08 décembre 2009
Clubbing Estival
Un début de juillet tout en puissance avec d’abord les 20 ans de JAD WIO, le 02 juillet, à la maison des Métallos à deux pas d’Oberkampf. Retrouvailles avec la vieille garde de la Loco, Cécile, Rom-G et mister B. Apéro en terrasse, bières et charcutailles. 
On arrive pile à l’heure à la maison métalloïde dont l’extérieur ressemble furieusement à un quelconque bunker investi par les orks de l’espace. Un peu dans le speed, on prend les places et on se rue dans la salle. Grande pièce sombre, austère et minimale. Encore l’option, tout pour le son rien pour la frime, comme au point éphémère. Par contre pour la boisson c’est bière uniquement. Pas trop chère en plus. Les tournées s’enchaînent tandis que « la Ballade de Jad Wiolenski » peut débuter… 
Véritable rétrospective raisonnée et critique de plus de 20 ans de carrière, on attaque par « The ballad of Candy Valentine » avant la cover « Paint in Black », « Taïba » et « Doggy Bugs ». Retour vers le Batcave, juste joué à deux, Bortek et Kbye, les vieux complices. Pas mal pour commencer… Ensuite on passe à l’album « Contact ». Le nombre de musicos augmente . Leur hit éternel « L’amour à la hâte » « Gimme Ur Night » puis vient une de mes chansons favorites « Priscilla » et ses contorsions psycho rock. Je marche encore, je groove, gobelet en main. 
L’ambiance se teinte d’un voile vaguement plus vénéneux quand ils entament « Ophélie ». Sacrée Oph quand même ! Toujours la pêche ! Des trapézistes filent au dessus de nos crânes dégarnis de quadras. Nos années brumeuses dans les caves me semblent bien loin mais étrangement JAD WIO n’a pas trop morflé. 
On décolle alors vers d’autres galaxies en compagnie de « La plus Belle Créature » , « Tsé-Tsé » « Mystère », « Le Beatnik de l’Espace » et l’imparable « Fleur de Métal ». Du beau space rock, odyssées stellaires et sensuelles, pleines de paillettes.
Bortek se mue en monsieur loyal nous fait basculer dans le cabaret berlinois des années 30. « La Danz Démone », sarabande freaky trippante puis « Victor », « Le Bal des Fantômes » « Maldonne » et le terrible « Cœur dans la Bosse ». 
Mais c’est déjà l’entracte donc on en profite pour monter mater l’expo et aller cramer quelques bâtons de la mort. Rencontre avec quelques fans, dont une dame venue du Sud lointain. Nouveau costume pour Bortek, furieux et diso « Invisible but Real », « L’abus de Soi » « Toxic Boy » puis « Volte Mort ».
Le final s’appuie sur le dernier album, respect total de la chrono des années Batcave au joli retour récent. « Les Habitudes n’existent pas » « La Monnaie Vivante » « Sauvage » « Avalanches » « Je Déconne » et pour boucler le tout, en fermeture du catafalque, « Das Ist » funèbre et véloce comme un testament Hellektro.
Avec Mister B, on tente doucement de filtrer au Social Club, mais on ne passe pas l’entrée. Deux quadras imbibés à la bière, sortant d’un concert de vieilles carnes dark, on ne veut pas de ça chez nous. Je pourrais insister, invoquer Micky mais bon, on va passer. Y’aurait éventuellement un petit truc au Bato mais on va la jouer sérieux…
Surtout que ce samedi, on à cet enterrement de vie de garçon en l’honneur du sieur Nico, en forme de jeu de piste. On me refile les dernières heures, le cœur de la nuit. Un choix logique.
On commence par une embuscade musicale aux Tuileries. Ces vieux comparses ont reformé leur groupe de djeunes « PANDANSTAN ». Des covers sous les allées. On déboule, comme par magie, faire la claque et poursuivre le jeu de piste.

Quelques minutes plus tard, Mister François, surgit, en bouliste de l’enfer, équipé en kils de rouge et saucisson de montagne. J’explose mes comparses à la pétanque, sans forcer. Le hasard. 
On enchaîne dans un restau japonais bien vintage et délicieux, encadré par des Djeunes qui déboulent de la Japan Expo. Nous captons leurs discussions de geeks et j’en comprends une bonne partie tandis qu’il pleut des cannettes de Kirin sur notre tablée. Bonne picole, délicieuses ramens et le nombre de conneries débitées à la minute augmente. Tellement que le couple in love à côté commence à s’énerver et que les serveurs veulent visiblement faire gicler les gaïgins que nous sommes. Ils vont même m’offrir mon repas pour se débarrasser de nous avant de fermer le restau.

Bon, on file à côté, à la Fête Foraine pour poursuivre ce voyage vers l’enfer régressif. D’autres bières, de la barbe à papa. On flingue à mort et on gagne des fausses PSP (appelées P.O.P) ainsi qu’une paire de FLAT Eric qui deviendront nos guides nocturnes. On va même jouer les héros en essayant les auto-tamponneuses, la grande roue et d’improbables sphères propulsées vers les hauteurs à grande vitesse. Singes en bois, tests d’amour et faux Barthez. On se gondole bien entre les jazzeux manouches et les touristes américaines sympathiques.

Mais la nuit avance et nous devons rallier le Batofar. Nous effectuons une première escale au FROG’S pour nous enfiler quelques cocktails. Seconde escale aux Frigos/Vôutes parce que c’est sur notre chemin et re-bière tout en écoutant la fin d’un dernier morceau de Rock expérimental. Mister François nous lâche, avec classe et s’en va sur son fier vélib . 
On oscille vers le Bato et je me dis que ça va pas être gagné pour entrer. Cinq gars un peu altérés...
Mais en fait, tranquille. Soirée MY HOUSE avec entre autre, ce vieux brigand de JEF K, G-ROM et SHADE, déjà vu chez Réda, il me semble.
Bon ! Enterrement de vie de garçon, il convient de marquer le coup donc j’offre la bouteille de vodka en grand prince fluvial. Avant d’aller guincher jusqu’à l’extinction des dernières neurones, nous squattons donc la terrasse et Vince me refile quelques centilitres de Kalua pour que j’initie mes compagnons plutôt bière. 
A force de deviser, nos conversations philosophiques de haute tenue finissent par capter l’attention de deux clubbeuses bretonnes, Gaëlle et Mélanie ainsi qu’un de leur ami. Le débat est vif mais constructif. Non , en fait, nous sommes arrachés et déjà en route vers la frontière de l’inconscient. 
Nos chaussures sont imprégnées de la poussière de Tijuana tandis que nous amorçons notre descente dans le cœur de la HOUSE. Il est tard, nous avons raté les warm up et arrivons à la fin de JEF K. Toujours bien au taquet avec sa house old school.

La surprise vient d’ALVARO CABANA, résident du MONDO, club madrilène réputé. C’est à la fois deep et subtil, circulaire et profond. La techno de Detroit a bien été intégrée à la nouvelle HOUSE qu’elle provienne du Chili ou des entrailles berlinoises glacées. « Brechas » résonne comme un titre idéal. 
La nuit commence, 3 heures du matin. Pas la foule mais des danseurs et danseuses motivées à l’extrême. Vision d’une queue de cheval rousse délétère et tournoyante. Je suis contrôlé par un rythme curieux, venu des profondeurs.
Nico tombe la veste tandis que je poursuis ma quête interne entre Black Russian et Vodka-pomme, pour ralentir un peu. On tourne dans le strobos, les ombres se découpent dans les lueurs furieuses et on lâche tout, plus vraiment de formes définies, juste suivre les pulsations. 
Set très long de CABANA, complètement frais, neuf, quelque chose de l’ordre du miracle discret, un graal déposé avec douceur sur le coin d’un comptoir collant. Nico est à fond de ballon, sur la scène, torse poil à onduler avec des amis instantanés. 
Quand survient la fin, c’est un déchirement d’avoir à quitter la calle du Bato. Par chance, nos amis Eric les Plats nous accompagnent dans une errance éthylique plutôt sévère. Nous évitons une patrouille en shootant dans nos pauvres POP puis l’alcool reflue et nos actions perdent en cohérence tout en gagnant quelques parcelles venu d’un monde alternatif. Flat Eric fume, boit des cafés, siffle de jeunes demoiselles sur le quai du métro. Sympa mais relou la peluche psychique ! Perdus dans le 13 ème, coincés près de la Bibliothèque de F. Mitterrand.

Nous rallions le métro par miracle puis avant d’échouer au Macdo, nous rencontrons ce couple de jeunes, venus voir Britney. Partage de nos magies respectives, puis enfin, le bonheur, simple et gras comme un mac morning. Flat nous aide à terminer les piles de burgers.

Retour délicat mais étrangement, je ne dors que quelques heures. Attente du bus. Un autre perché, surgit d’une after dans une cave breakbeat ou drum-N-Bass vient me taxer des cigarettes et trippe sur mon T-shirt « Ken le Survivant ». Nous allons visiter quelques amis dotés de bouteilles, champagne et blanc, je remets ça.
Sans doute les verres de trop puisque le mardi qui suit, je tombe en syncope après avoir maté un film gore extrême.
Petite nature.
En bonus, quelques vidéos aléatoires et foutraques retraçant, de l’intérieur, ce moment unique de transfert mental.
http://www.youtube.com/watch?v=WkoDD3vYCf4
http://www.youtube.com/watch?v=q-vmWbjDS4s
http://www.myspace.com/alvarocabana
04 novembre 2009
Clubbing juin
C’est un curieux entre-deux.
Un passage entre Mai et Juin, cette seconde soirée à la Villette, après the Body hier soir, the Mind, en cette douce nuit dédiée au label qui représente la Minimale à savoir Minus ou M_nus. Lookage plus fun/coloré que hier mais je garde l’option, veste, chemisette, chapeau. Pour contrer le manque d’alcool fort, je m’équipe d’une bonne vieille flasque de vodka pure. Autant y aller franco !
Dans la file d’attente, je tombe sur mister Pass-Pas, ainsi qu’un ancien videur du Bato. Déjà des têtes connues. On commence par BAREM en set d’intro, très bien, assez rentre-dedans direct, pas de lounge ce soir ! Je rencontre Faci bien à bloc puis pas mal de vieilles connaissances des afters de maître Réda. Belle nostalgie et nous décidons de mettre en commun nos ressources festives, vodka, cigarettes, redbull and co…

