17 juillet 2008
Lost Week Ends : Clubbing en Mai
Petite glissade temporelle et retour au 16 mai avec la soirée AUDIOFLUIDS, soirée privée, flyé par portable, un loft énigmatique, un code secret, quelques DJ en pointe. Errance parisienne, invocation du GPS avant de trouver la porte d’entrée et de tomber sur Syl Et Guillaume. 
Un lieu étonnant, appart privé d’un photographe qui loue l’endroit, notamment pour quelques tournages de film X. Ce qui explique peut-être la présence d’un billard, de mannequins de plastique et de traces mentales et poisseuses sur les piliers. Passage des ectoplasmes ? Le lieu ressemble vaguement à la cantina de Mos Esley mais est chaleureux malgré le manque de droïds et de stormtroopers. Et qui dit soirée privée dit libre fumage sur une piste un peu vide au début. Squattage du bar, triple vodka pomme histoire de se dérouiller.
SOLIMAN commence le set, house minimale avec un ou deux titres plus surprenants basés sur une voix dark Electro. DJ HAK, organisateur de la chose, en versus avec son comparse DY’ZON, FRED SIERA pour un set bien péchu, SYL SOUNDAY avec un passage en demi-teinte, très bien sur le début, assez soft prog puis break un peu tendu qui passe à côté. Sans oublier le gros morceau STEVEN ENGELMANN, résident des soirées XXX à Berlin et tête pensante de Berlinism. Le DJ Allemand a motivé ma translation corporelle ce soir. Pas loin de deux heures d’une belle techno, housy, fluide et sinueuse qui n’oublie pas l’électro oldschool et n’hésite pas à remplacer les structures minimales par du dub fascinant. 
Ca se remplit doucement, je recroise des visages connus, habitués des afters de chez Réda, demoiselles bondissantes, dont une Stéphanie qui me bombarde de questions, je me vieillis de quelques années et elle disparaît tandis que je me laisser bercer par des fragments calcaires dans un cocktail mouvant. Au final, une belle soirée, un peu longue à se caler mais bien enveloppée dans une house très frenchy, classieuse contrebalancée par une tech rigoureuse et bien hypnotique. 
Par contre, qui dit soirée privée dit fermeture rapide du lieu et sortie discrète dans la rue. Une after, peut-être. La Java ? Pour la fin d’un plan Karat, mais on nous informe que c’est mort. OK, no malaise. Retour à pied, sortie du Gibus, je croise quelques groupes lookés ghetto crunk/électro/R’n’B. Micro-shorts et chaînes en or. 
Le lendemain, TAXI CLUB pirate numéro 6, chroniqué dernièrement puis au final, je remets ça le dimanche soir 18 mai, pour la before Freak’n’Chic au Bato. Un plan before, ça devrait passer, rentrer tôt, sérieux, tout ça… Les excuses habituelles.
Retrouvailles avec Stef, BB et la bande à Fantômette, hésitation au départ puis passage express au Quick où l’infernale mascotte aux cheveux de frittes tente de m’hypnotiser avec ses sets de table maudits. Retour au Bato pour le set d’intro de DYED SOUNDOROOM qui va assurer comme une bête, une fois de plus ! De la house qui tape qui donne envie de bouger les bras en l’air, la tête dans les paillettes glacées d’un Black Russian, par exemple, au hasard ! Un set assez long qui précède celui de LOCO DICE, (de chez Minus – Desolat) venu à l’occasion de la sortie de son album, 7 Dunham Place. Pas mal mais un peu en dessous de la performance de DYED, malgré une optique plus minimale, entre ombre menaçante et soleil housy. Mais bon la formule commence un peu à s’émousser.

Un public très beautiful, comme souvent au Freak’n’Chic, hilare, festif. C’est blindé, ça se bouscule des bras mais l’ambiance est supra bonne, vibrations bien peace, sourires et salutations. Je recroise Syl, Guigui, Amar, Marianne ainsi que quelques DJ/clubbers bien connus. Le petit monde est de sortie. MARC ANTONA arrive et parvient à maintenir la pression après le set correct mais syndical de LOCO DICE. Les heures s’allongent et il semble bien que le Bato va rester vaillant jusqu’à la fin. 
Pourquoi pas… Dan Ghenacia, le boss, prend alors le relais avec son mac zébré, peut être une survivance des années du Zèbre de Belleville. Je fatigue un peu, car le mix pédale un peu dans la semoule. Hésitation, Dyed a l’air de se préparer pour un deuxième service mais je vais disparaître ici, dans une dernière cigarette, sortie et attente d’un taxi en haut de la rue.
Le week end d’après, nous sommes le 23/05, commence au KLUB pour aller revoir MILLIMETRIC, immense bonhomme dont les mixes ANONYMAT ELECTRONIQUES hantent toujours mes fichiers mp3. Captage avec Dora qui m’attaque dans le dos, Véro et mister Tupperware avec qui nous devisons longuement Fantasy/SF au bar du sombre club pendant que K.Oz chauffe les amplis. Goodkind, Erikson, Gemmell, Colin, Ahston Smith, Daniel Walther, Damasio and co. Son moyen, pas la foule, une morne soirée se prépare. Millimetric parvient toutefois à sauver la nuit avec un mélange de techno dépouillée et de percussions tribales et sèches.
Ne pas s’éterniser, toutefois et poursuivre la nuit avec Véro vers l’OPA, why not, éviter les combats de chiens urbains et arriver dans une soirée moribonde, cube fumeur, ambiance écarlate, blagues lourdes et épaves s’écrasant sur les canapés, les murs ou les rares demoiselles encore présentes.

Le lendemain, 24 mai de l’an 2008, j’ai encore de l’énergie électro disco à revendre et je fais route vers le Batofar, une fois de plus, pour un KICK OUT THE 12’S avec en vedette THE GLIMMERS, étonnant duo composé de David Fouquaert et de Mo Becha, compression disco/house dans le style des 2many DJS mais sans le côte parfois esbroufe de leurs homologues. Un set purement festif, à 100 à l’heure, loin des modes, piochant partout pour en extraire des belles pépites, malgré une certaine fatigue, je m’éclate bien dans les recoins obscurs de la salle et reste même pour le set de clôture de Hardrock Striker, électro rock disco aussi bien dosé que les alcools du vieux rafiot.

Sortie et retour par la RN20. La station service du carrefour fait comme un écho à celle de Berlin.
Mercredi 28, dans ma banlieue, à la faveur de la traversée d’une terrasse de café, on me décrit comme « celui qui s’est fait viré » 50 fois du Rex. N’importe quoi ! Légendes urbaines, rumeurs nocturnes.
Donc retour à l’OPA pour y retrouver Val et un groupe pop/rock qui passe comme de l’eau chaude. MARIZIBILL.Val revient d’une virée en Iran, chez sa nouvelle copine et m’offre en cadeau un minuscule paquet de clopes, symbole des meufs rebelles d’Ispahan. Je vais ensuite faire un saut au VIP, pour respecter une promesse brumeuse et incertaine. Mémoire en panne mais peine perdue, la porte reste close. Soirée happy few costards et blondes over maquillées. Retour avec l’ultime métro.

