Mort d’un rade gothique DSC03700

Avril 2010, la date est funèbre puisque elle sonne le glas du Katabar, bar goth ouvert il y a 11 ans et scènes d’innombrables befores, soirées électro/dark/indus, apéros clic’n’cuts. J’ai dû faire l’ouverture, je fais la fermeture.

Apéro chargé à la base, blanc + Jäger puis je file au Kata. J’y retrouve Tco, Dora et une certaine Claire, copine de la sœur d’Amar. Peut être déjà croisée au Bataclan. L’ambiance est assez hot ! Les filles dansent sur le bar, telles des coyotes girls obscures tandis que d’antiques métalleux à moustache secouent la tête. DSC03702

Niveau son, c’est une sorte de déclinaison des New Wave Day, synth wave, pop rock, mixée par Emma Tome qui finit par monter à son tour sur le comptoir. Ambiance curieuse de fin de règne. Les murs pourraient se dissoudre et nous emporter dans une brèche déliquescente. Ferdi se fait jeter du rade… C’est vrai qu’à deux dans les toilettes, ça n’est pas très discret. Pour du poppers, en plus ! DSC03704

Je gagne un demi à la tombola, dernier clin d’œil du lieu et j’enquille les verres. Sylvain a de grosses galère de son et j’amorce mon repli vers le Bato. Voyage en taxi comme un prince urbain de retour d’un enterrement.

Soirée rock éléctro avec « Le Catcheur et la Pute ». Le groupe envoie du bois sec ! De belles buches rock/electro dans les gencives. L’ambiance est électrique, les gens sont au taquet dont un jeune tout particulièrement qui se fait jeter et tente de revenir sur le pont par un cordage. L’amour du risque. On revient dans le son avec du RATM et quelques classiques brûlants. DSC03716

Je teste la vodka/châtaigne (un délice) ainsi que le rhum « 3 rivières », pas mal mais ça tasse. Quelques rencontres aux grés des verres, cigarettes et briquets. Un cuistot mélomane, un couple de la réunion. Clopes contre bises véloces. Je finis en miettes mentales tandis qu’une blonde m’offre un petit verre d’alcool de menthe. Danse terminale et fraîche. DSC03723

Retour la semaine d’avant. Les chroniques ne sont plus linéaires. OPEN HOUSE en plein Bois de Boulogne. Dès mon arrivée dans le secteur un trav me taxe une clope et me relooke façon bogoss. La traversée m’amène ensuite vers une rue sombre squattée par des groupes de russes qui picolent. J’arrive à la Chesnay du Roy, sorte de grande résidence faite pour les grands évènements privatifs. Le son est plus que correct, sur deux niveaux. Une salle centrale House/électro et un étage plus rap/hipster avec du Surkin/Justice et son lot de graphistes barbus. J’y croise aussi une russe bien furieuse ainsi qu’un jeune gangster en repérage porno. DSC03690

Finalement, je vais rester en bas ! SUPERPITCHER joue assez tôt. Son set est très bon. Un peu syndical sans doute. 2 heures de tech/minimale qualité allemande. La public est celui des WHIM, les fans de Tiboz and co + quelques rajouts branchés. DOP prend la suite et fait un live plus couillu/gonflé avec des titres jazz dubb totalement trippés. Aussi étonnants que kiffants. Le voyage dans les sphères poisseuses de la Jäger nous amène bien haut… DSC03696

Avance rapide la semaine d’après avec une virée concert à la Machine (anciennement la Loco). On y annonce VENITIAN SNARES / Dj Wet / Hundreds of hands. Mais Venitian, le coquina, ne va pas venir. J’hésite à me faire rembourser mais Bruno m’informe que Hundreds c’est très bien. On y fonce donc ! En effet ; le duo est plutôt bon dans le registre new/wave électro. Un peu Client / Adult avec un chanteuse qui tient la route. Mais la soirée se termine tôt, l’ambiance après le live est morne.

Pas la peine de s’attarder.

Nous ne pouvons même pas nous terminer au Kata.

Seul le Palmier, cette brasserie immortelle, se tient encore à l’angle de la place.