc Guyver. De même, mon bracelet Freak and Chic éclate. Ruptures dans le continuum mais les os continuent de danser. Malgré tout. Final et retour en douceur à la base.
Tiens ? L’année va bientôt mourir et déjà se profile l’épreuve initiatique du premier de l’an. Looké façon spirit, on commence dans le 13 ème, chez Isa et François. Bonne déconne, bouffe subtile, un peu de new wave et du MGMT en boucle. Je me concentre sur le pot-au-feu et enquille quelques verres en guise de starter pour,
quelques heures plus tard, rallier le Batofar.

La foule, mais je possède un passe magique dans mon portable. J’attends juste une petite heure avant de filtrer.
Une SCANDALE spéciale avec HOT CHIP, [T]EKEL, SISKID, MANU LE MALIN, MUTINE, TKNIK, DJ MACROSS et autres. Quelques Balck Russians pour alimenter une machine déjà bien chauffée et je me paume dans une techno hardcore persillée d’une pop acide et liquide.
Surnagent la présence de MUTINE et de MANU LE MALIN. Danse avec les derniers survivants. Des gothiques fuyantes, des « Bonnes années » à tout rompre, un vieux chamane carbonisé qui nous explique le sens de la vie dans un sabir de sous-basses, une danse avec une demoiselle voleuse de chapeau.
Et voilà que j’échoue au bar du haut, avec Joe et Pauline qui me sert le fatal double-sky rituel. Ballantines. Enchanté. Discours pour les verres et sortie délicate à la fermeture, 11 heures, midi ?
2009. Notre nouveau phare planté dans le béton !
http://www.myspace.com/3channels
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