Jeudi 29, passage à la librairie "au comptoir des mots" pour y écouter Guillaume Lebeau (mister Van Helsing lui-même), débat sympathique avec Marin Ledun, déjà croisé l’an dernier à Metz. Seconde tentative pour passer la porte du VIP room, muni d’un pass afterwork. Une tendance qui prend de l’ampleur face à l’effacement progressif des afters sur Paris. Déplacer la nuit, en faire une usine à cadres sortant du bureau et se ruinant avant 2 heures du mat en écoutant de la house filtrée. Le décor est plutôt pas mal, vitres et lumières mais la musique est très quelconque et l’ambiance moisie. Je tente une conso, vodka/pomme avec du vrai jus de fruit, délicieux et trouble. Un titre rappelle subitement Villalobos… Je contacte Stef, à priori une soirée LUCIANO pour les 20 ans du REX. Je me laisse donc tenter ! 
Le REX des grands soirs ! Blindé et rigolo avec son lot de potes et de têtes connues. Retrouvailles avec Mia en super forme et une Jagermeister pour fêter ça ! D’ailleurs, ce soir, je me cale sur les pipettes remplies du liquide magique. Pas super à l’aise en costard cravate mais ça ne fait rien, je m’en poutre ! Bon set intro de D’julz puis un très très beau live de DUBFIRE, bien volcanique, deep, posé et furieux ! Enorme ! Le créateur du label SCI+TEC est un vrai poids lourd de la prod et des hits tech/house.
On va encore lâcher la nuit pendant quelques heures, se faire secouer par une musique aux racines profondes, autant indus qu’EBM/Dub/techno et qui se développe dans les hauteurs les plus insondables du son CADENZA ! Futile et inutile de résister. 
LUCIANO arrive et prend le relais, imparable comme à son habitude, carré, impliqué, puissant. La force des moustaches et du marcel à rayures. Impossible de quitter la piste blindée. Rayon freaks, ça délire pas mal aussi, un jeune homme me touche les fesses, j’ai maigri on dirait, plus osseux. Trois fois c’est un bel hommage, 7 fois ça commence à être lourd, jeune homme ! Enfin tout de même. Vu Molly, Amar, BB et Aurélie, dotée de superbe ailes de fée. Un joli slow, une Jager, j’entends la mer et les vagues minimales douces et fracassantes. En guise de méga bonus un versus Luciano/Dubfire puis descente avec D’julz. Fin de nuit, Shun me pince la panse avant de me reconnaître et de me relooker façon extrême corporate. Je consulte mon datapad, il est temps de s’éjecter. Achat du briquet commémorant les 20 ans de la boîte et attente sur le quai du métro en compagnie d’un E.Book de fantaisie héroïque, assez moyen. Lord of the Isles, très lent et descriptif. 
Magnifique nuit cadencée et vibrante. Se perdre, se trouver.
myspace.com/stevenengelmann
http://www.myspace.com/djdubfire
01 juillet 2008
clubbing : samedi 17 mai 2008 : DETROIT GRAND PUBAH
On commence la soirée par un apéro dînatoire entre vieux amis, salades, charcutailles, bon vins, cidre frais et pour le final, quelques shots de vodka/pomme, comme si certains préméditaient de poursuivre la nuit ailleurs… Bon, j’avoue j’avais pris une guest sur la club taxi pirate#06, deux mêmes mais je ne parviens pas à décider l’assemblée des mâles survivants qui vont préférer partir dans la nuit faire une pétanque, munis de quelques bouteilles de pif !
Direction Nouveau Casino, en solo donc. On attaque avec le résident, le bien nommé Stankey Lubrick, électro, house, funk, bien troussé et qui donne soif. Bien envie de monter d’un cran avec un Black Russian, concocté par une nouvelle serveuse qui me sort le grand jeu, shaker et petite paille. Fin du set et voici DJ DISTORT un des fluokids. Jamais trop accroché à leurs sets et/délires mais après quelque enchaînements, entre kitsch dansant et son qui pique, j’admets que… En fait… Pas trop mal ! Voire même mieux que ça !
Petit mec fluet aux cheveux filasses, chemisettes post grunge et lunettes surgelées. Il pioche dans le nerdcore, la variétoche, le funk, la techno, sans trop de vergogne et sans écraser ni compresser les titres. Même le STRESS de JUSTICE passe divinement bien ! Mince, vite, un crochet au bar pour se remettre ! Si je continue comme ça, je vais finir au Showcase avec des T-shirts rayés, échancrés et fluos.
Je croise Aurélie ainsi que Jérémie, connaissances nocturnes. Les deux sont à bloc ! On se prépare pour le live. Distort fait un léger versus avec l’un des membres de DETROIT GRAND PUBAH, habillé en savant fou et portant u masque facçon HILL HAVE EYES. Il doit s’agir des Paris the Black Fu, l’homme machine du duo de detroit. Ancien cuisinier, fan de Sf et des sons analogiques. Il attaque par une minimale épurée, mentale, à l’opposé de ce que j’attendais, c'est-à-dire du Booty électro foutraque et électrique. La montée est lente, sinueuse, progressive et fascinante. Le genre de musique qui serait parfaite au Panoramabar… Décdément, je ne m’en sors pas, de cette hantise berlinoise !
Remontée dans quelques ténêbres en compagnie d’autres déserteurs du Rex. Le chanteur, grand blanc aux cheveux fous, s’avance doucement, entre dans le flot musical, prend ses marques. Passage house, la voix se mélange à la musique, osmose lente, folie contaminante et communicative.
Bientôt, il lève une grande bouteille de JACK DANIEL’S et annonce « 2 bottles, one for me, one four you ! ». Hop distribution de sky dans le public surchauffé ! C’est beau ! Comme un christ tourbé du Kentucky ! Etant bien attaqué, je reste en retrait. Allez, on vire booty et le duo nous assène ses derniers hits, dont le génial « Stalking you », qui rappelle les meilleurs moment de MC 900 Feet Jesus / Minister of Noïse, ou « Sandwiches », robotique, hypnotique, minimal, sexuel, poisseux et fabuleux !
Le final est tout aussi captivant, presque la voix nue, du blues écorché, le vrai, celui qui remonte des tripes, passe par le sexe et racle les derniers éclats de noirceur pour les faire disparaître dans les paillettes de la fête. Marvin Gaye, James Brown, ne sont pas loin. Aurélie me propose une after privée mais légère fatigue et sursaut de sagesse. Les afters de mister Réda me manquent déjà ! Une autre fois, sans doute.
Personne ne bouge plus, frappé par ce set impérial, fou, majestueux ! Un des concerts de cette année, sans nul doute ! Difficile pour le DJ de reprendre derrière. Flottement mais ça finit par repartir. Je remarque une danseuse furieuse et croit reconnaître un style connu. Par la mordious ! C’est Bérénice ! C’est un immense plaisir de la croiser à nouveau, en fin de soirée, accompagnée d’une amie. Toujours la classe avec des lunettes cosmiques. Lumières violentes, fin de party et retour dans la rue.