Ce coup-ci, les fumeurs n’ont pas été oubliés comme hier et on peut s’intoxiquer tranquille, au dehors, sous les arcades en fer forgé donnant sur le grand parc. GAISER prend la suite, toujours du lourd, du costaud, de la Minimale/House bien énervée avec des sons riches et un registre plutôt ample, en particulier grâce à quelques nappes surprenantes.
Vraiment du pur plaisir, partagé par un public en parfaite communion avec l’ambiance estivale et solaire. Mais il faut déjà faire place au maître suprême, RICHIE HAWTIN. Inventeur glacé du genre. Ce soir, il a décidé de taper dans le registre « dur ». C’est très percu, très house décharnée sans délires expérimentaux. Je reconnais le classique de Villalobos mais passé à la meuleuse à béton. Le light show est également dans le même ton, lumière blanche, très crue, fondant sur les murs immenses. Un ambiance un peu curieuse, comme funèbre, comme s’il fallait en finir, ce soir, avec son propre genre. Tuer sa propre création, enterrer sa Minimale/Frankenstein et voguer vers d’autres eaux. 
La halle est remplie, public un poil plus âgé qu’hier et la vibration est fabuleuse et freaky à la fois. Croisé Pauline du Bato, Vince, Syl et Alice en mode « pause-clubbing» a qui je troque ma dernière clope contre son fond de vodka-redbull tandis qu’elle se fout de moi alors que j’essaye d’envoyer un SMS. Je tape comme un vieux, tout lent. RICHIE continue son très long set mortuaire et ouvre idéalement pour MAGDA. Le set est proprement terrifiant ! On se croirait au cœur du Mordor ! Lumières brûlante et une électro râpeuse, sans concession aucune ! 
Je suis bien altéré, je dois avouer, mais également très bien, j’oscille dans cette musique risquée et incandescente. Le bar se retrouve vidé de tout alcool vers 5 heures, plus de red, plus de champ ‘. Le public a tout bu, les gens dansent, sont à fond. C’est d’une beauté qui touche à une forme de perfection.
Sur la fin, MAGDA, en reine-lézard, nous achève par du Cobblestone Jazz puis par un remix vraiment louche et profond de Art Of Noïse. Je ne m’étonne plus de rien, j’ai dépassé les frontières. Deux gentils perchés en profitent pour me donner des plumes violettes et customiser mon chapeau. Me donnant un style encore plus « Pimp ». « Pimp my clubber », un nouveau concept ? 
A la sortie, je tombe sur Aurélie, un peu fatiguée.
Retour dans le premier soleil.
Quelques jours plus tard, le 13 juin, je repère une soirée « Outside Moëbius » à la Bellevilloise. En ancien fils du « Métal Hurlant », fan de l’Incal et du Major Fatal, je parviens à décider ma femme et ses amis à passer la soirée là bas. Pot en terrasse, douce ambiance bobo et restau moyen. On s’éternise un peu, quelques bières et au final, je suis trop loin pour revenir à la Bellevilloise et du coup je me replie à ma seconde base, nautique et rouge, le Bato.

Il est tard ou tôt, je suis déjà bien altéré, mais l’envie de danser secoue ma carcasse décadente. Bonne petite affluence, je squatte tranquillement la terrasse. Toujours de bonnes surprises aux soirées IMBROGLIO, mais j’ai raté les stars et je me laisse porter par la house bizarroïde de KIMO et les classiques de TIBO’Z. 
Du plaisir dans des sonorités old-school, dérive mentale en oblique. Danse osseuse avec des spectres blonds et je passe en mode suicide-alcoolique en alternant bière et sky. Discussion avec une certaine Kenya et un jeune à bloc, bien sympa.

Une belle aube se déconstruit devant moi sur le chemin du retour. Mais je profite d’une bouche d’égoût, symbole circulaire, pour y déposer une dernière offrande, bière/sky et ainsi éviter les ultimes gorgées fatales.
Léger break, mais déjà s’annonce une Backstage en ce 19 juin ! Passage obligatoire et fidélité oblige ! Du coup j’arrive tôt pour écouter le beau mix de Brian et DOLIBOX. Pas mal de connaissances. Les survivants de l’ère Minimale et captage du posse habituel, Stef, Amar, Valentine and co. 
La soirée se développe doucement, bien calée dans une house minimale de bon aloi, Les pots s’enchaînent, la fièvre monte peu à peu. Mais à l’arrivée d’ARK, la Backstage va passer dans une étrange dimension. Le gars porte un débardeur blanc, blondinet fantasque, bien énervé. 
Et… La Minimale se fait submerger par du funk très FM, à l’ancienne. Retour vers les années 80’s, au début des « hits des clubs ». Sélection curieuse, cheesy, limite grinçante. Bizarrement, ça me fait bien marrer et je lance la machine à danser ! 
Dans cette étrange musique, au final assez gonflée et limite, bientôt huée par le public, je me fais aborder par une charmante demoiselle qui bosse chez Tigersuhsi. « Tu danses tout seul ou bien ? » 
L’altération est déjà bien entamée lorsque nous dansons dans les lueurs étranges. Paroles curieuses portées par ce funk venu du fond des temps. Substances allergènes. Mélanges interdits. Pause double-sky tandis que ARK se fait un peu jeter pour être remplacé par AUDIO WERNER. Classique DJ berlinois tendance Minimale en béton armé. Un peu de mal à rentrer dans son set rugueux et ultra calibré mais à force, les structures reviennent et on se laisse porter.

Continuons à danser jusqu’au matin avec Jos, Stef et autres puis au final, les survivants vont céder à l’appel d’une ultime after aux 4 vents. Nous embarquons un musicos ou DJ de Marseille dans la sarabande terminale alors que d’autres groupes se forment, s’émiettent. 
On y retrouve mister Jedsa pour de la bonne petite house. Presque personne. On tombe sur quelques vieux briscards, dont Nadia et Vanessa, peut-être.
La matinée commence doucement. Je ne reste pas très longtemps dans les tentures rouges. Une véritable after à la texture de fin de fête, comme s’il fallait tirer le rideau, au moins, ce jour… 
Le 21 juin, je ne sais quel démon me décide à faire une virée pour la fête de la musique ? Je tente le Bato avec Sylvain et ses amis mais c’est lourd, encombré, filtrage ultime. Dommage, les quais étaient plutôt sympas. J’aurais du suivre les jeunes tribeux de l’autre côté. J’attends avec les jeunes bourrés puis lassé, je rentre direct.
Nous sommes déjà le 25, passage rue Muler chez Baleine Noire. Quelques bières au sein du curieux cabinet puis escale au pub « Le FROGS » pour y prendre mon repas. Une bière brune qui manque de m’achever avant le début de la soirée au Bato qui doit lancer les FREAK N CHIC de l’été.

On commence avec :TERRY : toujours nickel, DAN GHENACIA, le boss, qui ce soir est vraiment en forme et ouvre pour REBOOT de chez Cadenza, bien puissant,. Il nous distille une house plutôt ouverte, assez savante… Pas mal du tout. Je me démène comme un beau diable, croise Vivi, HAK, Syl and co. Les fidèles.
Je fatigue assez vite par contre et rentre vers 4 heures. Boulot demain, un peu de sérieux tout de même !
Le lendemain, j’enchaîne avec un apéro SF en compagnie de Val de Sylvain et d’une de ses copines. Ambiance assez fermée. Petit cercle de la SF, du coup, on reste dans notre coin. Passage ensuite dans mon restau magique, le Fuket, rue Oberkampf, en prévision d’une soirée WET FOR ME au Nouveau Casino. C’est surtout TETINE qui me motive, vu que j’adore leurs clips et leur mélange électro rock brésilien, sans complexe. Et vu qu’il y a aussi MAUD (de Scratch Massive) et La CARDINI ! C’est à ne pas rater. Ni Val, ni Sylvain ne suivent et je me pointe en solo devant le club.

