Aniche baie des anges DSC02668

Juste dans le crâne, ce jeu de mot idiot dérivé de Dick rivers. Si t’avais connu, l’ Aniche baie des anges, à moitié nue… Car en ce mois de novembre, je suis convié à un festival polar en plein dans le Nord profond, lointain, mystérieux. DSC02577

Nous partons au petit matin, du repaire de Stéphanie D, qui désormais s’occupe de gérer les tentacules du Poulpe. Equipée en voiture. Quelques arrêts clopes et presse. Je découvre l’Echo du Cambrésis, journal gore et sordide qui fait passer des commentaires façon Youtube pour du journalisme d’investigation. Le maire d’Aniche, poète, nous reçoit dans une grande salle de sport. Etrange festival ! En danseuse limitrophe, sur la frontière brumeuse. J.B POUY reçoit une plaque de métal artistique pour l’ensemble de son œuvre avant de dériver dans ses histoires de céphalopodes. DSC02579 DSC02578

Je retrouve Pierre Dubois ! Qui a troqué ses allures de pirates contre un pelage argenté façon Gandalf. Sagesse paillarde. J’oscille ente le spleen nordique et la belle fraternité polar. Je résiste à la bière jusqu’à midi puis je cède et vais même m’intoxiquer à la clope, entre deux rencontres et non-ventes de livre. Il y a clairement d’autres priorités dans le coin. DSC02580 DSC02581

Entre les stands de livres, des gangsters d’opérette, des montreurs d’ours, des échassiers. Quelque chose se délite, la réalité s’altère doucement jusqu’à ce concours de jeunes miss. Miss Femme Fatale et Miss Ingénue Libertine. Second degré ? Ou autre chose ? En tout cas, ça me met plutôt mal à l’aise. Du coup j’arrête mon vote sur la plus belle coupe de cheveux. Ce vieux fantasme capillaire de mèches mouvantes se tortillant sous la lumière d’un club terminal. DSC02584

Retour à Paris, d’autres bières et… Cette envie d’aller se secouer la carcasse, encore quelques nuits, juste prolonger pour éviter la sédimentation derrière une pile de livres invendus. Donc, je file au Nouveau Casino pour aller écouter DUBFIRE ! Soirée gratuite ! Nous sommes un jour férié. Mercredi, je crois. DSC02592

En intro, c’est DJULZ, classique mais bien. Ensuite le maître, DUBFIRE qui nous balance un set de plus de 2 heures 30, très à l’ancienne, dub/house, pro. Assez idéal, classieux. Ensuite voici PAUL RITCH qui semble travailler en étroite collaboration avec DUBFIRE, si je m’en réfère au CD gratuit donné par la demoiselle du vestiaire. Il nous assène un son âpre et sec, un vrai coup de trique électro. J’apprécie mais je fatigue, je vais partir vers 4 heures, après avoir croisé Vivi. DSC02596

Jeudi, c’est jeu de rôle, massacre de gnolls et rapines d’objets magiques. Je tiens à garder quelques forces pour la soirée de vendredi : WANTED, au Nouveau Casino. Apéro avec Val. Je garde le contrôle en ne sirotant que du blanc avec parcimonie et modération. DSC02612

Une superbe soirée, très rap oldschool, avec l’immortel Gérard Baste, chef spiritueux des immenses SVINKELS. Ca commence par un mix/VJ avec des projections de films d’horreur genre vendredi 13 portés par des hits de la Minimale mais joués façon Fidget. Du Nathan Fake, Marc Houle etc… Le capitaine Baste arrive en costume immaculé, boutanche de rouge dans la poche. Bien sûr, il nous sort quelques classiques du SVINK, dont le « Réveille le punk » ! Mais il est aussi escorté par des guests de qualité, d’autres ex-SVINKELS, des membres du Klubs des 7, dont l’excellent JAMES DELLECK et son rap anxiogène complètement hanté ! DSC02613 DSC02600

Le lendemain, j’hésite à poursuivre cette quête dérisoire à la recherche des diamants incrustés dans les planchers de danse et autres volutes hallucinatoires. Mais bon, une petite virée au BATOFAR ça ne se refuse pas. DSC02657

J’y vais avec maître B., Sandrine nous fait entrer gratos et on se pose en terrasse. C’est assez blindé ce soir. Mélange d’une minimale subtile avec JULIAN JEWEIL et un live plutôt rude de VINCENT VIDAL. Croisé Thomas bien cassé et quelques connaissances, jeunes padawans et Gina. DSC02670

Ambiance électrique en terrasse avec des demoiselles qui dansent, seins à l’air, façon lapdance applaudies par des touristes aussi fracassés que nous. DSC02655

La possibilité d’une after manga ? Hésitation. Machine qui veut souffler quelques heures.

Une autre fois.

Sans doute.