Je croise une demoiselle qui se claque ostensiblement les fesses en criant Booty ! Une fan des Detroit Grand Pubah sans doute, total respect ! Elle se confond en excuses, y’a eu méprise, je pense mais y’a pas de mal ! Perfect dent for a perfect evening !
Retour hasardeux dans le petit jour, les immeubles torves me saluent Porte d’Orléans et je me demande qui a gagné la partie de pétanque nocturne.
http://www.myspace.com/detroitgrandpubahs
http://www.myspace.com/distortmusic
22 juin 2008
PENMARC’H CONFIDENTIAL / GOELAND MASQUE 2008
Bien que la semaine dernière fut un tantinet rude pour les neurones, voire abrasive par certains côtés, je tente de ressortir le mercredi 07-05, après une excellente expo d’art contemporain au Centre Administratif de Montrouge. Pièces d’invaders conceptuels, cervelles en coupe, cubes minimalistes ou piliers rouges.
L’écarlate, encore, ce soir, au Bato. Vaisseau rouge pour une soirée Brique Rouge. Virée solo, je me plante au bar, chaussures rouges de rigueur. Quelques verres mais je ne parviens pas à décoller, ce soir, Pas mal pourtant, bonne house/techno assez dansante, bien distillée. Mais certaines fois, il faut savoir renoncer, saluer les serveurs et retrouver l’air doux du ponton.
Suivons l’air marin pour débarquer quelques jours plus tard à Penmarc’h pour le 8 ème salon du polar, après un crochet par la banlieue nord pour récupérer les bouquins du « Cœur Inachevé » et passer dire bonjour au sieur Cadav, dans son hall d’hôtel.
La bretagne sous le soleil, dans une jolie petite école. Piles de bouquins, ordinateur nomade, bédéistes tatoués et polardeux barbus. Retour au pays noir. J’y retrouve Mouloud, Francis, Nadine, Lalie, Marc et rencontre d’autres auteurs adorables. Dans ce petit monde, les lauréats du prix polar se retrouvent avec des oreilles de lapin tandis qu’ils se nourrissent dans la cantine des gamins !
A la sortie, les libations ont commencé ! Rouge, blanc, cidre ou pour les plus aventureux, de l’absinthe, non filtrée, amené par un mystérieux « tonton ». On va éviter et plutôt dériver en ville avec Marc et Claude à la recherche d’un rade ou d’une soirée. Nous parvenons « Au Rêve Bleu », dans une ambiance assez électrique et festive. Mélange générationnel. Fanions du stade brestois et des Perrier Whisky à 4 Euros, bien tassés, que demander de plus ? Ah tiens, ici on peut encore fumer au bar ! Dernier carré des pirates ! Un jeune dort écroulé sur une banquette tandis que la musique diffuse des Hits R’n’B ou du rock californien. A la faveur de la diffusion du clip d'Estelle, American Boy, je groove un peu...
Comme une vague envie de prolonger, une demoiselle se propose même de nous amener vers une after, un bar de nuit à consonnance irlandaise, genre le Sullivan. Une des serveuses nous déconseille de terminer là. « Ça finit toujours en baston ». Ok, nous allons suivre les recommandations des vestales nocturnes…
On fait la fermeture et on va retrouver nos verres de rosé, planqués sous un panneau, en prévision. Retour solitaire par le sentier de la plage, escale mystique sous les croix et retour chez mes logeurs à la Tour de Feu, au Palue de la Joie.
Lever assez tôt, découverte des lieux, au soleil. Solide petit déjeuner et retour sur le lieu du festival. Quelques bouquins signés. Le Poulpe fait toujours recette. Bonne ambiance et une jolie dédicace de Nadine ! Très virile !
En fin d’après-midi, passage au cinéma Eckmühl pour voir son film « Madame Edouard ». Ovni polar et absurde, plié de rire de bout en bout. Film étonnant dans lequel on retrouve bien son univers, en moins sombre et saignant malgré les petites pointes goresques. On enchaîne par le restau de clôture avec les « huiles », en bord de plage. Criffo très à l’aise dans le karaoké de fin de soirée !
On retourne « Au Rêve Bleu » qui, ce soir, est désert ! Damnation ! Fin du week end, les Bretons ont bien abusé, ce soir c’est relâche et clips de métal. On croise un survivant, papiers perdus, l’air un peu hagard. Dernière tournée offerte par le patron ! Pour l’hydratation, bien sûr !
Mince, avec tout ça, j'ai oublié de traquer le scoop et le people pour Tutu reporter !
11 juin 2008
clubbing 30/04 - 01/05 - 02/05
Destroy everything you touch ! : clubbing 30/04 – 01/05 – 02/05
Le programme des jours à venir s’annonce chargé. Toujours la même problématique en ces périodes de ponts à rallonge, une profusion de soirées, dans tous les styles.
Je fais tourner la roue aléatoire des flyers et arrête mon choix sur le Bataclan, soirée Stricly House, puisque depuis quelques semaines, j’ai une furieuse envie de house qui claque ! En plus, il s’agit de la dernière, de quoi ponctuer en beauté 6 ans de soirées. Le plateau lui-même est prometteur.
jack de marseille, d'julz, jerome pacman, paco, dyed soundorom, stephan. 6 ans, 6 DJ, le Bataclan, what else ? Peut-être une petite before, à côté, double-jack, attaquons direct ce soir ! Je me plante dans le rade envahi par des équipes télés, quelques attachées de presse en stress et une brunette nerveuse. En attendant Stef, je sirote mon verre et, la seconde star ! Repère Florence Foresti, à l’autre bout du bar, robe blanche, chapeau et air rogue. Sophie et Sarah qui passent.
Stef raboule et on va foncer au Bataclan. Soif oblige, les tournées commencent. On croise quelques habitués nocturnes. L’ambiance monte assez vite et bien. La vibration des grands soirs ! Les DJ s’enchaînent mettent leur petit grain de sel mais conserve une belle ligne housy chaude et lumineuse. Bonne éclate dansante et assez radicale, bien rythmée par les pauses « hydratation » syndicale. Au bar, une brunette nous demande lui offrir un verre, cash direct. Allez next ! Et puis quoi encore !
Hop retour sur la piste ! Pacman plus speed, d’julz un peu plus minimal et Dyed toujours largement au dessus du lot dès qu’on touche aux ambiances house ! On tourbillonne avec quelques touristes japonaises puis ce sont déjà les derniers battle. On retrouve Syl et sa bande, déjà en partance vers une after lointaine.