Je tombe sur deux étranges mais sympathiques lascars qui s’imbibent de 8.6 en dégoisant sur la Dark Folk et en reprenant en cœur des titres de « BRUTAL FRONT » et autre standards Oï. Second degré, déconne, bien sûr mais ça me tend légèrement la fibre. Surtout vis-à-vis du videur qui semble modérément goûter cet exercice de provocation d’exégète.
J’arrive quand même à entrer, en sacrifiant un peu mes nouveaux amis, disqualifiés à cause de leur cannette. Plus de batterie dans le télé/appareil photo, juste deux impressions fugitives sur TETINE. Le groupe me déçoit violemment en live, passé les deux premiers titres bien dansant. Trop foutraque dans le mauvais sens du terme voire sirupeux.
Je tombe sur Fantomette puis me laisse happer par le set classieux et sublime de MAUD. De la belle ouvrage, une électro fine et qui ravage en douceur. Voilà mister Stef et on va rougner sur CARDINI toujours au top !
Fin de soirée un peu destructurée. Une grande Black m’accoste.
« T’as intérêt à être homo, toi ! T’es trop beau gosse, tu ressembles à un vieil acteur ricain ». Après computation, il s’agit de Billy Bob Thornton. Ha oui, vieux vieux quand même. Mais classy donc on va prendre ça pour un compliment. Nous portons un toast à mon gamin. He oui, hétéro désolé, marié, père de famille, tout ça quoi ! Mais partageons ce verre de vin blanc et dansons jusqu’à franchir la barrière altérée !
C’est déjà la sortie ! Stef cherche les étoiles sur son IPhone et je me dis que la soirée était vraiment pas mal, dans le ton de certaines nuits passées au Pulp.
Le 28, je me traîne comme une âme en peine à EAUBONNE pour un festival Polar.
Je suis surpris par cette journée qui se révèle passionnante. Accueil grande classe, débats intéressants et quelques belles rencontres. Tellement bon qu’on se termine chez mister Nicolas Jaillet, un auteur d'Après la Lune, à boire quelques verres et à grignoter des légumes.
Je rentre bien trop tard, le pas sinueux, comme un serpent estival.
10 octobre 2009
Clubbing en Mai
Avis de Décès : La Minimale décède en Mai.
Commençons le joli mois de Mai par une virée au Nouveau Casino pour les 4 ans des soirées Smallville Parties que je prends un malin plaisir à rater, malgré mon envie de voir Pantha du Prince, depuis un temps certain.
Une entrée gratos grâce aux mails reçus dans la semaine et je trace direct Rue Oberkampf. Eclairage sombre et projections de graphismes vectoriels plutôt bien foutus. Avions, visages. De quoi bien décoller dans la micro house et la tech bien ciselée.
PANTHA DU PRINCE pour commencer soft et deep. Boucles profondes et des petites touches. Une touriste m’aborde, sud américaine peut-être, elle recherche des prods. Je lui dis que je suis largué mais devant son instance finit par lui conseiller d’aller voir dehors, dans la rue du QG. Ce rade maudit. Bon set princier, élégant et finaud.
PATRICE SCOTT, leader du label Sistrum prend le relais avec sa house furieuse de Detroit qui donne sévèrement envie de danser.
Je trouve un verre de rouge orphelin, hésite, mais comme il est plein, je l’adopte et vais le siroter tel un prince lointain dans ma bulle cancérigène. Une demoiselle brune passe et dépose ostensiblement un flyer pour une soirée future. Marc Houle au Glaz’art. Je m’en empare, pour suivre le fluide nocturne, traquer les indices.
Final par le résident Julius Steinhoff et Jacques . Bien correct, pas trop violent.
Le 02 mai, samedi tranquille, jeux de plateau, bière, fumée et trahisons. On avance vite jusqu’au 07 mai, retour au BATOFAR avec SIGNAL ELECTRIQUE + FX PROJEKT +SUBVERSIVE BOY + BURN. On avise la « canard » connexion et on retrouve donc la joyeuse bande (Peydey, Divine, Sylvian, Anna, and co…) sur le pont du Bato. On attaque direct, Black Russian, pour pas perdre le groove.
Pendant que FX PROJEKT chauffe la salle avec un joli phrasé rap mâtiné de Trip Hop, on papote, on téléphone, on se chipe nos chapeaux et on compare nos lourdes bagues morbides. Pas mal du tout en fait ce projet de FX, big beat absolument pas nostalgique, 2 step bien vitaminé.
Bon, voici la BURN ! J’étais venu pour enfin la voir, ayant juste porté ses disques et sa basse lors de son dernier passage à l’OPA, soirée ayant fini en une after bien puissante dont les échos résonnent encore parfois au fond de mes ossements.
Un set bien hargneux, électro solo bien rentre-dedans et provocation des rares mâles à oser s’approcher de la scène. « Les mecs du Sud ». Divine vient la rejoindre pour un bon petit duo. Bonne voix (également chanteuse chez Shane Cough, tout de même), paroles acides/pétasses comme on aime. Je kiffe bien « les tubes qui groovent » et l’imparable « Culture Klub » dont les paroles cassent bien et font quand même danser dans le rouge.
Allez, je commence à laisser filer et retrouve des signes des soirées antérieures dans les toilettes du Bato, dont cet étrange mouton et cette toute petite maison. Houlà ! Un verre perdu ! Je goûte. Etrange. Perrier/ vin blanc, ou autre ? Quelle importance ? Tudieu ! J’ai perdu la bande ! Et le set est déjà fini. Ralala, trop court ! Trop court ! Mais bon faut bien préparer le terrain pour les SIGNAL ELECTRIQUE, très stars en chapeau de cow-boy et spencers zèbres.
Revoilà Sylvain, bien bien cassé, les méfaits des Backstage ! Le transfert a fait mal ! Mission illogique et pause/break dans l’une des tentes extérieures. Le retour va être très long et fracassé. On refuse un taxi qui a l’air encore plus attaqué que nous, on retrouve la Burnmobile et là ! Miracle ! Je trouve une bière toute fraîche presque pas entamée.
Les dieux sont avec nous. Hop on traîne Sylvain jusqu’au métro et passage halluciné pendant lequel BURN va rappeler un CEO ou un attaché de presse. Le gar reste assez stoïque malgré l’appel tardif, respect !
Nous nous échouons à Neuilly, dans les nuages psychotroniques d’un bel appartement. Tout le monde s’endort, ralentit son métabolisme respectif. Je devrais rentrer. Une dernière vodka, peut-être ?
Le 08 au soir, Berlin m’appelle on dirait ? Je vais laisser Christophe Willem déblatérer et me régénérer pour la soirée TOKYO DECADANCE à venir.
Nous sommes le 09, peut être, je fends les corridors mollassons du métro pour émerger au Glazart. Looké japan light. Chapeau, lunettes, veste chinoise frappée du grand dragon écarlate et gants d’alchimiste du métal total. Une bonne foule, jeune et superbement lookée. Un plaisir intense, juste à être là. Tiens, à la caisse, je reconnais une ex serveuse du Bato. Je retrouve la bande de la soirée BURN, un peu plus fatiguée, mais Sylvain, trés pro, a bien récupéré.
Grosse foule, électro/Cyber/cosplay/Mangas/Furries et du coup une chaleur moite qui s’insinue dans le club de la porte de la Villette. Je n’étais pas revenu depuis longtemps mais ça me fait bien plaisir de me retrouver ici. Il y a une vraie ambiance et la patio fumeur ouvert sur l’extérieur est juste parfait ! Un petit côté club Allemand façon "Visionnaire", mais inversé.
Bon, je kiffe modérément les performers et happenings de SELIA, MICHI, MIHO, PINPIX, DORIAN, GALACTICA, HENNAYATSU. Des Dolls, des danses de talentos, du karaoke trashou, du strip tease dans le slime. Hormis les cages de plastique, ça m’emmerde un peu à l’opposée de certains adeptes bien hystériques. Même la chanson des hôtesses de l’air ne me fait rien de spécial.
Rayon DJ, c’est carrément mieux, avec DJ CEDRICOU ? SLASH et sourtout S20 qui va jouer dans le rouge, un gros bloc de Rock/Electro/big beat/EBM comme lui seul a le secret.
Je retrouve TCO et Angelica qui me détaille le happening gore que je viens de rater. Damned ! On termine avec DJ SISEN, une sorte de star qui relance les ultimes hystéries mais qui au final assure pas mal aux platines. Electro darkeuse avec un peu de rock. Assez bien foutue, dansante. Une belle communion finale.
Derniers instants dans la zone fumeur. On me parle d’une after au Barbizon dans le 13 ème. Etrangement, je me sens un peu « out » dans cette ambiance de fin de soirée et j’accroche moyen avec le gars qui me refile le plan. Faut parfois savoir jeter l’éponge et se rentrer doucement.
Vendredi 15 mai, j’hésite à me plonger dans la suite des aventures de « Kitaro le repoussant », sublime manga, jouer à Warhammer Online, ou mater les Mistons. Mais en fin de soirée j’expérimente un cockail interdit par la convention de Genève, base de vodka/powerade bleue et génépi (alcool de tueur à 70%). Un peu rude mais efficace. Tiens, si je retournais au Nouveau Casino pour tenter une vraie soirée Fidget ?
A peine le temps de formuler cette question, que j’ai déjà chaussé mes pompes zébras et que je me dirige vers la rue Oberkampf. L’anglais porte casquette et chemise « grunge » de bucheron et attaque son set comme un furieux ! Avec entre autre ses tubes tels que « BAD MAN HORROR THEME » qui pioche dans le rap/Grime et l’électro bondissante et frénétique à la TEPR/JUSTICE. J’accroche direct et me fait happer par les ondulations booty des demoiselles, les russes noircis et les fameuses grosses basses.
Première partie du set absolument sans faute, mélange électro nu-rave sans complexe, flirtant avec le hardstyle et l’eurodance sans se vautrer dans la vulgarité. C’est donc ça la Fidget, sorte de réponse maximale à la Minimale justement. L’envie de faire exploser le carcan des boucles deeps et des montées mentales, une exultation du corps dans les paillettes et le rap/house/Rock/Funk ce que tu veux du moment que ça le fasse ! Et le tout lié par la micro house vonstronkienne. Selon les puristes.
Par contre, la seconde partie est plus faible, moins bien tenue, le funk se délite, un peu mollasson.
La tendance s’inverse avec le passage de MikIX the Cat, parisien signé sur le label américain « Trouble and Bass ». Ca démarre très sèchement, avec une micro house mâtinée de sons raves. Là encore, nous ne sommes pas volé question basses car ça bastonne, ça perfore, ça martèle le béton… Et puis, peu à peu, on se laisse prendre à son jeu raffiné et ça en devient franchement passionnant. Pas facile et moins « délire fun » que A1 mais plus tribal/acide. Excellentes triturations de chants afro mélangées à de la house abrasive.
MED DAMON ou A4C vont boucler le bal des basses et mes chaussures bicolores me ramènent à la base.
Le lendemain, bonne forme et apéro dinatoire avec madame K. et ses copines, à Aubervilliers dans un loft immense, ancienne usine de colle à os ! Ca ne s’invente pas. Lookage chapeau noir et T-shirt rouge.
Nous buvons et groovons avec les élites socialo/communistes sous le patronage de Lénine et les couinements d’un flipper vintage. Je flashe direct sur un Coteau du Layon avant de me cramer avec une vraie conscience de classe dans la vodka/fruits rouges. Du punch, des gens relax, un peu de politique et de flirts adulescents sur fond de Madonna et DM.
Ouch ! De la chanson française aussi, du Manu Chao, vite, je me planque dans les toilettes pour savourer un punch qui fait mal et pense à m’exfiltrer de cette excellente before. C’est vrai que le Glazart n’est pas loin, au bout de la rue, pour ainsi dire.
Soirée CLASH « joint –venture » entre B-TRAX et PLASTIC, avec en star MARC HOULE et HOBO de chez M-nus, encadrés par les résidents BEN-MEN, OKINO, TARLOUF X. J’ai vais avec Véronique, un tantinet énervée qui a un besoin de s’éclater dans une éléctro soutenue. Passage de la barrière rouge et une très bonne surprise, puisque le son est nickel, l’air respirable et l’ambiance excellente.
A vrai dire, je n’attendais rien de MARC HOULE, quelques hits, un bon boulot de support/suivi de Richie Hawtin mais qui m’avait assez déçu lors de lives peu inspirés.
Cette nuit, c’est tout l’inverse. Il nous assène une techno froide, sans concession, dépouillée de tout artifice, sans le masque de la Minimale. Carré, agressif avec des vraies montées assumées. Juste parfait. Véro jette assez vite l’éponge et je m’approche doucement du bar pour siroter un petit Black Russian. Je rencontre des jumelles, Carole et sa sœur et une de leur copine qui insistent pour m’offrir une bière. Je suis déjà passé au Black, on va temporiser, bon allez, une gorgée pour faire plaisir.
DJ JOLLAN prend la suite et parvient à garder une saine tension dansante. J’avise Aurélie, avec ses ailes de fée, en véritable papillon noir des longues nuits électro de légende. Haute magie en rouge et blanc. Danses, déconne et gros son. Que demander de plus ?
A part un petit Jack Daniels en fin de soirée… Dernières impressions mentales avant de plonger au plus profond de soi même, dans les piliers de béton brut qui pulsent, bleus, encadrés par de charmants déjantés.
After ? Un copain à Aurélie me propose un plan pas loin, mais je reste étrangement focalisé sur le BARBIZON, ayant raté l’after TOKYO DECADANCE, la semaine dernière, à priori très cyber. Je rôde dans la ville encore endormie tel Haliday dans un film de Johnny To. Le squat semble définitivement fermé. Mauvaise option.
Le 23 mai, c’est un petit marathon sonique qui se profile avec en guise d’introduction un mini-festival métal/Noïse encore au Glazart, décidément ! J’y retourne sans cesse, magnétisé par l’endroit. C’est surtout JARBOE et GUAPO qui me branchent mais au final, j’apprends que Guapo est annulé.
Damnation ! Tant pis, j’ai ma place, je trace ! Marrant de retrouver la scène métal après des années de clubbing/électro. Que des gens en noir, dont Yannick Blay, Cadav and co… Quelques groupes français pour commencer, issus des productions TRENKILL. EVERY REASON TO, COMITY et CELESTE. Du bon métal bien alourdi façon Neurosis et compagnie.
J’apprécie avec modération tandis que j’enquille les bières. Ca oscille entre le très bon et le moyen avec une mention pour CELESTE et son dispositif radical, fumigène et lampes rouges frontales pour les musiciens. Des paroles en français lourdes et dégorgeant de hargne. On frôle le EYEHATEGOD… Par contre, ça a du mal à tenir sur la durée, dommage mais intéressant.
J’accroche assez peu sur ESOTERIC, une sorte de métal psyché assez alambiqué et symphonique dont les titres n’en finissent plus.
JARBOE c’est juste la catastrophe totale. Des musiciens mercenaires, très bons par contre, mais dont le son dessert totalement la poésie déclamée de la dame qui ne dégage rien. Une femme qui récite son cahier de textes. Dire que c’était une de nos idoles, nous pauvres gothiques fans des SWANS !
Je m’arrache et vais d’abord faire une esacle au PHUKET, mon restau des secrets rue Oberkampf, pour m’abreuver de Tsingtao et de soupe de poulet.
Ensuite, destination le SOCIAL CLUB pour une soirée SUPERPITCHER organisée par GET THE CURSE. Arrivée extrêmement tôt, je suis même le premier à groove, face au pilier, sur le son de Micky, très bon ce soir. Le club se remplit assez vite. Pas mal de touristes anglais. On me présente à une certaine Jemma et ses copines, sympas. Le son est bon, le groove tranquille et le plus important, j’ai repéré le petit bar à Jäger. 
Des chapeaux mystérieux nous frôlent tandis que SUPERPITCHER prend les platines pour un très long set assez peu minimal mais plutôt Tech/généreux, housse bien joyeuse, pas loin de la limite du soleil mais avec toujours un son qui percute.
Bien dans le fun jusqu’à ce que CLEMENT MAYER prenne la suite et fasse passer la nuit sous la barre dark et profonde qui le caractérise. Ses sets sont de mieux en mieux, de mon point de vue. Du sombre assumé, du mental un peu torve.
En fin de soirée, je retrouve Gina, en galante compagnie et STEF qui vient lui aussi bien profiter du son de Clément. Fin de soirée étrange en compagnie d’une certaine Sonia qui insiste pour lui payer un verre et de sa sœur que nous retrouvons au dehors. Champagne + Jäger, ça donne ? Heu, bizarre.
Un jeune homme ivre mort s’accroche au poteau du SOCIAL comme à une dernière chance. Derniers sourires et départ dans un monde en construction.
Fin du mois, j’accuse très légèrement une certaine fatigue mais il y a cette double soirée à la villette. WE LOVE SONIQUE avec deux parties, THE BODY et THE MIND.
Commençons le vendredi soir à la Grande Halle, arrivée tôt, looké darkeux, chapeau et liquette sombre à têtes de mort. Détail marrant, dans la file, je rencontre un ancien videur du Bato reconverti dans le tract ainsi que Monsieur Pass-Pass.
En Warm up, nous avons le droit à 8 BIT BOY, pas mal pour chauffer la grande salle un peu vide. Légère déception, juste de la bibine, du champ’ et de la Redbull. Et pas de zone fumeur prévue ! Herm ! du coup, ça clope sans trop de vergogne sur le dancefloor.
Le set de DIPLO est excellent, bien riche, rap/électro/dub avec une pincée de rock aride, on a même le droit aux Beasties Boys, c’est la joie ! Une tendance à partir dans le n’importe quoi mais ça permet de garder une belle ambiance. Un public assez jeune par contre, genre des graphistes géants barbus de 20 balais qui sautent partout. Il me semble deviner Richie Hawtin, en périphérie, en train de kiffer comme un petit fou. Passation de pouvoir ?
Le set de DJ HELL est assez étrange, un début purement minimal, puis ça vire à la techno dark avant de nous balancer des reprises kitsch de titres de Mozart puis du Cobblestone Jazz. Cet homme ne cessera jamais de m’étonner avec son petit pull noir à col roulé. Une certaine Camille, très sympa, m’aborde, quelques clopes, une danse et voici le final de cette bien belle nuit.
JESSE ROSE, un son très house afters berlinoises. La halle est à moitié remplie, le son a été bien ample, les lights shows énormes. L’endroit idéal pour les grosses pointures de la techno.
Je rentre sans me douter que demain, au même endroit, la Minimale va mourir…
A suivre…
http://www.myspace.com/fxprojekt
http://www.myspace.com/burnscrazy
http://www.myspace.com/a1bassline
http://www.myspace.com/mikixthecat
http://www.myspace.com/unhiverdeplus
11 août 2009
Clubbing d'Avril
Après une petite virée sur les landes guerrières de Warhammer Online, en ce vendredi 03 Avril, sortie tardive et en route vers La Scène Bastille, pour une nouvelle édition des « LIVE IMPACT ». Le warm up est un tantinet trop barré, façon after/house mais maître Guigui sait y faire pour se démener et faire monter l’ambiance, le tout porté par un son clair et puissant avec des basses très appuyées. 
L’affluence est correcte, pas blindée mais bien comme il faut. Un peu de monde et de la place. C’est également une soirée retrouvailles/aléatoires puisque je croise Aurore, l’ex-goth, Syl, Cam et les Berlinois et Damien, un peu zombifié, en mode clubbing automatique.
Les videurs sont un brin tatillons, ce soir, par contre. Vestiaire obligatoire, pas une clope ne dépasse de la zone fumeur… Pareil du côté des serveurs, dosage calibré sans aucun débordement.
A signaler le très bon set Minimal avec un peu de tek des 2 BUDDIES, qui ont véritablement fait décoller la soirée. Val me rejoint ensuite avec son copain Phil, après un apéro qui semble-t-il a été beaucoup plus dense que mes quelques verres / starters. Bien à bloc, un peu provoc donc il y a eu quelques interactions dans la zone fumeur, DJ gays fans de mangas, costauds en chemises rayées, étudiante prénommée Solène.
Arrivée ensuite aux platines de GUIDO SCHNEIDER. Le set est bien carré, taillé à la pointe de la lame de rasoir, un peu aride au départ. Toujours cette marque imparable des productions « Poker Flat », Mais après deux titres, c’est le bon voyage dans cette house déconstruite, mentale et furieuse.
En fin de soirée, nous essayons le mystérieux et cyberpunk « bar à oxygène ». Des bouteilles colorées emplies de fumée d’eucalyptus. Un peu cher et vaguement gadget mais ça dégage bien les bronches.
Beau final sous forme d’un grand « Bœuf » à 6 mains, ample, festif, assez puissant. Avant de partir, le fan de manga, m’adresse un « Tchao Darling ». Retour métro dans les coursives égyptiennes de Ledru Rollin. 
On ressort le 10 avril, pour une soirée bien attendue, très anticipée. Le retour de MATTHEW DEAR, pour une Batocool. DEAR c’est un peu le passeur originel pour moi, la soirée épique de 2005 qui m’a refait basculer du côté des machines à vibration psychique. Sans compter son incarnation en tant qu’AUDION, le projet aux EP toujours fabuleux. 
Retour au Bato, donc pour une nuit qui promettait des merveilles… Lookage de rigueur, veste chinoise, chapeau et gants mangas. 
ALEX est tout seul pour le warm up, une fois n’est pas coutume. Souvent je l’ai trouvé un peu raide dans ses mixes mais là, c’était idéal. Entre la house et la tek, super bien envoyé. J’ai beau l’avoir entendu à de multiples reprises, je suis quand même impressionné. 
DJ KOZE fut également très bon, assez subtil, un son qui glisse bien.
DEAR se pointe à la fin mais c’est une légère déception… Des grosses basses, des boucles profondes mais pas beaucoup de corps ni de viande en dessous. Un set syndical mais bon… Le début de la soirée m’a bien lancé et je suis moi-même en mode «zombie». Je pense que j’aurais pu continuer encore quelques heures, façon pilotage automatique. 
Croisé Amar et sa sister, Aurore and co… Ainsi qu’un graphiste italien portant un masque de catcheur escorté de sa copine en perruque fluo. Malgré l’heure avancée et les effets des substances alcoolisées, il tente de ma faire passer un message… Genre une curieuse fraternité de freaks… Catcheurs, dandys mangas ondulant sur la limite. On se passe nos cartes. Andria Serra.
Etranges ces soirées, tout de même…
Samedi, je comptais passer voir Ellen Alien, mais je rate mon jet d’esquive et reste à la base.
Dimanche, par contre, je ne veux pas rater la soirée au REX, avec DANTON EEPROM et surtout JOHN TEJADA, sans doute un de mes compositeurs préféré dans la Minimale/House.
Danton commence par un set curieusement bourrin, sombre et funky à la fois, avec un vrai rythme bien percussif et soutenu. Quelques minots se mettent même à danser la tekto devant sa cabine… Herm !
Qui dit soirée au REX dit Jagermeister, bien sûr ! what else ? 6 euros, ça a encore augmenté. Le haut coût de la vie la nuit… Un peu de peuple mais supportable. Fait chaud par contre, et les gens sont dans des dispositions assez « hots » également. Revu Mia, en forme, un petit verre offert comme à la grande époque. 
TEJADA arrive enfin et attaque par des titres plus calmes, subtils et progressifs du coup la salle se vide. Les béotiens ! Les fans restent. Croisé Cam et Micky qui refuse ma Jager… Tsss…
TEJADA se fout de la désaffection montante du dancefloor. Il continue à égrener des titrestrès épurés, moi j’adore. Puis quelques titres plus énervés émergent. On dirait un peu du VITALIC mais en mieux. Puis un titre de fou furieux, sorte de décomposition avancée de la NEW WAVE qu’il mixe avec 2 de ses meilleures compos… Je pars bien, assez haut. La grande clarté n’est plus très loin. Un arbre de lumière se détache soudain dans les stroboscopes.
Danto revient pour le final mais la salle est presque vide. Rencontre en fin de nuit avec une fan de Cardini, très sympa.
Pas trop envie d’after, ce matin. Schillings aux Folies ça ne me branche pas vraiment.
Il est temps de retourner sous terre entre les ninjas écarlates de rock en Seine 2009 et des décalcomanies de licorne.

