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Pause clubbing et escale à Rome, en famille. Balades dans la grande ville impériale, entre les ruines antiques, les trésors picturaux et les églises de quartier qui renferme autant de chef d’œuvre que certains musées français. Petite hésitation. Aller voir Surkin, le samedi soir, dans le club le plus hype de la capitale italienne. J’aime bien SURKIN, du bon booty/électro house frenchy mais aller le voir à Rome… Tant pis, je passe mon tour et ronge mon frein. Je vais plutôt m’en mettre plein les yeux cette semaine. DSC00730 DSC00726 DSC00741

Blocage mental au Duty Free de l’aéroport, je craque pour 2 litres de Jagermeister (what else ?) et pour une crème de jour réparatrice d’un prix qui frise l’indécence. DSC00749

Retour à Paris et légère envie de danser en ce jeudi 5 mars. J’entame ma soirée par un apéro polardeux dans le 15 ème, offert par JJ Reboux et les Editions Après la Lune, histoire de cramer les €uros arrachés à l’Opus Deï. Un restau associatif, un punch subtil, des bières fraîches, des plats bien relevés et délicieux. Malgré l’étroitesse du lieu, c’est la bonne Ambiance. Je retrouve des connaissances du pays des écrits noirs dont Alexandre Dumal et Yasmina, déjà croisée l’an dernier chez le Poulpe. J’enquille sec, termine le bol de punch et passe au cubi de blanc. DSC00757

Dernières discussions avec des rebelles à l’autorité policière, une star en procès avec le Prez et même l’immortel créateur du « touche moi-pas ! ». Alors que deux demoiselles commencent à comparer leurs parfums en se respirant le cou, il est temps de s’éclipser dans la nuit, direction Oberkampf et le Nouveau Casino. DSC00758

Soirée « SUPERTRONIX », bien annoncée par un sublime flyer très « super héros ». Intro assez rap mélangée de morceaux de R’n’B avec une pointe de Booty. Pas mal pour poursuivre. Je ralentis la picole par contre. Doucement garçon, pas plus haut que le verre, quoi…DSC00764

Voici CHRIS DE LUCA, un des anciens de ce très bon groupe qu’était FUNKSTÖRUNG, accompagné par un minot fluet et chevelu façon « Justice ». Le duo fonctionne très bien, mélange de vieille tech et d’électro jeuniste. Le son est énorme et le mix presque Dirty South par moment est très efficace. DSC00766

Passons à la star maintenant, en l’occurrence MISSILL, Djette au visuel « super heros /Manga », bondissante et énergique mais… Son set est petit-bras, de la sous-Drum’n’Bass avec des éclats de french touch 2.0. Certes, elle se démène, tente d’arracher et malgré tout, ça crisse, ça coince. DSC00780

J’attends quand même son live pour arrêter mon jugement. C’est encore pire, on frise la calamité ! Une guitare bricolée « maison », un batteur et un toasteur rap… Mais pour quoi ? Du sous Rage Against the Machine, du L7 frelaté. Je retombe complètement, en dépit du punch polardeux et des 4 Black Russians. J’ai juste eu l’impression d’écouter du rock daté relevé par une sauce électro bien light. DSC00794

Passage au Charbon, le bar attenant, pour mater les lumières et projections multicolores. Je retrouve le staff du Bato, quasi au complet ! Pauline, Joe, Vince and co…  DSC00787

Le dernier DJ est en revanche, très bon. Il s’agit de SINDEN, juste 2 boucles, entre Minimal et Hip-Hop et ça retourne bien le dancefloor. On sent bien le pro du Club de Londres, FABRIC. DSC00814

Je finis dans le bocal fumeur, alpagué par un étudiant/teuffeur qui me prend pour un Sarkoboy à cause de mon costard cravate. Comme quoi, les apparences et les préjugés… Son frère vient couper court à notre débat politique en toc et je leur file mes dernières clopes. Un dernier verre de blanc pour en finir, métro. C’est le moment idéal pour continuer le TOKYO MONTANA EXPRESS de Richard Brautigan, entre vélocité et ivresse. DSC00817

15 minutes de sommeil puis j’attaque mon vendredi.

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Retour à la NWD, soirée de référence à laquelle je ne vais plus guère. Après un clip de la belle Lady Gaga, j’arrive au Bato. Je retrouve mes marques, les gens, la musique, les enchaînements parfois prévisibles. Bonne danse mais localisée dans la colonne vertébrale. Rien de mental, pas beaucoup de sons croustillants à se mettre sous l’oreille. DSC00821

Vendredi 13 mars, je me déplace à la Scène Bastille pour la COM2DADDY, « pour ceux qui savent » avec CABANNE qui fait un long versus avec AKUFEN, une légende minimale. Un set sinueux, avec d’excellents passages trippés et d’autres plus atones. Toujours l’effet casse-gueule du versus. Un peu déçu de ne pas avoir eu un live d’AKUFEN dont les sons (triturés à l’envie) nous projettent parfois dans une dimension frontalière. DSC00846

Quelques passages en salle fumeur, parmi les mégots et les volutes. Je retrouve Marianne, Amar, Valentine et d’autres connaissances nocturnes. Nous finissons dehors avec un couple de jeunes, Nicolas et Ambre. Envie de poursuivre ? Ok, allons tester les 3 escales vers Chatelet alternative moins destroy que le Rexy. On retrouve l’équipe des afters Sundays.

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Quelques discussions erratiques, d’étranges deals impliquant des cigarettes à la rose et des verre de vodka pomme géants. Un peu de piste, histoire de se terminer et s’arracher avant midi comme un velib traqué par une meute de pigeons.

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Je voulais enchaîner le lendemain mais après la projection de deux films de fantômes Coréens, dont l’étrange Hansel and Gretel, je vais plutôt rentrer tôt et m’effondrer. DSC00858

Avance rapide le 27 mars pour un SUPERCLUB TSUGI qui met les pays nordiques à l’honneur. TODD TERJE, PRINS THOMAS et LINDSTROM. C’est au Bataclan en plus ! J’arrive largement en avance et entame les hostilités à la vodka. La soirée démarre en douceur, pas grand monde, un mélange de très motivés (voire fracassés) et de discrets qui se tiennent loin de la piste. PRINS THOMAS ouvre le bal, une tech pas trop minimale, qui va plutôt chercher du côté du space disco avec des emprunts pop. Je devine même un titre de M. DEAR, son versant chanson. Sélection éclectique mais qui ne fait pas réellement monter. DSC00877

Par chance, les visuels sont monumentaux et de toute beauté. Puis TERJE prend le relai et monte d’un cran. Un son plus pointu, voire gonflé. Et là , miracle des nuits ! Il nous sort « Hold up ! » de Louis Chedid, la version électro/disco de 84. Je redécouvre la chanson. Dépouillée, minimale et d’une noirceur intense. Les derniers mots « Et je vois ma mort, sourire, et je la vois m’emmener… » Brrrrr…DSC00889

Je suis bien parti et LINDSTROM prend le relai. Je crains un peu son space disco qui parfois frôle la neurasthénie mais là ! Rien de tel, certes c’est assez posé, ça monte très lentement, élévation graduelle et concentrique mais au final, décollage spatial dans les étoiles artificielles et les drakkars rosâtres.

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Nous atteignons Mars au petit matin.