Tudieu ! Déjà fini ? Il va donc falloir partir en quête d’une after. Mais ça devient rude depuis quelques semaines, fermetures, contrôles, la nuit parisienne se réduit. Epiderme du chagrin. Stef a peut-être un plan. Rue de Rivoli, after privée. Tandis qu’il tente de convaincre la maîtresse de cérémonie, en lui lavant le pare-brise, on accroche une clubbeuse excitée et un grand mec un peu suiveur, un peu énigmatique. Mission taxi. Etrange quadrille. La clubbeuse manque de se fritter avec le chauffeur, on calme le jeu et on arrive à l’adresse. Porte close, un peu prévisible. DJ HAK, grand prince, veut nous embarquer à Saint-Cloud, en after. Bof, trop loin. On va rester dans le local et finir là où la porte n’est jamais fermée, le dernier sas, la boîte terminale. Le Rexy Club ! Le clubbeuse renonce, le suiveur continue à nous coller aux basques.
Première surprise, l’entrée n’est plus gardée par des russes ! Même prix mais simplement une conso cette fois, augmentation du coût de la nuit. Ambiance et décorum moins glauque que lors de ma précédente décente. Je croise même Mel ! Herm débouler au Rexy et connaître du monde, classe ou décadence ? Pas trop le temps de réfléchir que le dancefloor, nous aspire ! Le son est correct, encore de la house, un peu filtrée, émaillée de R’n’B un peu foireux mais bon, ça passe ! On retombe sur Stephy, la serveuse qui nous avait initié au lieu, l’an dernier, ainsi que Jenny de la Scala. La salle fumeur se trouve en bas, joli petit bunker de tranquillité enfumée. On croise Marianne vue chez Réda, Rex and co, belle rencontre et étrange discussion sur le Black/White Russian. Je croise un berlinois. Un berlinois au Rexy ! Ralala , ça me semble bien décalé tout ça.
On remonte pour enquiller quelques tournées dans la lumière et cette musique qui secoue le squelette. Une blonde en chapeau m’aborde, me dit qu’elle est serveuse au VIP room, que je dois passer la voir puis elle m’assure qu’elle a plus de 18 ans. Houla !
D’autres verres, parlottes avec de sympathiques travestis argentins. Sur une télé, j’aperçois Christophe Willem chantonner son « Double-jeu ». Des portes internes s’ouvrent, descentes dans des corridors obscurs et mentaux.
Des danses et slows avec le chapeau gris, impression étrange, lueurs rouges, comme si j’avais atteint la dernière pièce du Berghain, ce matin, au Rexy Club, Rue de la Grande Truanderie. Lancement du protocole. La mémoire se dissous dans la danse, perdu au creux d’une paume. Passage franc de l’autre côté. Rendez-vous sur l’autre rive. Un dernier verre de champagne, cadeau final et je dois promettre de passer un soir au VIP room.
On finit par se faire virer, fin de soirée, blanche et cotonneuse. Quelques salutations sur le quai du métro et retour à la base, par miracle, vers 16 heures.
Je crois dormir mais me retrouve soudain tout habillé devant mon computeur ! Les oreilles et les yeux dans Youtube, ressassant en boucle le clip de LADYTRON « DESTROY EVERYTHING YOU TOUCH ». La forme revient avec un whisky-perrier vers 19 heures.
Il y a un autre concert, ce soir, VENITIAN SNARES au nouveau Kazino. Ok je me retape, mange un peu et vais faire la before au café Charbon. Vin blanc et Sangria maison , la machine grince mais se met en route. Je retrouve T-10, eden, Ferns, judge et le Diktat avant de retourner dans un univers de noirceur, de néons et de musique. 
Dj K-oz en intro, suivi de DOWO KUN, autre avatar du groupe Domo Kun. J’admets être assez peu réceptif au début, subissant encore l’onde de choc de la nuit dernière mais à mesure et grâce au vin blanc fort « hydratant », je me redresse et me prépare au live du canadien.
C’est la guerre ! Breakbeat, breakcore, speedcore. Rythmes fracassés, concassés, samples effrayants habituels côtoient des basses plus rondes et élastiques. On n’est pas là pour rigoler en tout cas ! Un son bien puissant, un set dévastateur et torturé. C’est reparti pour une danse épileptique qui amène ma carcasse jusqu’à 3 heures du matin. Boulot demain, un peu de sérieux tout de même ! 
Je m’évapore donc, chope un taxi et rentre chez moi, vaincu et brisé une seconde fois. La fatigue aidant, je m’imagine rentrer à l’appart et tomber sur une fête délirante. Passage entre sommeil et hallucination, vision d’ombres masquées remuant la tête dans mon salon.
Dormir quelques heures pour embrayer sur une journée un peu rude mais le café aide bien. En soirée, je prévois un concert puis une soirée, si le corps suit un peu. Fin de journée dans les idées goudron. Remontée en métro nauséeuse jusqu’à la Maroquinerie. Damnation, le concert est complet ! En panique, j’appelle mes contacts pour trouver un concert de remplacement, en noïse ou autre. Au final, je capte une conversation et achète une place à un bear trentenaire.
Tout content d’avoir chopé une place, je rentre et retrouve Siousiou sa copine Caroline et d’autres personnes. Voilà stef et BB. Une petite bière ? Bon… Ok. La Maroq est vite remplie, je me pose dans un coin en retrait, en périphérie, dans le noir. Le concert commence assez rapidement, pas de première partie. Le quatuor commence par quelques titres du nouvel et excellent album VELOCIFERO, black Cat, ghosts, Deep Blue, Runaway, agrémenté de quelques hits, seventeen. Plus rock, moins électro, la chanteuse fascine et la sauce prend très bien. Electro, psyché, pop glacée Très bonne évolotion après le « cul de sac » électroclash des débuts.
Le public, très métrosexuel est complètement conquis et je me laisse également onduler. Pendant les rappels, le groupe dégaine « Destroy Everthing you touch ». Comme un titre miraculeux, conclusion des heures dernières. Je suis en larmes mais heureux.
Valse hésitation à la sortie. Rentrer ? Poursuivre ? Où donc ? Hercules and love affair me tente bien, au Social Club, mais il y a aussi une Delahouse au Bataclan, avec Audion. Dans un premier temps, régénérer ses batteries dans un restau thaï surprenant, pas loin du nouveau Casino. Une biere et une soupe, je ne peux rien avaler de plus, mais ça devrait me permettre de tenir. On opte pour le Bataclan, en définitive…
Soirée Delahouse, donc. Arrivé trop tôt, attente et discussion avec un jeune dealer de flyers fan de noïse. Encore des décalages temporels dans mon discours. Tendance à confondre les mois et les années. On retrouve Amar, Alice et la bande minimale habituelle.
On entre et on attaque sec, vodka/pomme etc… Pas la foule donc la grande salle prend cet air un peu curieux, vide, un brin flippant. On commence avec DJ sneak, un ricain massif qui balance une house nerveuse et fracassée. Du Venitian Snares à paillettes disco ? Pas exactement mais à l’aide des éléments house, il arrive à bastonner et casse un peu les structure classiques. Du shred housy, plutôt. Mais ça marche bien. Je groove en costard, un mec m’accoste : « t’es homo ? », réponse à la con « Non, désolé ». « Ha ça tu peux l’être ! ».