Téléportation le 23 avril pour une partie de jeu de rôle dans le 13ème et à Ptolus, étrange cité médiévale.
Le 25, je tente une virée au Bataclan pour une nuit GET PHYSICAL, avec DJ T.LOPAZZ en live et Patrick BAÜMEL en DJ set. 
Bizarrement, la salle est assez vide et le son plutôt moyen. Le light show assure et la présence de deux steps/vélo d'appartement rajoutent un petit côté EBM ironique à la scène mais je ne marche pas dans le délire. Je repère juste un petit Matthew DEAR, pop pop, peut-être, tiré de son excellent album Asia Breed, de l'an dernier. 
Rencontre furtive avec Amar, sa soeur et Amandine que je ne croise qu'aux soirées Get Physical et qui a en vérité viré techno pure et dure. Quelques clubbers sont pourtant à bloc mais l'ambiance ne prend pas réellement.
Sortie de là avec un goût de trop peu. 
Le lendemain, samedi 25, pas prévu d'aller clubber, shopping fatal, je craque pour une pure bague de barbare avec clous et tête de mort puis bouffe chez des amies de Virginie. Quelques verres, mmm nous ne sommes pas loin du Bato, donc... Direction le ponton en métal rouge ! 
Soirée Imbroglio, pendant laquelle je retrouve, LLORCA, TIBO'Z et SMALL qui diffusent du son correct, entre house et techno bondissante.
Mais la révélation vient de ANDRADE, c'est en effet trés house mais il y a autre chose... Comme une construction sonore subtile assez piégée. Une rondeur dans les sonorités. Des basses qui enveloppent. De la old school luminescente qui traversent Dubfire et pas mal de trucs récents. Le grand kiff en quelques minutes.
Je suis fan d'emblée et j'en discute avec Valentine avant de me laisser absorber par les lueurs mauves et les blips end beeps de toute beauté. La révélation de 2009, pour le moment.
Fin de soirée un peu fracasse, mélange de temporalité. Je crois reconnaître une serveuse sympa du Bataclan d'hier... Raté. Herm... La demoiselle a dû prendre ça pour une technique d'approche vaseuse... Rapide discussion avec Véronique qui n'a pas trop mal pris la méprise. Retour sur la piste pour se cramer en beauté dans le joli son d'Andrade. 
Sortie vibrante, passage devant des villes en construction permanente.
http://www.myspace.com/djandreass
08 juillet 2009
Clubbing en Mars
Pause clubbing et escale à Rome, en famille. Balades dans la grande ville impériale, entre les ruines antiques, les trésors picturaux et les églises de quartier qui renferme autant de chef d’œuvre que certains musées français. Petite hésitation. Aller voir Surkin, le samedi soir, dans le club le plus hype de la capitale italienne. J’aime bien SURKIN, du bon booty/électro house frenchy mais aller le voir à Rome… Tant pis, je passe mon tour et ronge mon frein. Je vais plutôt m’en mettre plein les yeux cette semaine.
Blocage mental au Duty Free de l’aéroport, je craque pour 2 litres de Jagermeister (what else ?) et pour une crème de jour réparatrice d’un prix qui frise l’indécence. 
Retour à Paris et légère envie de danser en ce jeudi 5 mars. J’entame ma soirée par un apéro polardeux dans le 15 ème, offert par JJ Reboux et les Editions Après la Lune, histoire de cramer les €uros arrachés à l’Opus Deï. Un restau associatif, un punch subtil, des bières fraîches, des plats bien relevés et délicieux. Malgré l’étroitesse du lieu, c’est la bonne Ambiance. Je retrouve des connaissances du pays des écrits noirs dont Alexandre Dumal et Yasmina, déjà croisée l’an dernier chez le Poulpe. J’enquille sec, termine le bol de punch et passe au cubi de blanc.
Dernières discussions avec des rebelles à l’autorité policière, une star en procès avec le Prez et même l’immortel créateur du « touche moi-pas ! ». Alors que deux demoiselles commencent à comparer leurs parfums en se respirant le cou, il est temps de s’éclipser dans la nuit, direction Oberkampf et le Nouveau Casino.
Soirée « SUPERTRONIX », bien annoncée par un sublime flyer très « super héros ». Intro assez rap mélangée de morceaux de R’n’B avec une pointe de Booty. Pas mal pour poursuivre. Je ralentis la picole par contre. Doucement garçon, pas plus haut que le verre, quoi…
Voici CHRIS DE LUCA, un des anciens de ce très bon groupe qu’était FUNKSTÖRUNG, accompagné par un minot fluet et chevelu façon « Justice ». Le duo fonctionne très bien, mélange de vieille tech et d’électro jeuniste. Le son est énorme et le mix presque Dirty South par moment est très efficace.
Passons à la star maintenant, en l’occurrence MISSILL, Djette au visuel « super heros /Manga », bondissante et énergique mais… Son set est petit-bras, de la sous-Drum’n’Bass avec des éclats de french touch 2.0. Certes, elle se démène, tente d’arracher et malgré tout, ça crisse, ça coince.
J’attends quand même son live pour arrêter mon jugement. C’est encore pire, on frise la calamité ! Une guitare bricolée « maison », un batteur et un toasteur rap… Mais pour quoi ? Du sous Rage Against the Machine, du L7 frelaté. Je retombe complètement, en dépit du punch polardeux et des 4 Black Russians. J’ai juste eu l’impression d’écouter du rock daté relevé par une sauce électro bien light.
Passage au Charbon, le bar attenant, pour mater les lumières et projections multicolores. Je retrouve le staff du Bato, quasi au complet ! Pauline, Joe, Vince and co…
Le dernier DJ est en revanche, très bon. Il s’agit de SINDEN, juste 2 boucles, entre Minimal et Hip-Hop et ça retourne bien le dancefloor. On sent bien le pro du Club de Londres, FABRIC.
Je finis dans le bocal fumeur, alpagué par un étudiant/teuffeur qui me prend pour un Sarkoboy à cause de mon costard cravate. Comme quoi, les apparences et les préjugés… Son frère vient couper court à notre débat politique en toc et je leur file mes dernières clopes. Un dernier verre de blanc pour en finir, métro. C’est le moment idéal pour continuer le TOKYO MONTANA EXPRESS de Richard Brautigan, entre vélocité et ivresse. 
15 minutes de sommeil puis j’attaque mon vendredi.
Retour à la NWD, soirée de référence à laquelle je ne vais plus guère. Après un clip de la belle Lady Gaga, j’arrive au Bato. Je retrouve mes marques, les gens, la musique, les enchaînements parfois prévisibles. Bonne danse mais localisée dans la colonne vertébrale. Rien de mental, pas beaucoup de sons croustillants à se mettre sous l’oreille.
Vendredi 13 mars, je me déplace à la Scène Bastille pour la COM2DADDY, « pour ceux qui savent » avec CABANNE qui fait un long versus avec AKUFEN, une légende minimale. Un set sinueux, avec d’excellents passages trippés et d’autres plus atones. Toujours l’effet casse-gueule du versus. Un peu déçu de ne pas avoir eu un live d’AKUFEN dont les sons (triturés à l’envie) nous projettent parfois dans une dimension frontalière.
Quelques passages en salle fumeur, parmi les mégots et les volutes. Je retrouve Marianne, Amar, Valentine et d’autres connaissances nocturnes. Nous finissons dehors avec un couple de jeunes, Nicolas et Ambre. Envie de poursuivre ? Ok, allons tester les 3 escales vers Chatelet alternative moins destroy que le Rexy. On retrouve l’équipe des afters Sundays.
Quelques discussions erratiques, d’étranges deals impliquant des cigarettes à la rose et des verre de vodka pomme géants. Un peu de piste, histoire de se terminer et s’arracher avant midi comme un velib traqué par une meute de pigeons.
Je voulais enchaîner le lendemain mais après la projection de deux films de fantômes Coréens, dont l’étrange Hansel and Gretel, je vais plutôt rentrer tôt et m’effondrer.
Avance rapide le 27 mars pour un SUPERCLUB TSUGI qui met les pays nordiques à l’honneur. TODD TERJE, PRINS THOMAS et LINDSTROM. C’est au Bataclan en plus ! J’arrive largement en avance et entame les hostilités à la vodka. La soirée démarre en douceur, pas grand monde, un mélange de très motivés (voire fracassés) et de discrets qui se tiennent loin de la piste. PRINS THOMAS ouvre le bal, une tech pas trop minimale, qui va plutôt chercher du côté du space disco avec des emprunts pop. Je devine même un titre de M. DEAR, son versant chanson. Sélection éclectique mais qui ne fait pas réellement monter.
Par chance, les visuels sont monumentaux et de toute beauté. Puis TERJE prend le relai et monte d’un cran. Un son plus pointu, voire gonflé. Et là , miracle des nuits ! Il nous sort « Hold up ! » de Louis Chedid, la version électro/disco de 84. Je redécouvre la chanson. Dépouillée, minimale et d’une noirceur intense. Les derniers mots « Et je vois ma mort, sourire, et je la vois m’emmener… » Brrrrr…
Je suis bien parti et LINDSTROM prend le relai. Je crains un peu son space disco qui parfois frôle la neurasthénie mais là ! Rien de tel, certes c’est assez posé, ça monte très lentement, élévation graduelle et concentrique mais au final, décollage spatial dans les étoiles artificielles et les drakkars rosâtres.
Nous atteignons Mars au petit matin.
14 juin 2009
Clubbing en février
Certains mois sont plus erratiques. Février en fragments. Raté pas mal de soirées et effectué plus de virées improvisées, des nuits à rallonges, des translations, des changements de cap. Retour dans la carcasse rouge du Batofar également avec les 10 ans du rafiot vénérable qui nous a offert de superbes plateaux.
Commençons le 08/02 avec la soirée Imbroglio#3. Toujours de bonnes sélections, entre house, minimale et cette autre branche de la house qui émerge, entre le funk et le rap mais enrobé d’une belle électro saturée. Ce soir, l’invité d’honneur est le duo SPIRIT CATCHER, des belges qui travaillent à bricoler le funk dans un exosquelette futuriste.
TIBO’Z, le résident lance la soirée avec ses CDR. Mode tranquille ce soir, un peu touriste mais ça permet de s’imbiber doucement. LLORCA prend la suite et même si son set est légèrement en-dessous du dernier, il a le mérite d’attirer quelques danseurs dévissés sur la piste. Une house un peu old school mais solide, bien plantée dans ses basses et ses percus. 
On monte ensuite en puissance avec SPIRIT CATCHER, dégaine de rapper white trash ou égaré du Dirty South et un son étonnant, très funkoïde, bien happy et dansant. Eclats de paillette, tourbillons soniques qui te font monter vers des galaxies que n’aurait pas reniées un Bootsy Collins en mode cyborg. Le tout est tenu par une hargne techno assez jouissive. Comme si le son de la Hague s’était allié au funk américain de la grande époque. Très long set, physique, engagé et hilare. On écarte un peu les ambiances sombres et plombées. 
TIBO’Z revient ensuite pour finir la nuit, un peu de house avant de rentrer dans son autre maison. Ne pas oublier les conseils de survie de base « party hard but don’t forget to go home ». After en famille, fin de week end, au palais de la découverte, entre gorilles et parfums 
Ce lundi, invitation à la Cité des Sciences pour une expo Polar/police Scientifique. Retrouvailles avec J.J Reboux, Raynal, Pouy et bande de polardeux. Cocktail pour l’élite, sans alcool, police et gendarmerie oblige. Salade de lentilles dans des boîtes de Piétri et une boutanche de rhum amenée en clandé pour imbiber les polardeux. Je la termine avec Oppel en devisant de films de série B ou Z. Par la même nous faisons un outing commun sur notre passion coupable envers « Waterworld » de Kevin Costner, film post-apo aquatique injustement descendu ! 
Le 14/02 en route pour une soirée « une décade au Bato » pour fêter les dix ans du navire avec MONOLAKE, DJ PETE et Alex et Choco pour encadrer les deux stars. On attaque fort avec Stef, Seb et Nolwenn, black russian pour les uns, simple red bull pour ceux qui tentent la détox. Set qui arrache un peu pour Alex et Choco, entre raideur et mollesse. Enquillage alcoolisé à grande vitesse, batailles de tournées, dosage à volonté. 
Lorsque MONOLAKE commence, j’oscille déjà. Une belle électro chtonienne et froide, profonde et basse. Pas vraiment funky, mais furieusement mentale. Entre l’ambiant glaçant et la minimale sans concession. Je traverse les nappes musicales comme dans un rêve. Vers la fin, il est vrai que ça tabasse un peu plus. Mais bon, je n’ai pas ressenti le frisson légendaire. Juste un très bon set.
Le VJ m’hypnotise ce soir et je rencontre un pauvre verre esseulé dans les toilettes, plein, un vrai crime ! Incorporation de la mixture au Black Russian et je retourne voir DJ PETE alias Sustance, alias une foule de projets. Plus house et plus bondissant, bien festif et robotique mais déjà mon sens critique se désagrège sous les effets des alcools mélangés. Lâchage intégral à travers la brume, les strobos, les regards de cyclope rougeoyants et la musique électronique. Pour la discussion, je dois être en mode « repeat » sans vraiment m’en rendre compte. 
Passage backstage qui ne me laisse aucun souvenir sauf une vision d’un DJ en transversale.
Sans trop savoir comment, je me retrouve dans un tacot avec le reste de la bande. Direction le Jet Club… peut-être ? Fin de nuit à l’anglaise, du plaisir, de la rigolade, mais une mémoire vide, blanche, atone. Je shoote mon ticket de vestiaire pour éviter la même déconvenue que la fois dernière. Singulier réflexe de survie nocturne. La foule, une techno pas innovante mais qui bastonne. Quelques lumières, juste le son, le corps qui résonne, tout disparaît, obscurité et brouillard mental.
Une ultime vodka/pomme et je remonte soudain. Perdu. Je fais alors face à ce panneau. Il n’y a pas de demi-tour possible ! En effet ! 
17/02, sortir ou mater REANIMATOR 3 ? J’opte pour le DVD et suis très déçu. 
18/02, le Rex, mais un mercredi en journée et en famille, pour voir Dothy et le Magicien d’Oz, pas mal… 
19/02, il me tarde d’aller groover à nouveau, cette fois en mode moins altéré que le dernier week end. Je commence par un restau Thaï puis Bato far pour la BLEEP PARTY qui propose PLAID/TIM EXILE. Début de soirée 21 heures, costard cravate après le taf. Je capte Stef au comptoir et les bonnes résolutions sont atomisées en deux tournées. 
Hudson Mohawke, n’est pas venu semble-t-il mais un DJ rap/dub le remplace assez bien au pied levé. Vraiment une bonne petite intro. 
Puis voici TIM EXILE, nouvelle coqueluche électro/disco. Ca attaque plutôt bien, voix haut-perché, bruitages bouches et delays pour une électro qui meule et une vraie folie dans les textes SF/noirs entre décadence, discomobile et une ambiance Peter Clowes/Lynch. J’aime beaucoup les 4 premiers titres puis ensuite, le soufflé retombe un peu. Bien vu la techno organique homme orchestre mais si on vire ce petit truc, on se prend les pieds dans une pop électro bricolée mais peu inventive. Mais quand il fait monter une charmante demoiselle pour trafiquer sa voix, ça coince. Du truc, de l’épate. Pas beaucoup de corps derrière. Too much, too soon ? Possible ? 
Changement radical avec PLAID, groupe antique de chez WARP qui va, en quelque sorte, s’imposer avec une force tranquille. Electro pop, planante. Le vrai cœur des années 90’s mais encore vert, ni parodique ni bloqué. Longues nappes, petites compos enfantines et flippantes, un registre étendu pour des compos assez fines et totalement maîtrisées. Du coup, on monte bien et pas trop envie de terminer la soirée.
Du coup, escale chez Vivi et Roxanne pour écluser quelques verres de rouge et choisir notre prochaine destination sous le regard torve du Marsupilami. 
Pourquoi pas l’hôtel des Sens, rade échangiste mais aussi boîte électro minimale de temps à autre. Oui pourquoi pas ? Paris, taxi de nuit et arrivée à l’hôtel. Lieu assez étroit et vertical, tout en hauteur, escaliers et petites salles intimes. Dancefloor réduit et une musique trop faible. Un verre, quelques discussions et on finit par s’arracher en compagnie de Fabienne, peut-être…
Direction le REX, nous sommes en quête de son et JOSH WINK se produit dans le club du boulevard Poissonnière ce soir. Ultime taxi, entrée gratuite et je retrouve Milla, fidèle au poste. Vanne syndicale sur mon look salarié et quelques pipettes de Jager avant d’aller groover dans les lumières. 
En vieux roublard Josh balance une techno old school superbement efficace. L’idéal pour finir la nuit. Une bande de djeunes m’embarquent dans leur sarabande rigolote.
Je file un exemplaire du « Tacot d’Elsa » à Milla et je dois me sauver, je bosse d’ici quelques heures. Dernière vision, à quai.
Voyage au pays de la Jager.
http://www.myspace.com/spiritcatcher1
http://www.myspace.com/monolakemusic
21 mai 2009
soirées de Janvier
Laissons reposer le corps, l’âme et le foie quelques jours avant de s’aventurer sur les nouveaux territoires de 2009. Un choix un peu aléatoire sur la soirée DIALECT au Nouveau Casino, excécuté en faisant tourner la bouteille de liqueur d’ânesse après une soirée starter à la maison. Sortie tardive et déjà bien entamée.
Se succèdent les « We are so cool », Blackjoy et Simon Says, l’un des fondateurs du label Dialect. Un bon petit son, entre house et disco. Bien festif. Avec plein de percussions latino entrelardées de blips deepiens. Le funk est parmi nous ce soir ! Niché en particulier dans le tout nouveau titre « Mercurian ». Old school mais classieux. Pas la foule mais quelques danseurs happy et motivés.

