Février en quelques fragments DSC00574

Certains mois sont plus erratiques. Février en fragments. Raté pas mal de soirées et effectué plus de virées improvisées, des nuits à rallonges, des translations, des changements de cap. Retour dans la carcasse rouge du Batofar également avec les 10 ans du rafiot vénérable qui nous a offert de superbes plateaux.

DSC00517 Commençons le 08/02 avec la soirée Imbroglio#3. Toujours de bonnes sélections, entre house, minimale et cette autre branche de la house qui émerge, entre le funk et le rap mais enrobé d’une belle électro saturée. Ce soir, l’invité d’honneur est le duo SPIRIT CATCHER, des belges qui travaillent à bricoler le funk dans un exosquelette futuriste.

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TIBO’Z, le résident lance la soirée avec ses CDR. Mode tranquille ce soir, un peu touriste mais ça permet de s’imbiber doucement. LLORCA prend la suite et même si son set est légèrement en-dessous du dernier, il a le mérite d’attirer quelques danseurs dévissés sur la piste. Une house un peu old school mais solide, bien plantée dans ses basses et ses percus. DSC00528

On monte ensuite en puissance avec SPIRIT CATCHER, dégaine de rapper white trash ou égaré du Dirty South et un son étonnant, très funkoïde, bien happy et dansant. Eclats de paillette, tourbillons soniques qui te font monter vers des galaxies que n’aurait pas reniées un Bootsy Collins en mode cyborg. Le tout est tenu par une hargne techno assez jouissive. Comme si le son de la Hague s’était allié au funk américain de la grande époque. Très long set, physique, engagé et hilare. On écarte un peu les ambiances sombres et plombées. DSC00548

TIBO’Z revient ensuite pour finir la nuit, un peu de house avant de rentrer dans son autre maison. Ne pas oublier les conseils de survie de base « party hard but don’t forget to go home ». After en famille, fin de week end, au palais de la découverte, entre gorilles et parfums DSC00550

Ce lundi, invitation à la Cité des Sciences pour une expo Polar/police Scientifique. Retrouvailles avec J.J Reboux, Raynal, Pouy et bande de polardeux. Cocktail pour l’élite, sans alcool, police et gendarmerie oblige. Salade de lentilles dans des boîtes de Piétri et une boutanche de rhum amenée en clandé pour imbiber les polardeux. Je la termine avec Oppel en devisant de films de série B ou Z. Par la même nous faisons un outing commun sur notre passion coupable envers « Waterworld » de Kevin Costner, film post-apo aquatique injustement descendu !  DSC00555

Le 14/02 en route pour une soirée « une décade au Bato » pour fêter les dix ans du navire avec MONOLAKE, DJ PETE et Alex et Choco pour encadrer les deux stars. On attaque fort avec Stef, Seb et Nolwenn, black russian pour les uns, simple red bull pour ceux qui tentent la détox. Set qui arrache un peu pour Alex et Choco, entre raideur et mollesse. Enquillage alcoolisé à grande vitesse, batailles de tournées, dosage à volonté. DSC00560

Lorsque MONOLAKE commence, j’oscille déjà. Une belle électro chtonienne et froide, profonde et basse. Pas vraiment funky, mais furieusement mentale. Entre l’ambiant glaçant et la minimale sans concession. Je traverse les nappes musicales comme dans un rêve. Vers la fin, il est vrai que ça tabasse un peu plus. Mais bon, je n’ai pas ressenti le frisson légendaire. Juste un très bon set.

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Le VJ m’hypnotise ce soir et je rencontre un pauvre verre esseulé dans les toilettes, plein, un vrai crime ! Incorporation de la mixture au Black Russian et je retourne voir DJ PETE alias Sustance, alias une foule de projets. Plus house et plus bondissant, bien festif et robotique mais déjà mon sens critique se désagrège sous les effets des alcools mélangés. Lâchage intégral à travers la brume, les strobos, les regards de cyclope rougeoyants et la musique électronique. Pour la discussion, je dois être en mode « repeat » sans vraiment m’en rendre compte. DSC00625

Passage backstage qui ne me laisse aucun souvenir sauf une vision d’un DJ en transversale.