Toujours pas la grande foule mais pas mal de têtes connues. Voici venir AUDION pour un set assez étrange, très sombre et introspectif, issu de son dernier disque BILLY SAY GO. La face obscure de la minimale avec quelques passages plus lumineux façon soleil espagnol et pas mal de nappes d’instruments à vent, complétement spectrales. Un petit côté Plastikman dans cette utilisation, macabre et orientale et de flûte. L’occasion pour moi de faire mon chill-out des jours précédents. Redescendre, brider la machine. Je me rends compte que je m’éloigne des autres danseurs/danseuses pour me poster en périphérie, juste sous la protection de l’angle mort des néons et stroboscopes. Et dans cet « entre deux », dans cette zone abandonnée, je pense soudainement à un bouquin, une histoire… La suite du Lit de Béton, mais la vraie suite, cette fois, pas ce texte d’une guerre parallèle. Ce texte se dessine entre mon périple berlinois, ces quelques jours de mai et le BILLY SAY GO d’AUDION/MATTHEW DEAR, minimale hantée, subtile, étouffante, hypnotique. Set qui se termine par quelques belles envolées de percus et certains répondent à Matthew en faisant les castagnettes.
PHIL WEEKS va clore la soirée en rallumant les lumières en grand et en relançant la house-machine comme pour chasser des araignées suiffeuses de AUDION dissimulées dans nos crânes et dans les lattes du parquet du Bataclan. Dernière danse avec les survivants hilares, les touristes géantes et les ultimes rôdeurs.
En sortie, passage traditionnel devant la porte du Grand Maître du Savoir, boulevard Voltaire, on hésite à sonner pour le réveiller mais il est encore bien tôt… La blaque attendra un autre jour.
Death is nothing to fear, my dear !
http://www.myspace.com/ladytron
http://ghostly.com/releases/billy-says-go
03 juin 2008
Clubbing 25/26/04 : an 2008
La Backstage 43 me tend les bras, en ce vendredi ! J’ai l’impression d’en avoir vu des dizaines mais, une fois de plus, l’affiche est alléchante et devrait me permettre de revoir la bande berlinoise du 88 Knaackstrasse. Je n’hésite donc pas trop longtemps.
Etrangement, pas trop envie de shooter façon cyber ce soir, retour à du mental plutôt que du visuel.
On commence par FANTOMETTE, dont j’ai toujours loupé les sets, honte sur moi. Je pensais me bouffer du Community Border au kilomètre mais c’est plus sec, minimal, housy tranchant et claquant. Pas mal pour un warm up. Inutile de résister plus longtemps à l’appel de la piste. Du coup je retrouve les berlinois dont certains avaient comme dernière vision de moi, la danse au Berghain.
Quelques verres et voici venir 2 BUDDIES. On repasse dans un univers plus « prog » et moins acéré, une sorte de versus qui se répond et se déroule lentement. Montées subtiles mais bizarrement, ça coince au milieu du live. A revoir, donc, notons ça dans un coin de ma mémoire sectorielle avant de revenir ingérer un Black Russian.
Vince le serveur, me reconnaît, d’ailleurs. « Tu changes de Club mais pas d’alcool ». Du néo_Kaz au Bato, toujours à vider de la liqueur de café/vodka.
On enchaîne avec HERVE AK pour un bon set bien solide et dansant. Pas grand monde ce soir, mais je me sens bien dans la cale du vieux transbordeur. Le principal est là, du bon son !
Vient ensuite la star en la personne de RYAN CROSSON aka BERG NIXON, un poulain de la fabuleuse écurie Minus.
Son set est pas mal, classique, sans trop de surprise, syndical. Entre basses deep, pulsations séches mais il n’y a pas la touche habituelle Minus, les expérimentations un peu limites qui repoussent un peu plus les notions de Minimale.
Brian Tuü reprend un peu la main, mais va s’effacer devant JOHN JATZBESKI, polonais ultra motivé qui va bien envoyer le bois ! Set d’after bien énervé, volontaire et bien charnu. Bouclage de la soirée plus tôt que prévu.
Discussions avec quelques berlinoises sur le ponton. Pas d’after pour ma part, tracer, dormir un peu et se retaper pour la soirée à venir.
Curieusement, j’ai « Papillon de Lumière » dans la tête
Sur les quais, en avance rapide, ce fantôme d’after. Une fontaine design, une silhouette urbaine et métallique.
Le lendemain, même motif, même punition, même endroit. Doublé au Batofar ce week-end, pour la soirée BLOC. Je ne comptais pas sortir ce soir, hébergeant mes parents, mais bon, ils m’ont donné l’autorisation de rentrer à « toutes les heures ».
Pas grand monde d’opérationnel ce soir, les afters du matin semblent avoir été fatales aux organismes.
On entame par un brin d’électro/dub façon la Hague, bien percussif, sec et parfait pour un lancement de soirée. Vince officie au bar, les Black Russians seront donc dosés à la perfection.
Changement radical de son et d’ambiance avec Andrea Parker, une ex de chez Mo-Wax qui va distiller une électro IDM assez classieux et casse-gueule. Le bras dans le plâtre, elle semble hésiter, tente des trucs, essaye des transitions de haute voltige. Plutôt étrange, absolument pas évident mais au final, bien trippé. Elle nous place un pur track psychotronique en milieu de set ! Les gens arrivent, doucement. Tous styles, crusties paramilitaires, goths, adeptes des soirées scandales et un trav déjà croisé en nuit électro.
Pas de temps mort, voici la star de la soirée, DJ STINGRAY, un black massif en cagoule qui perpétue la légende d’U.R, underground résistance, rien pour l’ego tout pour le son. On retrouve tous les éléments du son de Detroit mais complètement épuré, reconstruit, réinventé. Plus speed aussi. Du gros son, qui avoine, sans aucune pose, sans facilité. Pas très house au sens classique justement. Plutôt un développement techno du creuset de Detroit. Sans jamais montrer son visage, il attaque, bastonne puis disparaît, DJ puissant et anonyme. Bien parti, je me prend un coup de tête involontaire de la part d’une demoiselle en noir. Pour s’excuser, elle me chope la main et la pose sur sa poitrine. « Si possible, j’aimerais bien récupérer ma main ! ». Hop téléportation au bar pour recharger les batteries puis je reviens pour DJ 3000.
Surprise de la soirée, 2 heures 27 de house solaire prodigieuse, limite Panoramabar, sauf qu’au Bato, les volets ne s’ouvrent pas encore, de temps en temps. Rencontre avec deux clubbeuses également à bloc. DJ3000 balance des ambiances gitanes, house, dark en conservant une ligne très claire et évidente. Décollage vers les brumes intérieures et un final surprenant, à la fois new wave et totalement fracassé.
Les deux derniers DJ semblent mornes devant DJ3000, ils nous assènent un set warpien assez convenu d’où seul émerge un joli titre de Muziq. Mais je sens que ça décélère. Avant de sortit je croise un musicos, à la tête du label Minimal Syndical, qui prône le retour à une techno plus riche. Il m’a pris pour un journaliste, ou un producteur. Je lui assure que non.
Retour à la base, achat de quelques croissants pour réveiller la tribu et les ancêtres. Timing parfait.