A la sortie, petit matin frais, une fresque affichée sur le mur du café charbon, me fait de l’œil. 
Le 16 janvier, retour dans les contrées de l’étrange. Mes lunettes blindées ayant lâché, j’opte pour un look plus low profile, veste noire, binocles standards, T-shirt « Sankukaï ». Fini de me consumer sur les pistes, à moi la périphérie et les comptoirs peu éclairés.
Je commence aux « Disquaires » en compagnie de Val. Un joli lieu, bar à ambiance musicale qui se mue de plus en plus en un club-bis. Nous arrivons pendant le set très intéressant d’un duo électro/acoustique. Une pop un peu new-wave un peu heavenly, portée par une chanteuse et un gratteux. Nous enquillons les verres de Jack Daniels comme des cowboys en écoutant les chansons délicates. Eleden, ou un nom approchant. J’ai dû perdre quelques blocs de mémoire et le nom exact m’échappe. En fin de set, la chanteuse vient nous voir, taper la tchatche, nous étreindre.
Le duo reprend la route tandis qu’une foule de graphistes hypes arrivent dans le bar pour une soirée/clubbing électro/funk. Captage de Stef et Amar avant de passer à côté, à la Scène Bastille pour la troisième édition de « FOR THOSE YOU KNOW » sous l’égide du site com2daddy et de Valentine, la grande prêtresse minimale.
On commence par FRANKIE, vieux routard de l’électro pour un set assez calme, en demi-teinte. J’en profite pour rester au bar et poursuivre ma transfusion d’alcool ambré. Pur, sans glace. L’âme du Kentucky.
Dans la salle fumeur, je tombe sur quelques connaissances, dont Aurélie. Discussion optique et quelques clichés cyber/idiots dans la foulée.