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Sans trop savoir comment, je me retrouve dans un tacot avec le reste de la bande. Direction le Jet Club… peut-être ? Fin de  nuit à l’anglaise, du plaisir, de la rigolade, mais une mémoire vide, blanche, atone. Je shoote mon ticket de vestiaire pour éviter la même déconvenue que la fois dernière. Singulier réflexe de survie nocturne. La foule, une techno pas innovante mais qui bastonne. Quelques lumières, juste le son, le corps qui résonne, tout disparaît, obscurité et brouillard mental.

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Une ultime vodka/pomme et je remonte soudain. Perdu. Je fais alors face à ce panneau. Il n’y a pas de demi-tour possible ! En effet ! DSC00649

17/02, sortir ou mater REANIMATOR 3 ? J’opte pour le DVD et suis très déçu. DSC00652

18/02, le Rex, mais un mercredi en journée et en famille, pour voir Dothy et le Magicien d’Oz, pas mal… DSC00654

19/02, il me tarde d’aller groover à nouveau, cette fois en mode moins altéré que le dernier week end. Je commence par un restau Thaï puis Bato far pour la BLEEP PARTY qui propose PLAID/TIM EXILE. Début de soirée 21 heures, costard cravate après le taf. Je capte Stef au comptoir et les bonnes résolutions sont atomisées en deux tournées. DSC00656

Hudson Mohawke, n’est pas venu semble-t-il mais un DJ rap/dub le remplace assez bien au pied levé. Vraiment une bonne petite intro. DSC00662

Puis voici TIM EXILE, nouvelle coqueluche électro/disco. Ca attaque plutôt bien, voix haut-perché, bruitages bouches et delays pour une électro qui meule et une vraie folie dans les textes SF/noirs entre décadence, discomobile et une ambiance Peter Clowes/Lynch. J’aime beaucoup les 4 premiers titres puis ensuite, le soufflé retombe un peu. Bien vu la techno organique homme orchestre mais si on vire ce petit truc, on se prend les pieds dans une pop électro bricolée mais peu inventive. Mais quand il fait monter une charmante demoiselle pour trafiquer sa voix, ça coince. Du truc, de l’épate. Pas beaucoup de corps derrière. Too much, too soon ? Possible ? DSC00673

Changement radical avec PLAID, groupe antique de chez WARP qui va, en quelque sorte, s’imposer avec une force tranquille. Electro pop, planante. Le vrai cœur des années 90’s mais encore vert, ni parodique ni bloqué. Longues nappes, petites compos enfantines et flippantes, un registre étendu pour des compos assez fines et totalement maîtrisées. Du coup, on monte bien et pas trop envie de terminer la soirée.DSC00678

Du coup, escale chez Vivi et Roxanne pour écluser quelques verres de rouge et choisir notre prochaine destination sous le regard torve du Marsupilami. DSC00694

Pourquoi pas l’hôtel des Sens, rade échangiste mais aussi boîte électro minimale de temps à autre. Oui pourquoi pas ? Paris, taxi de nuit et arrivée à l’hôtel. Lieu assez étroit et vertical, tout en hauteur, escaliers et petites salles intimes. Dancefloor réduit et une musique trop faible. Un verre, quelques discussions et on finit par s’arracher en compagnie de Fabienne, peut-être…DSC00697

Direction le REX, nous sommes en quête de son et JOSH WINK se produit dans le club du boulevard Poissonnière ce soir. Ultime taxi, entrée gratuite et je retrouve Milla, fidèle au poste. Vanne syndicale sur mon look salarié et quelques pipettes de Jager avant d’aller groover dans les lumières. DSC00698

En vieux roublard Josh balance une techno old school superbement efficace. L’idéal pour finir la nuit. Une bande de djeunes m’embarquent dans leur sarabande rigolote.DSC00713

Je file un exemplaire du « Tacot d’Elsa » à Milla et je dois me sauver, je bosse d’ici quelques heures. Dernière vision, à quai.

Voyage au pays de la Jager.

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http://www.myspace.com/spiritcatcher1

http://www.myspace.com/monolakemusic