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23 mai 2008
Clubbing 18/19/20 avril an 2008
Comme un gentleman… Clubbing 18/19/20 avril 2008 
Toujours cet écho berlinois dans les os. L’os de Mr G. accroché à la veste et cette soirée à connotation allemande, DIE NACHT. L’occasion également d’effectuer un retour au Batofar. Nouveau dédale, métro blanc et parcours de lumière. 
Tellement content à l’idée d’arpenter à nouveau le ponton écarlate que je dois patienter sur la terrasse, dissimulé entre les plantes. Stef et BB fidèles au poste, ainsi que Mr G ; venue supporter les DIP, instigateurs de la soirée. 
Pas grand monde pour les maîtres de cérémonie, malgré un bon rock/électro toujours au taquet. Exit la folie et les perruques mais une maîtrise de plus en plus appuyée. Sans doute l’effet du nouveau batteur !
Viennent ensuite Spanker Hippies. Je pige mal le concept, un clone d’Iggy Pop, la belle Juliette Dragon en égérie burlesque, des reprises mais ça tombe à côté, dans une cale vide.
L’arrivée de Lapin Machin ne va pas réellement mettre le feu à la nuit, impros babos, fumeuses, noyées dans l’électro et aucun bunnies ! Lègèrement déception tandis que nous retrouvons les Dead Sexy et partageons des souvenirs de virées berlinoises. Manu est toujours en mixe à la Scala. Il arrive sur le tard. Soirée éteinte comme un mégot mais malgré tout, Dead Sexy Inc vont balancer un show assez tendu, comme une surprise ultime, le dernier coup de pédale avant la fin. Un petit plaisir.
Au bar, l’incomparable Mr G., m’offre un talisman magique, sous voile de protection, à conserver et à regarder un jour de down. Mais de dark profond. La contrat étant de le refiler une fois l’effet passé. Ok, ça roule. Dés mon retour, je le dissimule dans une boite en fer, en attendant. Des histoires rampent entre nous, invisibles mais qui nous maintiennent. 
On enchaîne le lendemain au Rex pour une BASSCULTURE. J’arrive tôt, assez intéressé par Cassy, une demoiselle de Perlon et du PanoramaBar. Bon warm up, D’julz, sans doute, entre tech et minimal. Au rex, il y a de la Jaegermeister, le divin breuvage médicinal des afters allemandes. Allez hop ! Tournée générale, pour Nolwenn et Seb. Une blonde m’arrête ! C’est de la boisson pour clochard ! J’objecte avec véhémence ! La Jaeger ça doit soigner quelque chose ! C’est sûr. Retour sur la piste pour le live de TOBIAS de l’école Berghain/Ostgut lui aussi, Cologne, un peu le versant idm de la minimale, une musique dans la lignée des Boris and co, mais plus ambient et un peu moins housy. Voix blacks qui se perdent dans un écho de métal, boucles tournoyantes, arpèges de cristal, on est dans le sourd, l’alliage chair/béton.
Rencontre un brin tendue, mais correcte, avec de jeunes Bourguignons dans le couloir fumeur, captage avec Schün, puis on me met dehors ! Damned ! Rien capté. Méprise, sans doute. Je n’insiste pas. On me conseille de partir comme je suis rentré, en gentleman. Ok. Ça arrive de temps en temps, l’effet lunettes jaunes.
Clandestin dans la nuit, je vais poursuivre dans la série noire en me faisant aborder par un taxi clandestin. Le gars est tout équipé et se dit également vrai taxi, heures sup au black. On s’arrange sur le prix et j’opte pour un repli stratégique au Bato, puisque l’after est prévue là bas… Autant se mettre en position ! Je paye assez cher au final, mais bon, me voici à bon port.
La soirée qui se termine est une SPIN ! la dernière résidence de Phil Stumpf à qui je dois pas mal de soirées minimales/tech les années précédentes, au Triptyque notamment. Retour en territoire connu donc, dans une micro housse bien moelleuse, comme à la maison. Transition sans violence avec le son du Rex, retrouvailles avec quelques têtes connues des afters et autres. Bon groove ! 
Je retrouve la bande (ceux qui sont restés au Rex et ceux qui arrivent de la Sweetpeak pour l’after). Changement de son, de la tech un peu plus rapide. Trancy, un peu frelatée par moment mais efficace !

Woody mc bride, tarlouf x, jok-r et yan x, seront les DJ dans le désordre car je n’imprime plus grand-chose, mais je suis super bien calé dans le son stratosphérique ! Bonne dance, tiens la version tech de j’adoooore de Catherine ! Des mixes improbables et un Bato rempli à craquer jusqu’à midi ! Passage sur les quais, étranges photos de rigueur, échange de clopes, passage du feu. Fin un peu longue, certains s’écroulent, il faut les ramener vers les bus ou les taxis. Les canettes se réfugient sous la protection des marches de la Grande Bibliothèque. Et Nolwenn a perdu sa veste.
Un bain de Lazare quasi amniotique et j’émerge dans le dimanche.
Lundi, on enchaîne direct avec un sublime concert, en compagnie de Madame K. et d’une poignée de Punishers, dont Lynn SK et Madame Tco, RUBY THROAT au Café de la Danse. En chemin, je pense croiser Mélanie Fazi, l’excellente nouvelliste, déjà croisée, ici et là, aussi… a peine le temps de réagir qu’elle a déjà disparu. Nous sommes le 21 déjà… 
Assis, ça me change ! Un peu fatigué du week end, aussi. On commence par le groupe apéro SUGAR PLUM FAIRY. Dommage car, il y a du potentiel dans cette espèce de rencontre entre NIN et Divine Comedy mais la voix passe mal, les effets sont mal cadrés et les vidéos font office de cache-misère quand elles ne sont pas simplement ridicules. Mention spéciale à la femme lombric. Mais quelques compos surnagent, il y a quelques éclairs inspirés.
Ils partent, remplacés par un mur de briques rouges. Arrive un cow-boy avec sa gratte, quelques éléments de décor et la belle Katie Jane Garside, que je kiffe depuis Daisy Chainsaw, ancien groupe de malades grungies/pop de ma jeunesse. Ambiance à la lynch, voix soufflée, puis hurlante, paroles habitées, robe blanche élimée et raccommodée, serrées dans ses poings. 
Univers personnel, mythographique, rural, désertique, fou, chuchoté. La magnifique chanson « House of Thieves », « Salto Angel » bien trippé. Le gratteux n’est pas en reste et tient la voix de Katie avec des boucles, des samples, des accords rauques et discrets. Pas loin de certains albums post-country de chez Americain Recordings. Tandis que des chiens hurlent dans ce bout de désert lynchien, la musique monte soudainement, les lumières blanchissent, s’énervent. 
Passage tendu et ahurissant, digne d’Industrial Symphonies de l’ami David Lynch justement. Lumières blanches épileptiques pendant une montée de voix qui fait mal et se referme sur un corridor de granite écarlate.