EKOMINE prend les platines et attaque assez fort avec une sorte de remix de « JAMAÏCA » de Dubfire/Minilogue. Bien étiré et percussif avec quelques montées et belles ouvertures au micro bien crispantes. Mais son live ne tient pas la distance et semble se désagréger en beau milieu, malgré une belle tenue dans un registre à la M_nus. J’ai pas mal dansé avant d’aller me planquer dans le nuage cancérigène de la salle attenante. Je rencontre un prof de français égaré. Discussion polémique et pseudo-littéraire. Je suis un peu trop fracassé pour tenir l’argumentation. Val jette l’éponge peu-après. 
Vient ensuite CHATON et tout de suite, la soirée prend une nouvelle ampleur. Du son bien freak, sans doute concocté maison, à la fois subtil, profond et bien mental. De la micro house dont les fréquences étonnantes semblent pouvoir saper les jalons de la réalité immédiate. Il y a une base dub, des torsions house et des boucles hypnotiques minimales.
De quoi onduler pendant quelques belles heures, accroché à son verre solide. Fin de soirée, une prénommée Fanny, brune en robe noire, vient me taxer de quelques gorgées de Jack. Ultime danse puis téléportation dans le métro. 
Avance à grande vitesse jusqu’au 23 janvier, pour une OPEN HOUSE au Bataclan. 
Intro house/électro avec NA’SAYA puis étonnant passage de DAN GHENACIA que j’ai souvent vu mixer façon « liquide » en after ou en after d’after et là, nous avons droit à la version « solide ». De la house bien costaud, très physique. Je retrouve Stef et Dan G passe le voir ce qui confirme mon impression sur le DJ. Posture droite, la forme et impeccable mise vestimentaire. 
Pendant qu’ALAN BRAXE se met en jambes, je vais prendre une vodka/pomme bien tassée. D’ailleurs au fur et à mesure de la soirée la proportion jus de fruit/alcool va s’inverser jusqu’à en devenir difficilement buvable. Les petits miracles des pourboires. 
Changement de style radicale avec BRAXE justement, un ancien pote à Bangalter (DAFT PUNK), qui tape dans un registre plutôt French Touch 2.0 avec cette musique acide et festive, qui meule et pousse le système sonore du Bataclan à la saturation. Pas super original mais bien dansant. Il pousse même le vice jusqu’à dégainer son hit intergalactique « Music Sounds Better With You » déclenchant une petite émeute de bouncers fous et de clubbeuses excitées.
Dans le couloir précédant les toilettes, deux mecs se mettent à pisser devant les videurs. Ils se font jeter rapidos. Ambiance un brin délétère, ce soir. Très perso. Teuf interne, quelques signes d’agressivité. Captage de Liza dans le corral fumeur, toujours à bloc. 
Zappons de BRAXE à LIFELIKE pour un live assez moyen. Post French touch justement, Kitsune Ed Banger and co. Ca me ramène à des sons de ma jeunesse, genre les remix “club” qui passaient tard la nuit, un peu de Moroder, de Goblin avec des couinements de synthés. Drôle de mélange des styles, ce soir.
On boucle par PACO qui revient à une house plus oldschool, de quoi finir la soirée en douceur et en terres plus connues et appréciées que ces reliquats parfois poussifs des années 80’s reliftés à la sauce JUSTICE.
On termine ce mois de Janvier en retournant au Nouveau Casino pour une soirée CLUB / CLUB, une sorte de variation des soirées Duplex 100, puisqu’on y retrouve l’inusable PHIL STUMPF accompagné de divers DJ allemands.
Je shoote la liste de passage histoire d’avoir quelques repères entre les verres de Black Russian, les mix minimalistes, les clopes au balcon et la foule, bien dense ce soir.
Mais déjà MARCEL JANOVSKY se met en place pour une tech minimale assez subtile et vaguement énervante. Il retient les montées, le bougre et semble enfouir sa rythmique sous des couches de légers sons. Pas mal pour débuter la nuit et s’hydrater correctement.
Bon échauffement pour les deux stars BURGER & VOIGT, de chez Kompakt.
Des vieux de la vieille, déjà dans la tech avant l’explosion de la minimale allemande. Des dizaines de pseudos, des centaines de mix et une énergie rare. Ils font ce soir, un set très dancefloor piochant dans beaucoup de styles, de la tech, de l’électro, des glissades pop et de vrais bout de guitare qui apparaissent entre les beats.
Une grande nuit, qui donne soif et je dépasse un tantinet les limites corporelles. Altération dans le russe noir et flash mentaux. Une blonde en rouge fait le poisson lune devant le bocal fumeur. Je photographie son T-shirt. Les eaux troubles du n’importe quoi. 
Pour garder la pulsation, FALKO BROCKSIEPER, va nous asséner sa minimale profonde et rebondissante. Danser comme une balle déglinguée jusqu’au set final de Phil.
Sortie difficile, ça tangue, le métro semble se tordre devant mes yeux explosés 
07 mai 2009
Ultime clubbing en 2008
Décembre et dernière ligne droite pour le clubbing de l’année, on commence le 6 décembre au nouveau Casino avec une soirée Duplex 100 qui reçoit CATZ N DOG, duo polonais électro également connu sous le nom de 3 CHANNELS. Une sortie pas franchement prévue, bouffe à la maison puis on se décide à continuer la nuit vers Oberkampf, impro totale en compagnie de Marc et Véro !
Phil Stumpf et son comparse Reynold ouvrent le bal technoïde pour les compos des félins canidés. Le set qui accompagne la sortie de leur dernier album « Stars of Zoo » est ultra carré et efficace. A la fois deep et minimal, housy, profond. Bien évocateur et cinématographique. On devine même, sous les basses houssy, de petits sons étouffés façon « bataille au ping pong ». De quoi bien nous rendre hystériques !
A grand renfort de Black Russian, nous voilà bien à bloc, calés dans le son classieux qui se déploie en spirale autour des corps frénétiques. Marc en profite pour me taxer mes lunettes magnétiques tandis que Véro affole les jeunots avec ses nouvelles bottes. Arrivée tardive de Gina et un staff également dans le même move dansant.
Marc calera un peu avant la fin, je sors en solo, un peu assoiffé. Ho ! Une bouteille de Coca light (presque pas entamée) me fait de l’œil dans le couloir de la sortie. Capture et réhydratation. Etrange ça n’a pas vraiment le goût du coca… Et je finis bien fracassé à chercher le chemin du retour.
Avance rapide jusqu’au vendredi 12 décembre pour la soirée « tapis rouge » et super mega stars de GET THE CURSE au Bataclan. 
Before chez Taalem et Elph, ou je troque un exemplaire du Tacot d’Elsa Lambiek contre des galettes japonaises délicieuse et un fond de Limoncello. Boisson qui avait failli m’achever à un mariage récent (dosé à 10% de liqueur au citron/90% vodka aussi). Dans la file, je rencontre Aurore et j’y gagne une rasade tassante de sky. On est bien !
Sur le set d’intro de CLEMENT ou MICKY, je pose mes arpions sur la vénérable piste et deux jeunes demoiselles en chemises à carreaux se prosternent devant moi. Houla ! Qué pasa ? Ha des connaissances nocturnes croisés lors de la précédente édition des GTC. Hop, quelques gorgées de vodka pommes pour les jeunes clubbeuses et je continue à osciller pendant le warm up. Vince en forme, Micky bien à fond, Stef et Karine. Le son est moyen toutefois.
Même pour DAMIAN SCHWARTZ, DJ rompu et émérite qui n’arrive pas à faire passer son énergie palpable à travers des enceintes erratiques. Plutôt pas mal pourtant, sélection au cordeau et joli mélange tech/minimal ect…
Transfert dans le carré fumeur ou le videur me taxe mes lunettes pour épater ses amies Facebookeuses. La soirée est bien lancée. Discussions ésotériques et enchaînement de verres. C’est moi ou on me les tasse de plus en plus. L’effet pourboire, sans doute.
Voici enfin CLAUDE VONSTROKE, énorme producteur (ayant remixé les plus grands, les plus bankables et les plus pointus, de diplo à Fedde le Grand) et sans doute l’un des principaux artisans ayant œuvré à l’émergence et à l’hégémonie de la minimale. Un big boss.
Son set est assez curieux, sorte de relecture des 3 dernières années minimalistes avec de nombreux hits, Ame, Marc Houle, Villalobos etc… Du coup, le début est un tantinet passéiste, sorte de nostalgie des dernières années. Ca s’énerve un peu vers la fin mais sans vraiment véritablement décoller. Set trop pensé ? Basses un peu légères ? Dans ma vodka/pomme, pratiquement plus de pectine, juste quelques glacons qui se dissolvent dans la clarté brutale.
Vague envie de poursuivre la nuit au Jet Club, revoir Fanto, encore hanté par sa dernière prestation qui m’avait bien soufflé. Bon, on se calme, on salue les survivants et on trace…
Retour le 26 décembre au SOCIAL CLUB. Toujours ce sentiment ambivalement envers ce club. Souvenir du Triptyque un peu trop vivace, côté un peu trop jeune mais parfois de belles fulgurances en oblique, dans l’étrange noirceur balisée par les néons de mon homonyme.
Mais ce soir, c’est ZOMBIE NATION et surtout TEPR, (from Morlaix). Donc, on va foncer du côté de la Bourse. Boisson ? Mmm TGV. Allez ! Sans glace et sans Perrier malgré les yeux ronds du serveur. Besoin de raide, ce soir.
Warm up tout doux avec SOUND OF STEREO, très MSTRKFT/Diplo/Justice. Un truc de jeunes crunkies. Encore un peu vert mais du potentiel. Rap/electro bien boosté. Entre quelques sons bien house/breakés, je vais me glisser dans le couloir enfumé. Vraiment jeune, ce soir, un peu à côté. Un anglais veut me taxer des tazs pour son pote, me trouve « Old fashion, but familiar », rapide discussion avec un couple new-yorkais.
Mais voici TEPR qui m’avait laissé un imperissable souvenir lors de son dernier passage entre ses mêmes murs, touchant une étrange magie trancy et collective. Bon là, c’est pas le même délire. Plutôt carré et frais, voire rigolo avec des éruptions tectoniques (Yelle, etc…). Assisté par Dean Filip Jr, on reste dans le haut du pavé de cette scène néo/fluo un peu diluée dans les raouts EDBANGERS. Justice a raflé le pactole, Le Club des Losers s’est désintégré et les TTC se sont effondrés sur eux-mêmes. Reste la musique happy déconnante du breton.
Quelques verres plus tard, voici ZOMBIE NATION, éternel créateur de KERKRAFT 400. Un set sans trop forcé, orienté Dancefloor, qui évite ses gros hits et semble chercher un passage entre le rock de l’organe écorché et la sagesse énervée des machines technos. Il me semble déceler une forme d’ironie et de distance, tout en martelant le sol noir. Mes lunettes magiques finissent par se disloquer et je les bricole avec un vieux chewing-gum, dans un style mc Guyver. De même, mon bracelet Freak and Chic éclate. Ruptures dans le continuum mais les os continuent de danser. Malgré tout. Final et retour en douceur à la base.
Tiens ? L’année va bientôt mourir et déjà se profile l’épreuve initiatique du premier de l’an. Looké façon spirit, on commence dans le 13 ème, chez Isa et François. Bonne déconne, bouffe subtile, un peu de new wave et du MGMT en boucle. Je me concentre sur le pot-au-feu et enquille quelques verres en guise de starter pour,
quelques heures plus tard, rallier le Batofar.

