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Le mercredi est généralement une journée bien copieuse à L’étrange et je commence le festin par

DEAD HEADS : Brett Pierce & Drew T. Pierce, 1 heure 38  DSC00005

Une zombie comédie qui s’avère être une belle bouse du début à la fin, que ce soit sur le plan zombies (en gros ça ne sert à rien dans cette pauvre histoire) ou sur le plan comédie, blagues pas drôles, acteurs en roue libre qui cabotinent, situation foireuse. Le film relate la trajectoire de deux types morts dont l’un veut aller retrouver sa blonde pour lui avouer son amour. Problème d’un sketch de stand-up étiré sur plus d’une heure délayé dans un scénario bancal. Intérêt proche du néant desservi par des acteurs en dessous de tout. Le héro est un nerd quadra qui se complait dans ses malheurs, son partenaire est une sorte de glandeur à la voix de fouine proprement irritante et la copine touche le gros lot avec une composition de MILF se faisant passer pour une jeunette ingénue/bêtasse.  Un black survivor et un sbire cabotin et ordurier ne parviendront pas à récupérer cette catastrophe filmique.

J’ai juste souri pendant le bêtisier de fin, un peu nerveusement et honteux, comme pendant les génériques de Benny Hill.

 

WAKE WOOD : de David KEATING , 1 heure 30 DSC00006 DSC00007

Film évènement, car il s’agit ni plus ni moins que du grand retour de la HAMMER, mythique studio anglais d’horreur des 60’s/70’s. Le film est très classique dans sa forme et dans son fond. Mélange de réalisme social (un couple de citadins s’installent dans un village reculé) et de flippe mystico-celtique (les gens du cru connaissent un truc pour ressusciter brièvement les chers disparus). Et coup de bol (façon de parler) le jeune couple a récemment perdu sa petite fille, boulotté par un clébard.

Mélange de Simetierre et du Wicker Man (pour l’ambiance folko/ tambourins/ paniers en osier), Wake Wood est efficace. Acteurs convaincants qui parviennent à faire passer la tambouille résurrectionniste, bonnes pointes d’angoisses mais la seconde partie du film vire au film de gamine possédée puis à la traque survivaliste. Moins ambitieux que son cousin KILL LIST son classicisme désuet et la bonne tenue de sa distribution font de WAKE WOOD une belle madeleine à tremper dans un bol de sang frais, pour les nostalgiques des films d’horreurs 80’s.

 

MILOCRORZE (a love story) : Yoshimasa Ishibashi, 1 heure 30. DSC00010

Une sorte de pur délire graphique et coloré composé de différentes saynètes.  On commence par suivre un minot rouquin coiffé au bol qui vit dans un décor enfantin et tombe amoureux de la grande MILOCRORZE, sorte de gentille bombasse discrète. Elle finit par le plaquer et on va suivre la journée d’un conseiller en séduction, sorte de Austin Power déjanté et chantant. Le meilleur segment du film, rigolo, gratuit et musical.

Ensuite ça vire au film d’action Chambara, un ronin tente de récupérer une fiancée retenue prisonnière dans un bordel baroque. Une scène de jeu de dés à la Zatoïchi plus une tuerie interminable au ralenti/accéléré démarquage de la scène finale du « Sabre du Mal » et puis une fin en queue de poisson/retour au départ très conte pour enfant du genre « et puis voilà, c’est fini, c’est tout ! »

MILOCRORZE est en effet tout simple malgré son intrication d’histoires parallèles et le film ne prétend rien de plus. Petite bouffée de fraîcheur acidulée bien agréable.

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