Retour vers les garçons fantômes et les échos canins dans la ferme invisible. Les grillons, une Katie montée sur sa chaise, partie dans sa tête, avec des fées et des bidons rouillés, massacrant sa robe contre sa hanche. Vibrante. Pour les rappels, ils vont être obligés de piocher dans leur répertoire précédent. Aucun problème ! Toujours la même beauté sauvage, folie feutrée. Derniers jets de fleurs puis nous disparaissons.
Dès le lendemain, nous repartons dans les bras de la nuit, à la découverte d'un rade du 13 ème, « le Merle Moqueur » et sa série de rhums hallucinants, chocolats, vanille, coco. Belle ronde de saveurs. Bon endroit ça ! Musique variée et pas loin du Bato, en pente douce vers les quais printaniers.
http://www.myspace.com/tobiasfreund
http://www.myspace.com/katiejanegarsiderubythroat
16 mai 2008
Lèvres de poulet : 11/12/13 avril 2008
Le retour à la nuit parisienne est assez difficile après la virée en début de semaine dans les clubs berlinois. Reprise en douceur donc avec cette nouvelle soirée Kod.ex. Ça devrait faire un bon sas de décompression. Modérément motivé, j’arrive au peu en retard et de fait, rate le premier live.
Vient ensuite DETRITUS que j’ai beaucoup aimé sur disque. Il nous livre une version plus percutante de son IDM planante et classieuse. Look de métalleux, accroché à sa bière et une belle balade électro/sonique dans ses nappes urbaines et lointaines. Les derniers titres sont particulièrement géniaux avec l’injection de sons d’orgues farfisa. De l’électro indus, tarantinesque, rigolo, dansant.
Je croise énormément de têtes connues, micro monde de la sombritude, pas loin de la moitié de la salle. Mais malgré ce côté familial et l’espace rassurant du Klub, je me sens un peu « out ». Un double-jack histoire de recoller au réel puis voilà MONO NO AWARE. Là encore, une ancienne étoile de l’indus rythmique. Le monsieur, sorte de Titeuf torse poil, bien engagé et enragé sur ses machines entame par un indus à la limite du breakcore. Vif mais pas convainquant pour ma part.
La seconde moitié du set me parle plus puisqu’il va balancer ses vieux hits. Le final, très indus, old-school, résonances sourdes de sous-marin, basses profondes et hargne sonique, me ravit.
A noter une très bonne transition, en haut de sa majesté Rougne 8, EBM, électro. Du mal à entrer dans l’ambiance, tout de même. Je croise Mr G., la plus belle, avec son éventail. Elle m’offre un os rigolo et mystérieux, on me prend pour Costes, ce qui est plutôt flatteur, puis pour Michou, ce qui l’est beaucoup moins. J’erre de salle en salle, sortie clopes, discussions diverses. Le set de Kyronn me ramène sur la piste pendant quelques instants. Je file un stock de clopes à quelques djeunes en fluo, une dernière bise à un goth tout torché puis retour assez tôt en Doramobile. Nuit tranquille.
On enchaîne le lendemain avec dans la ligne de mire, une Scandale mettant en vedette le duo déchaîné de Cobra Killer. La nouvelle tombe peu avant le décollage, l’une des Cobra killeuses est enceinte… Damned ! Modification des plans, trajet erratique dans Paris et la CB qui s’assèche. Parfum de Lose.
Soirée Gigolo Record au Social Club, ou Italo Disco avec Chicken Lips au Nouveau Casino. Je compte mes pièces, mendie auprès de différentes interfaces argent/machine, en vain. J’opte pour l’économie et fonce rue Oberkampf.
On commence avec Hardrock Striker, le résident pour une mise en jambe plutôt agréable, assez ronde et funky. Je vais tester le bocal fumeur à l’étage et me cogne contre la vitre, classique ! J’ai encore Berlin dans le sang et j’en discute avec une paire de demoiselles puis avec un jeune à chapeau.
STEVE KOTEY connu aussi sous le nom de Chicken Lips attaque fort, électro/funk/house. Vraiment une touche perso qui nous amène dans le strass et les étoiles. Les basses ronflent, émaillées de petits bruits électros et de voix soul. Un belle chaleur magnétique se déploie autour de mon vieux corps.
Un Black Russian, plus de liquide ! Holy Gosh ! Je dégaine la CB et passe dans le camp de l’ami Jack Daniels. Double dose pendant l’étonnant set de Loud E. Le bougre désosse le funk, le disco et comme les grands du genre, en distille l’essence. Passage de guitares funkoïdes démentes. Caliente sur le dancefloor ! Une grande brune me frôle. Space disco, house dépouillée, magnifique.
Pour le final, Versus et reprise du résident. Je suis à bloc et dessine une after, quelque part, peut être au pays de Réda… Solo ? Ou pas ? Rencontre avec des funky girls, dont Fabienne, très sympa. Passage au vestiaire, la brune se présente, Barbara, également très sympa. Un peu cassé, sortir dans le petit matin. Je ne capte plus grand-chose, en vérité.
Bon allez ! After ! Je rencarde Fabienne en chemin et je rallie le Starlight après une dernière prière envers le dieu monnaie/machine. Miracle de l’after, les billets apparaissent entre mes doigts fébriles. Le dieu dans la puce !
Une petite foule d’habitués et d’acharnés, dont l’oreille étoilée et la natte serpentine. Dyed Soudorom et Jedsa aux platines, nickel ! De la bonne house entre néons et obscurité grisâtre. Discussion sur les marches enfumées avec Armand et le physio du Bato. Un univers clos mais qui bouge encore. Passage en spirale.
Je ressors assez tôt, bien ! Par contre, je me perds et échoue par un étrange hasard dans le quartier de Lucio Mad, ce pote mort. Un froid qui se développe, soudain face à ce panthéon spontané.
Je reviens chez moi, dernière vision. Ça ressemble un peu au Berghain, en fait. Je vis là, en oblique, derrière un dédale de portes et de couloirs.
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Attention, deux photos de vrais photographes ont été dissimulées dans cette chronique, saurez-vous les retrouver ? (une de Mr Stef et une de Mr Bosniak)
05 mai 2008
LE PROTOCOLE BERGHAIN : 04-05-06/04/2008
Le Protocole Berghain / les dossiers Berlinois 04/04/2008 
Le départ se fait un peu à l’arrache, qui vient ? Qui ne vient plus, galère de papiers, comptage dans les apparts. Au final, départ avec Stef et au prix fort. Mais comme on dit, no pain, no gain. Recontre avec Patrice et Françoise compagnons de route et de logement. Voyage morne et arrivée en fin de journée chez Alexia, notre logeuse. Nous sommes dans le cœur de Kreuzberg, vieux quartier turc mais mélangé. Thomas, un résident, patron de label nous pilote un peu sur les plans à venir. 
Tourisme minimal et crépusculaire sous des ponts ultra costauds, le Reichstag et les espaces vides, les bâtisses à fleur de fleuve, histoire d’apercevoir des bouts de la ville entre deux virées nocturnes.