La foule, mais je possède un passe magique dans mon portable. J’attends juste une petite heure avant de filtrer.
Une SCANDALE spéciale avec HOT CHIP, [T]EKEL, SISKID, MANU LE MALIN, MUTINE, TKNIK, DJ MACROSS et autres. Quelques Balck Russians pour alimenter une machine déjà bien chauffée et je me paume dans une techno hardcore persillée d’une pop acide et liquide.
Surnagent la présence de MUTINE et de MANU LE MALIN. Danse avec les derniers survivants. Des gothiques fuyantes, des « Bonnes années » à tout rompre, un vieux chamane carbonisé qui nous explique le sens de la vie dans un sabir de sous-basses, une danse avec une demoiselle voleuse de chapeau.
Et voilà que j’échoue au bar du haut, avec Joe et Pauline qui me sert le fatal double-sky rituel. Ballantines. Enchanté. Discours pour les verres et sortie délicate à la fermeture, 11 heures, midi ?
2009. Notre nouveau phare planté dans le béton !
http://www.myspace.com/3channels
12 avril 2009
Pour « Ceux qui savent » / Clubbing fin novembre
Ceux qui savent, savent !
C’est par cette maxime énigmatique que certains flyers d’after nous attiraient l’an dernier dans leurs antres interlopes et cosmopolites. Les afters ont muté mais la phrase est restée jusqu’à être recyclée pour les soirées organisées par le vénérable site Com2daddy qui continue à nous offrir nos sésames nocturnes. D’où cette soirée en ce 29 novembre, au Baramundi, au cœur du 8 ème. Bar, restau tendance fooding et également club. 
Partons donc à sa découverte avec le crew habituel. Le lieu est cosy, un peu world, oriental. On arrive au moment où le restau se change en club. Pas grand monde hormis quelques clients qui terminent leur dessert ou fêtent un anniversaire. Rencontres de deux tribus. Bonne surprise, je devine de la Jager au bar. Je ne suis pas totalement perdu. Quelques shots pour lancer la soirée tandis que FRANKIE officie aux platines, dans un petit coin rouge orné d’icônes indiennes. Warm up en douceur puis BRIAN TUU, de retour du Japon, prend le relais avec quelques pépites pointues. 
Malgré la piste désertée, bon son et ambiance « comme à la maison ». Joli set, très cinoche de JOHN JASTSZEBSKI. Entre minimale et BO de films vaporeux. J’apprécie beaucoup tout en enquillant la divine liqueur qui doit forcément soigner quelque chose.