Alexia et Thomas vont nous servir de guides, ce soir, soirée plus roots que le parcours balisé mais tentant des grands clubs berlinois. On commence par une soirée « anniversaire » au Viewort, un bar cosy doté d’une cave assez rudimentaire dans laquelle un DJ passe de la minimale/house. Un peu tassé, je me serré par des ados dont las paroles me sont incompréhensible. Traduction en anglais. L’effet lunettes, toujours… Retour au rez de chaussée, planté au comptoir, intro vodka-pomme puis du Jack pur pour bien lancer la soirée, tandis qu’on passe en boucle le « New York Mix Odyssey » de Armand Van Helden. Certains titres restent marrants.
Sortie du bar et course rapide en « Kurtschreck », petit déplacement plafonné. Bonne idée ça, tient. Plus de petites courses, plus de tacots dispos. Dans les rues, tout le monde se balade bouteille à la main, clodos ou midinettes, gothiques ou bourgeoises. Aux abords du « Kit Kat Klub » nous sommes pistés par des fetish girls, en mode « teuf ». 
Signature à l’entrée pour devenir « membres du club ». Le club est assez grand, entre le club social un peu babos et la boîte de strip. Je m’y sens directement à mon aise. La musique est une techno un peu dub, assez sympa. Public bien mélangé, mecs corpulents en corsets, beautés fliquettes et fétish. Assez familial. On retrouve les Dead Sexy au bar, je tente le coca/sky. Avec du Jack ! Et bien dosé, on ne se refuse rien ! 
C’est déjà le live et c’est très éruptif, ça part en rèche, du rock électro rapeux et solidement composé. Je suis également parti, assez haut, dans un motif complexe, la trame mouvante d’un gosse qui au final se contorsionne pour éviter la cassure finale. La quête interne continue. D’autres gens arrivent, fetish ou pas, tranquilles, adorables. Passage d’une grande blonde au carré en blanc et argent, gogos improvisées sur une piste. 
Passage vers les toilettes où il y a une seconde salle, Manu des Dead Sexy mixe dans le pissoir, du DAF, du Cindy Lauper, Girls just want to have fun. Le titre Eisbar semble ne pas passer auprès de certains par contre. Le son est un peu trop pourrave au bout d’un moment et je retourne sur la piste principale pour assister au set d’une DJette en porte-jarretelles qui mixe dans le paradoxal. Une version « le Louxor », techno/EBM follement excellente ! du Daho ! Le tout mélangé avec du Villalobos. On me fait goûter la Jagermeister, liqueur à 39°, avec un étrange goût de plante. C’est sûr ça doit soigner quelque chose un alcool pareil. Mais on y prend vite goût, en fait. En fin de soirée, on a même le droit à de la vodka sur de la glace à la fraise, la grande classe ! 
Fin de soirée, dernières danses, quelques personnes se font fouetter aux toilettes, astiquage contre la déforestation et célébrations buccales des stars. Mais dans une ambiance relax, presque bonne enfant. Pas une once de cœrcition. On s’apprête à rentrer mais on annonce une after au Viewort, le rade dont nous venons. A Berlin, les bars s’arrêtent un peu quand ils veulent. Une portion de paradis pour bretons, ça ! Retour pour une fin de soirée amicale, danse dans la cave et je pars bientôt à la recherche de clopes dans une station service, au bout de la rue. Je suis servi par une beauté improbable, madone des afters. Retour au bar et discussion terminale en terrasse avec une demoiselle dotée de belles mitaines rayées. Salutations et retour en kurtshreck vers notre base provisoire.
Certains matins, le Coca est salutaire.
05/04
Une petite before dans un autre appart avec le reste de la troupe. Vodka, Minimale et crocodiles en gelée.
Le tram est bondé, nous recherchons un restau. Un joli graillon nous tend les bras mais l’odeur indisposant certains membres de la bande, nous atterrissons au Mirchi, un restau indien bling-bling, rempli de bouddha qui clignotent. C’est l’anniversaire de Lorenzo ! Partage des plats restants, bon mais un peu plombant avant de partir pour le pays des clubs. On commence par le Watergate. Un club de deux étages qui donne sur le fleuve, la Spree, coincé entre un vieil immeuble et un tronçon de métro aérien doté de contreforts médiévaux. 
Comme ça filtre les touristes, on se disperse et on évite de parler trop fort en français ou anglais. On passe tranquille après une bonne heure d’attente. Rebelote au vestiaire mais bien content d’y être arrivé ! Le premier étage, un peu lounge est plongé dans le gris et diffuse de la minimale très classique. 
On va monter voir le fameux étage et écouter M.A.N.D.Y. C’est blindé de touristes déjà bien bourrés. Difficile de s’infiltrer pour profiter du son. Une blonde perox, anglaise, trippe sur mes lunettes et enfile les siennes : tu vois, on est pareils ! Puis elle m’exhorte à étirer mon smiley. J’ai du mal à me faire à l’ambiance, impossible de danser sans se prendre des coups de coude. Un clone de Béatrice Dalle bien énervée vient me caresser le bras, hu ? Je vais vite me replier vers le bar, une conso, une clope, ha ? Verboten ? Ok, no problem, je profite pour redescendre et retrouve Stef assis à côté d’une grande blonde qui ressemble à la demoiselle entrevue hier au Kit Kat. 
Bon, je vais aller danser un brin dans la lumière du jour naissant. Je me sens un peu mieux, là, au raz de la Spree dans cette lueur opalescente pendant qu’une hardrockeuse en slim me file des coups de cheveux. Au vestiaire, le mystère ma taraude trop et je vais demander à la grande blonde, si par hasard, elle ne se trouvait pas au Kit Kat, hier. Ouiiii, elle rougit, dit que c’est la honte. Trouve les français messy, voire dirty, dent cassée et New-rock. Look total goth pour nuit minimale au Watergate. Son prénom Asnastasia.
Nous enchaînons au Berghain, pas elle, elle dit la fatigue, ce n’est pas raisonnable, tout ça… La sagesse dans le petit matin face à une fresque murale assez « Clive Barker » dans l’âme.
Un voyage en taxi pour arriver dans une friche industrielle, boue, pluie et enfin, les trois étages du Berghain ce club mythique qui…
Bon, la review existe mais ne sera pas diffusée car comme on dit là bas « ce qui se passe au Berghain, reste au Berghain ». Le Protocole Berghain. Elle sera peut être recyclée dans une fiction, ou envoyée à celles et ceux qui en feront la demande, avec message de motivation ! Une review secrète, dans un corridor mental d’histoires…
… Dernier titre, Go ! De Moby, qui sonne comme une injonction, descente en nappes sonores, quitter le lieu, lumière de fin de dimanche. Il doit être 19 heures. La boue est squameuse, le crépuscule saumoné et le taxi rapace, venu plumer deux survivors… 
Dur de trouver le sommeil, l’esprit est encore torsadé par des sonorités étranges, pulsations minimales ou grincements nerveux et rassemble souvenirs et sensations dans une furieuse computation à la lisière d’une crise de mentisme.













