Passage ensuite de OLIVER DEUTSCHMANN, ancien batteur de punk rock, comme en témoignent ses bras tatoués façon métal, patron du label VIDAB et ayant eu les honneurs récemment du blog GTC. Inconnu mais actif. Très pro, il balance un son housy et subtil, un peu ethnos, deep parfois avec des cuivres luxueux et des voix profondes. Un grand en devenir, ou déjà grand mais d’une manière discrète, furtive. 

Il est en outre complètement accessible et bien relax. Discussions en terrasse, sous une pluie glacée. Du coup, on est un peu navré de cette petite désaffection, ce soir. Mais la musique est presque idéale, les gens cools. A revoir, lors d’un autre passage dans un vrai club, par exemple et pas en digestif d’un restau.
Par contre, ça finit tôt, vers 4 heures et on reste sur une légère faim de basses et de boucles mentales hypnotiques. On pourrait poursuivre au REX, pour raccrocher aux wagons d’un très beau line up, ce soir. Mathew Jonson versus Dandy Jack. Valentine ouvre les pass de la nuit et on filtre en masse au REX. Trop tard pout le live toutefois. Dommage ! Du coup, on capte juste le set final, celui d’ANDRE BULJAT, DJ de Barcelone qui nous tatane avec un son bien percussif. Juste ce qu’il me fallait pour danser en spirale. Du deep un peu répétitif mais efficace ! 
Une danseuse en perfecto et lunettes noires me montre un fly pour une after, juste après. Elle insiste. J’ai du mal à mémoriser l’adresse, les 4 vertus ou un truc approchant. On avait plutôt prévu le Jet Club. 
Je sors quelques heures plus tard, escortés par un quatuor de gars un peu à la dérive, en quête d’une after et d’une bouteille finale. Je les rencarde sur le Jet. Ils veulent me payer une bouteille en échange de l’info. Houla ! On va un peu calmer l’alcoolémie là. Ils finissent par entrer dans un bar de nuit. 
Pas grand monde au Jet Club, son un peu cassé. Je retrouve Gina et prends ma conso de base. On ne reste pas longtemps, l’after semble grippée. Il nous reste la loco en solution de repli. Alex et Choco peut-être ou Cabanne. Plus de souvenirs. Juste une pulsation écarlate et quelques bons titres mais ça finit par retomber. Croisé Micky peut-être et d’autres visages. Je m’efface. 
J’y reste un peu, juste quelques heures avant de tracer, sortir et croiser le petit train de Clichy
Une bouteille de bière vient cogner contre mes chaussures atomiques. Une fille les regarde et dit :
- Non, des pompes comme ça, c’est juste pas possible.
http://www.myspace.com/odeutschmann
19 mars 2009
De vieux rongeurs martiens (clubbing novembre)
15 novembre.
Bien remis des vibrations Lucianiennes des jours derniers, je repère un festival diantrement intéressant au Nouveau Casino. Music’Allemand. De plus l’annonce de la mort de James Crumley m’a un peu plombé. Je dois toujours avoir le « Dernier Baiser » dans un des tiroirs de mon bureau, entre deux canettes de Redbull. 
Départ tardif et j’arrive au milieu du set de MIT, du rock électro avec un chanteur geek. Bien fait mais je ne rentre pas dans le trip. Un black russian pour lancer la machine et je tente de me glisser dans la foule estudiantine et assez dense. Les visuels sont de toutes beautés, du rouge qui explose, des projos assez bien foutues.
En guise de transition, nous avons droit au fameux Charlie O. Clone de Charlie Oleg mais qui pioche avec jubilation dans le répertoire techno/Minimal. Je capte moyen au départ et puis, après quelques titres absolument méconnaissables, on se laisse porter par cette ironie décalée, lounge et jazzy. L’occasion de repasser au bar et d’attendre les stars de la soirée, à savoir Mouse on Mars, groupe électro/tech de 1993, revenu récemment sur le devant de la scène avec leur projet Von Sundenfed en compagnie de Mark E. Smith de the Fall. Je ne sais pas en attendre, j’en ai plutôt de bons souvenirs mais je n’ai pas entendu leurs dernières productions.
Le duo s’installe et dès le début, ça s’impose, c’est vivace. Encore assez étonnant avec des collages tech/ batteur live et des projections assez saisissantes, dessins de visages hurlant et textes politisés. Entre la minimal, la house rêche mais dansante et des montées vers un rock noïse bien sale et dévastateur. Le final est également surprenant avec une guitare et un chanteur qui scande « Polizeï ! ». Plus trop l’habitude de ce type de happening mais pour une fois, ça reste assez cohérent. Bœuf techno/live écorché. 
Un double jack, bien servi pour honorer la mémoire de Big Jim. Comme une envie d’altération. Beaucoup de gens, venus pour le live, partent pendant un nouveau passage de Charlie O. Je croise Léna, Marianne et d’autres figures connues. Quelques clopes dans le bocal puis je me termine dans la danse pendant le set d’ADA, ANTONELLI, clôturé par Phil Stumpf, toujours au top. Sélection nickel housy/minimale assez funky. Le peuple de la nuit s’émiette et je vais moi aussi partir, vers la fin. Pas de suite, juste revenir. Sur un trottoir, une des danseuses blondes est en larmes. Juste demander si tout va bien puis retrouver la station Parmentier. 
Avance rapide le 21 novembre. Passage chez Stef pour un apéro politique devant l’élection socialo. Cette affaire me stresse assez. Sego, dernière future chance qui au final ne passe pas. Bon, allez, pas se laisser abattre et descendre pas loin d’une bouteille de vodka/get à deux. 
Résultat, arrivée à Oberkampf dans un état second et limite. A tel point que le videur du Cithéa Nova nous bloque. Mais avant les tractations pâteuses, Yann ! Un pote breton qui vit dans le coin, se pointe. Parfait, on filtre et on va pouvoir se laisser porter par la minimale toute douce et classieuse de Patrick Chardronnet.


Etrange soirée, à la frontière du coma et de la magie pure. Je tombe sur Faci, quelques rescapés berlinois, Liza et autres habituées des afters. Pas mal de discussions, au bar tandis que je découvre le lieu. Pas mal. Rade nocturne avec colonnes, éclairages violets et une salle fumeur. 
Au bar, je sirote de la vodka pure dans des tasses. Curieux parfum d’abricot. Yann finit par partir et une demoiselle m’aborde, on se serait vus à une after de Réda, l’an dernier. Elle avait 19 ans à l’époque, et 22 maintenant. Impression d’être un rongeur pris dans des phares.
La musique est idéale, le son Poker Flat, avec la touche faussement facile de Chardronnet, le son clair, les nappes, les douces montées. Un peu en roue libre sur le plancher. Je ne capte plus grand-chose mais je glisse sur un bonheur musical.
Escale enfumée où je peux presque deviner la grande clarté qui ondule de l’autre côté de la vitre. Echange de clopes, gorgées diverses. Retour sur la piste, à fond cette fois, éradiquons les derniers bastions de rationalité.
Bref sursaut de lucidité à la fermeture. Rentrer à la base avant la désintégration et les attaques de loups-garou.



























































